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Nombre de messages: 2936 Age: 43 Date d'inscription: 09/10/2008
 | Sujet: Saint Jean de Kenty Prêtre, Saint Servule Infirme et Mendiant, commentaire du jour "Il parlait et il bénissait Dieu" Jeu 23 Déc - 13:40 | |
| SAINT JEAN de KENTY Prêtre (1390-1473)
Saint Jean de Kenty naquit en Pologne, et dut aux soins que prirent ses vieux parents de lui donner une bonne éducation l'avantage précieux de passer sa vie dans l'innocence. Ses études terminées, il fut professeur à l'université de Cracovie pendant plusieurs années, et, tout en enseignant la science, il profitait de toutes les occasions d'inspirer la piété à ses élèves par ses exemples, et par ses discours.
Ordonné prêtre, il montra un zèle de plus en plus ardent pour sa perfection et pour la gloire de Dieu ; il était profondément affligé de voir Dieu si peu connu et si mal servi par un grand nombre de chrétiens.
Il avait une très grande dévotion à Jésus crucifié, et l'on raconte qu'un crucifix, devant lequel il priait souvent, lui parla plusieurs fois. Ayant quitté le professorat pour une cure, il se donna tout entier au bien de son troupeau. Rien ne lui paraissait trop pénible pour le salut des âmes ; il joignait à la prédication la prière assidue et la mortification pour les pécheurs. Père de ses paroissiens, il dépensait toutes ses ressources au service des pauvres ; il donna parfois jusqu'à ses habits et à ses chaussures.
Un matin qu'il se rendait à l'église, Jean rencontre un mendiant couché sur la neige, grelottant de froid ; le bon pasteur se dépouille de son manteau, le conduit au presbytère pour le soigner et le combler de ses bontés. Peu après, la Sainte Vierge lui apparut et lui rendit le manteau.
Épouvanté par les responsabilités du ministère paroissial, le saint curé obtint de son évêque de redevenir professeur ; il se signala de plus en plus, dans ces fonctions, par sa mortification et sa piété, et renonça pour le reste de sa vie à l'usage de la viande. Un jour qu'il était vivement tenté d'en manger, il en fit rôtir un morceau, le plaça tout brûlant sur ses mains, et dit : « Ô chair, tu aimes la chair, jouis-en à ton aise. » Il fut délivré sur le coup de cette tentation pour toujours.
Dans un pèlerinage à Rome, il fut dévalisé par des brigands : « Avez-vous encore autre chose ? lui dirent-ils. - Non » répondit Jean. Ils le laissèrent partir ; mais, se souvenant bientôt qu'il avait quelques pièces d'or cousues en son vêtement, il courut après eux pour les leur offrir. Confus, ils lui rendirent tout ce qu'ils lui avaient pris. Jean de Kenty fut illustre par ses miracles : il est un des principaux Patrons de la Pologne.
SAINT SERVULE Infirme et Mendiant († 590)
 Saint Servule fut un parfait modèle de soumission à la volonté divine ; il serait difficile d'en présenter un plus consolant aux personnes affligées par la pauvreté, les maladies et les autres misères de la vie. C'est saint Grégoire le Grand qui nous raconte son édifiante histoire.
"Nous avons vu, dit-il, sous le portique qui mène à l'église Saint-Clément, un pauvre homme nommé Servule, que tout le monde à Rome a connu comme nous. Il était privé de tous les biens de ce monde ; une longue maladie l'avait réduit à un état pitoyable : depuis sa jeunesse, il était paralysé de tous ses membres. Non seulement il ne pouvait se tenir debout, mais il était incapable de se soulever de son lit ; il ne pouvait ni s'asseoir, ni se tourner d'un côté ou d'un autre, ni porter la main à sa bouche.
"Cet infortuné, instruit des mystères de la religion, méditait sans cesse sur les souffrances du Sauveur ; aussi ne se plaignait-il jamais. Il était environné des soins de sa mère et de son frère. Ni la mère, ni les enfants n'avaient jamais fait aucune étude ; cependant le paralytique s'était fait acheter des livres pieux, en particulier les Psaumes et les saints Évangiles, et il demandait aux religieux qui venaient le visiter de lui en faire des lectures. Il apprit ainsi ces livres par cœur ; il passait les jours et une partie des nuits à les chanter, à les réciter, à les méditer, et sans cesse il remerciait le Seigneur de l'avoir pris pour une victime associée aux douleurs et aux souffrances de Jésus-Christ.
"Beaucoup d'aumônes affluaient à la cabane du paralytique, en sorte qu'il se trouvait véritablement riche en sa pauvreté ; après avoir prélevé ce qui était nécessaire à sa subsistance et à celle de sa mère, il donnait tout le reste aux indigents, qui se rassemblaient souvent près de lui pour s'édifier de sa parole et de ses vertus. Son lit de douleur était une chaire de prédication d'où il convertissait les âmes. Quand le temps fixé par Dieu pour récompenser sa patience et mettre un terme à sa douloureuse vie fut arrivé, Servule sentit la paralysie attaquer les parties vitales de son corps, et il se prépara à la mort.
"Au dernier moment, il pria les assistants de réciter les psaumes avec lui. Tout à coup il poussa un grand cri : "Ah! n'entendez-vous pas cette mélodie, qui résonne dans le ciel ! " A ce moment son âme s'échappa de son corps, lequel répandit, jusqu'à sa sépulture, une odeur merveilleuse. "
Commentaire du jour
Liturgie byzantine Lucernaire des Grandes Vêpres de la fête de la Nativité de Jean Baptiste (trad. Chevetogne)
« Il parlait et il bénissait Dieu »
Par sa naissance, saint Jean mit fin au silence de Zacharie : désormais ne pouvait plus se taire celui qui engendra la Voix criant dans le désert (Mt 3,3) et annonçant d'avance la venue du Christ. Mais comme l'incrédulité à son sujet avait enchaîné la langue du père tout d'abord, sa manifestation lui redonne la liberté ; ainsi fut annoncée, puis enfantée la Voix du Verbe, le Précurseur de la Clarté, qui intercède pour nos âmes.
En ce jour la Voix du Verbe délie la voix paternelle enchaînée par son manque de foi ; de l'Église elle manifeste la fécondité, faisant cesser la maternelle stérilité. Devant la lumière s'avance le chandelier, du Soleil de justice voici le reflet (Ml 3,20), le rayon qui annonce sa venue pour l'universelle restauration et le salut de nos âmes.
Voici que s'avance, d'un sein stérile, le Messager du Verbe divin qui lui-même devait naître d'un sein virginal, de tous les fils de femme le plus grand (Mt 11,11), le Prophète qui n'a pas d'égal ; car les choses divines ont besoin d'un début merveilleux, que ce soit la fécondité d'un âge avancé (Lc 1,7) ou que sans semence s'opère la conception. Dieu qui fais des merveilles pour notre salut, gloire à toi...
Apôtre universel, objet de l'annonce de Gabriel (Lc 1,36), rejeton de la Stérile et plus beau fleuron du désert, ami intime de l'Époux (Jn 3,29), prophète digne d'acclamation, prie le Christ de prendre nos âmes en pitié.
Evangile au Quotidien Evangelizo.org 2001-2010
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