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 Lundi 8 Février 2010 : Textes de la messe de ce jour

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sophie208
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Date d'inscription: 09/10/2008

MessageSujet: Lundi 8 Février 2010 : Textes de la messe de ce jour   Lun 8 Fév - 7:25


Férie



1ère lecture : Salomon fait la dédicace du Temple qu'il a construit
1 R 8, 1-7.9-13

Salomon rassembla auprès de lui à Jérusalem les anciens d'Israël et tous les chefs des tribus, les chefs de famille des fils d'Israël, pour aller chercher l'arche de l'Alliance du Seigneur dans la cité de David, c'est-à-dire à Sion. Tous les hommes d'Israël se rassemblèrent auprès du roi Salomon au septième mois, durant la fête des Tentes.
Quand tous les anciens d'Israël furent arrivés, les prêtres se chargèrent de l'arche. Ils emportèrent l'arche du Seigneur et la tente de la Rencontre avec tous les objets sacrés qui s'y trouvaient ; ce sont les prêtres et les lévites qui les transportèrent.
Le roi Salomon, et avec lui toute la communauté d'Israël qu'il avait convoquée, offrit en sacrifice devant l'Arche des moutons et des boeufs : il y en avait tant qu'on ne pouvait les compter. Puis les prêtres transportèrent l'Arche à sa place, dans le sanctuaire qu'on appelle le Saint des saints ; ils la déposèrent sous les ailes des Kéroubim. Ceux-ci étendaient leurs ailes au-dessus de l'emplacement de l'Arche : ils abritaient l'Arche avec ses barres. Dans l'Arche, il n'y avait rien, sinon les deux tables de la Loi que Moïse y avait placées, quand le Seigneur avait conclu alliance avec les fils d'Israël au mont Horeb, à leur sortie d'Égypte.
Quand les prêtres sortirent du sanctuaire, la nuée remplit le temple du Seigneur, et, à cause d'elle, les prêtres furent obligés d'interrompre le service divin : la gloire du Seigneur remplissait le Temple ! Alors Salomon s'écria : « Le Seigneur a décidé d'habiter la nuée obscure. Et maintenant, je t'ai construit, Seigneur, une demeure divine, un lieu où tu résideras éternellement. »


Psaume : Lève-toi, Seigneur : viens vers ta demeure !
Ps 131 (132)

Souviens-toi Seigneur, de David,
de sa promesse au Puissant de Jacob :
«J'interdirai tout sommeil à mes yeux
avant d'avoir trouvé un lieu pour le Seigneur.»

Entrons dans la demeure de Dieu,
prosternons-nous aux pieds de son trône.
Monte, Seigneur, vers le lieu de ton repos,
toi, et l'arche de ta force !

Que tes prêtres soient vêtus de justice,
que tes fidèles crient de joie !
Pour l'amour de David, ton serviteur,
ne repousse pas la face de ton messie.


Evangile : Les foules accourent vers le Sauveur
Mc 6, 53-56

Jésus et ses disciples, ayant traversé le lac, abordèrent à Génésareth et accostèrent. Ils sortirent de la barque, et aussitôt les gens reconnurent Jésus : ils parcoururent toute la région, et se mirent à transporter les malades sur des brancards là où l'on apprenait sa présence. Et dans tous les endroits où il était, dans les villages, les villes ou les champs, on déposait les infirmes sur les places. Ils le suppliaient de leur laisser toucher ne serait-ce que la frange de son manteau. Et tous ceux qui la touchèrent étaient sauvés.


Homélie

Les quelques versets qui nous sont proposés dans la liturgie de ce jour constituent un nouveau « sommaire », résumant l’activité thaumaturgique de Notre-Seigneur et ouvrant sur une autre section de l’évangile. Jésus aborde à Génésareth ; se prêtant à la demande la foule, Notre-Seigneur « parcourt toute la région », rencontrant partout le même accueil : « dans les villages, les villes ou les champs », bref : dans « tous les endroits », on lui présente les malades et les infirmes afin qu’il « leur laisse toucher ne serait ce que la frange de son manteau ». Le fait de vouloir entrer en contact avec le vêtement de Jésus exprime une foi naissante, sans doute encore mêlée de superstition, mais qui suffit pour que la grâce divine, rayonnant de l’humanité de Notre-Seigneur, puisse agir efficacement en ceux et celles qui le supplient. Saint Marc précise en effet : « et tous ceux qui la touchèrent étaient sauvés ».


Le récit suggère que la pression de la foule est constante, ne laissant guère de répit au Maître. On a l’impression que sortant de la barque, Jésus s’enfonce dans la pâte humaine, jusqu’à s’y immerger totalement, c'est-à-dire jusqu’à s’identifier à cette foule de malheureux qui se presse contre lui. La médiation du corps - auquel le vêtement peut être identifié - semble bien constituer le cœur de ce sommaire. C’est dans le mystère de l’incarnation du Verbe que Dieu se révèle. Le corps divin du Christ est, au cœur de notre monde, l’épiphanie de la seconde Personne de la Trinité. « Le Verbe s’est fait chair et il a habité parmi nous » (Jn 1, 14) pour que nous puissions l’entendre, le voir, le toucher (cf. 1 Jn 1, 1-4) ; que par lui nous puissions connaître Dieu, le contempler, participer à sa vie. Le corps de Notre-Seigneur Jésus-Christ est le sacrement - le signe efficace - du salut qui nous est offert de la part de Dieu ; le couffin de la grâce qui se déversera à profusion lorsque la lance transpercera son cœur, mais qui commence déjà à se communiquer à ceux qui le touchent avec foi, espérance et amour.


L’insistance de l’évangéliste suggère que cette grâce est inépuisable : Notre-Seigneur se laisse saisir par ces mains tendues ; il se laisse « manger » par le peuple affamé. Ce sommaire, qui fait suite au récit de la multiplication des pains, ne préfigure-t-il pas la manière dont Notre-Seigneur va se livrer dans le Pain Eucharistique ? C’est dans le sacrement de son Corps et de son Sang que nous aussi nous pouvons « le supplier de nous laisser toucher ne serait-ce que la frange de son manteau ». Comment n’accueillerait-il pas notre demande, lui qui nous dit : « Prenez, ceci est mon corps » (Mc 14, 22) ? Nul doute que « tous ceux qui le reçoivent dans la foi sont sauvés ».

« Père saint, daigne envoyer sur nous ton Esprit, que nous puissions discerner la présence de ton Fils Jésus-Christ dans le Pain et le Vin consacrés ; nous pourrons alors nous approcher de lui pour le "toucher" avec la même confiance et simplicité de cœur, que ces hommes et ces femmes qu’il guérissait sur les routes de Galilée. »

Père Joseph-Marie


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Ô Marie, conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous, et attirez sur nous l'Esprit-Saint, avec la surabondance de ses dons, pour nous rendre parfaits chrétiens, témoins et apôtres de Jésus-Christ.
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Lundi 8 Février 2010 : Textes de la messe de ce jour

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