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 | Sujet: Saint Pierre Canisius Docteur de l'Eglise, commentaire du jour "Le Puissant fit pour moi des merveilles" Mar 21 Déc - 17:12 | |
| Saint Pierre Canisius Docteur de l'Eglise (1521-1597)

Vie de Saint Pierre Canisius
Saint Pierre Canisius est issu d'une famille de Nimègue, située dans les Pays-Bas actuels. Pierre est l'aîné ; il est né le jour où Luther est mis au ban de l'empire et le mois même où saint Ignace est blessé au siège de la citadelle de Pampelune (blessure qui vaudra à saint Ignace de longues semaines d'immobilisation et de souffrances, mises à profit pour lire des vies de saints et prendre la décision de les imiter).
Saint Pierre Canisius étudie à Cologne (Allemagne) la philosophie, et c'est alors qu'il mûrit la décision de devenir prêtre ; il oriente ses études de théologie vers l'Ecriture Sainte et les Pères de l'Eglise.
Saint Pierre Canisius rencontra Pierre Favre, le premier compagnon d'Ignace de Loyola, qui, chargé d'une mission papale, séjournait à Mayence. Au printemps 1543, Saint Pierre Canisius fit sous la direction de Pierre Favre, les exercices spirituels de Saint Ignace durant trente jours ; puis il décida d'entrer dans la compagnie et scella son choix par un vœu. En 1546, il fut ordonné prêtre.
Saint Pierre Canisius quitta bientôt Cologne pour l'Italie. Il fut envoyé au concile de Trente comme théologien de l'évêque d'Augsbourg. Après l'ajournement du concile, Ignace l'appela à Rome et lui fit accomplir son noviciat sous sa propre direction. Au printemps 1548, Saint Pierre Canisius fut envoyé avec un groupe de dix jésuites sous la direction de Jérôme Nadal pour fonder à Messine le premier collège jésuite ; Pierre y enseigna le latin.
Mais bientôt, sur l'ordre du pape Paul III, il fut envoyé en 1549 avec Claude Jay et Alonso Salmeron en Bavière. C'est de cette base que pendant trente ans, Saint Pierre Canisius va déployer dans l'empire son activité et ses talents en faveur de l'Eglise alors menacée par sa propre décadence et par la puissante poussée de la réforme protestante.
Quatre points essentiels marquent l'action de Saint Pierre Canisius :
1°/ D'abord la lutte contre l'ignorance religieuse et contre la dépravation morale qui en était la conséquence.
En d'innombrables prédications, souvent préparées de nuit (plus de 12.000 pages in-4° de sermons manuscrits sont conservés), Saint Pierre Canisius exposait la doctrine de l'Eglise et amenait ses auditeurs à vivre chrétiennement.
Pour la réforme du clergé, Saint Pierre Canisius employait surtout les exercices ignatiens. Plus étendue encore et plus durable, son action s'exerça par l'imprimé, principalement par les trois Catéchismes et les divers livres de prières qu'il écrivit.
2°/ Le second point capital concernait l'éducation et la formation du clergé
Saint Pierre Canisius commença par la réforme de l'université d'Ingolstadt, dont le pape lui avait fait l'immédiate obligation ; puis il travailla à la réforme de l'université de Vienne tombée dans un état de langueur désespérant, mais appréciant de manière réaliste la situation, il porta sur le domaine de l'éducation le principal de ses efforts en érigeant des collèges. Ceux-ci devaient former une nouvelle génération chrétienne pour servir dans l'Eglise et dans le monde.
Les commencements furent laborieux. Cependant à la mort de Saint Pierre Canisius on comptait dans l'Empire 100 fondations dont beaucoup étaient directement ou indirectement son œuvre.
3°/ Le troisième point était la situation interne des jésuites
Saint Pierre Canisius fut le maître d'œuvre spirituel et l'organisateur de la Compagnie de Jésus dans l'Empire.
Lorsqu'en 1556, Ignace érigea deux provinces allemandes de l'ordre, il nomme Saint Pierre Canisius au gouvernement de la Germania Superior qui, jusqu'en 1563, engloba aussi l'Autriche.
Pendant plus de treize ans, outre le reste de son travail, Saint Pierre Canisius eut à diriger et à superviser le nombre toujours croissant des compagnons, leurs communautés et leurs travaux apostoliques.
4°/ Le quatrième point consistait à conseiller évêques et princes dans les questions touchant la réforme de l'Eglise et ses conséquences pour l'Etat.
C'est ainsi que Saint Pierre Canisius eut à intervenir six fois comme théologien des légats pontificaux ou du roi, aux assemblées d'Empire. Sur mandat du pape et pour ses propres supérieurs, Saint Pierre Canisius rédigea toute une série de mémorandums concernant la réforme de l'Eglise.
Durant l'hiver 1565-1566, par commission papale, Saint Pierre Canisius eut à remettre et à commenter les décrets du concile de Trente aux évêques et aux princes catholiques de l'Empire.
De son temps, Saint Pierre Canisius a été le plus puissant agent de la réforme intérieure de l'Eglise catholique dans l'Empire. Il a fortement contribué à contenir les progrès et la pression de la réforme protestante et à ramener à l'Eglise des régions perdues, surtout dans l'Allemagne méridionale et en Autriche. Extrêmement ferme sur ses positions, Saint Pierre Canisius était, en face des protestants, tout disposé aux attitudes iréniques, et celles-ci se manifestaient aussi dans ses jugements.
Il passa ses dernières années (1580-1597) à Fribourg, en Suisse où il avait été envoyé pour fonder un collège.
Autant que le permettait ses forces usées par une activité de trente ans, Saint Pierre Canisius continua son action à Fribourg pour réformer l'Eglise et affermir la foi. Il y mourut le 21 décembre 1597.
Saint Pierre Canisius fut béatifié en 1864 et déclaré docteur de l'Eglise en 1925.
Commentaire du jour Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus (1873-1897), carmélite, docteur de l'Église Poésie « Pourquoi je t'aime, ô Marie », strophes 4-7 (OC, Cerf DDB 1992, p. 751)
« Le Puissant fit pour moi des merveilles » (Lc 1,49)
Oh ! Je t'aime, Marie, te disant la servante Du Dieu que tu ravis par ton humilité (Lc 1,38) Cette vertu cachée te rend toute-puissante Elle attire en ton cœur la Sainte Trinité Alors l'Esprit d'Amour te couvrant de son ombre (Lc 1,35) Le Fils égal au Père en toi s'est incarné De ses frères pécheurs bien grand sera le nombre Puisqu'on doit l'appeler : Jésus, ton premier-né ! (Lc 2,7)
O Mère bien-aimée, malgré ma petitesse Comme toi je possède en moi le Tout-Puissant Mais je ne tremble pas en voyant ma faiblesse : Le trésor de la mère appartient à l'enfant Et je suis ton enfant, ô ma Mère chérie. Tes vertus, ton amour, ne sont-ils pas à moi ? Aussi lorsqu'en mon cœur descend la blanche hostie Jésus, ton Doux Agneau, croit reposer en toi !
Tu me le fais sentir, ce n'est pas impossible De marcher sur tes pas, ô Reine des élus. L'étroit chemin du Ciel, tu l'as rendu visible En pratiquant toujours les plus humbles vertus. Auprès de toi, Marie, j'aime à rester petite, Des grandeurs d'ici-bas je vois la vanité, Chez sainte Élisabeth, recevant ta visite, J'apprends à pratiquer l'ardente charité.
Là j'écoute ravie, douce Reine des anges, Le cantique sacré qui jaillit de ton cœur (Lc 1,46s) Tu m'apprends à chanter les divines louanges A me glorifier en Jésus mon Sauveur. Tes paroles d'amour sont de mystiques roses Qui doivent embaumer les siècles à venir. En toi le Tout-Puissant a fait de grandes choses Je veux les méditer, afin de l'en bénir.
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