sophie208 Assidu

Nombre de messages: 2936 Age: 43 Date d'inscription: 09/10/2008
 | Sujet: Sainte Olympiade, commentaire du jour "Marie, de laquelle fut engendré Jésus" Ven 17 Déc - 6:33 | |
| SAINTE OLYMPIADE Veuve († v. 408)
 Sainte Olympiade ou Olympie, la gloire des veuves de l'Église d'Orient, naquit à Constantinople, de parents très illustres, dont la mort prématurée la laissa de bonne heure à la tête d'une fortune considérable. Élevée au milieu des plus saints exemples, elle était, à dix-huit ans, le modèle des vertus chrétiennes. C'est à cette époque qu'elle fut mariée à Nébridius, jeune homme digne d'une telle épouse. Ils se promirent l'un à l'autre une continence parfaite ; mais après vingt mois seulement de cette union angélique, Nébridius alla recevoir au ciel la récompense de ses vertus. A l'empereur, qui voulait l'engager dans un nouveau mariage : "Si Dieu, dit-elle, m'eût destinée à vivre dans le mariage, il ne m'aurait pas enlevé mon premier époux. L'événement qui a brisé mes liens me montre la voie que la Providence m'a tracée. "
Depuis la mort de son époux, Olympiade avait rendu sa vie plus austère. Ses jeûnes devinrent rigoureux et continuels ; elle se fit une loi de ne jamais manger de viande. Elle affranchit tous ses esclaves, qui voulurent continuer néanmoins à la servir; elle administrait sa fortune en qualité d'économe des pauvres.
Olympiade méritait assurément d'être mise au nombre des diaconesses de Constantinople. Les diaconesses étaient appelées à aider les prêtres dans l'administration des sacrements et les œuvres de charité ; elles étaient chargées d'instruire les catéchumènes et de préparer le linge qui servait à l'autel ; en prenant le voile, elles faisaient vœu de chasteté perpétuelle. Il y avait déjà seize ans qu'Olympiade remplissait ces fonctions, quand saint Jean Chrysostome fut élevé sur le siège de Constantinople.
La sainte veuve n'avait pas manqué d'épreuves jusqu'à ce moment ; des maladies cruelles, de noires calomnies, lui avaient fait verser des larmes continuelles. Sous le nouveau patriarche elle allait faire un pas de plus dans le sacrifice et dans la sainteté. Saint Jean Chrysostome sut utiliser pour le bien les qualités et la fortune de l'illustre diaconesse. C'est par elle qu'il éleva un hôpital pour les malades et un hospice pour les vieillards et les orphelins. Quand le patriarche partit pour l'exil où il devait mourir, Olympiade reçut une de ses dernières bénédictions. Elle fut entretenue dans ses œuvres par les lettres du pontife, et acheva en exil une vie toute de charité, de patience et de prière.
Commentaire du jour
Concile Vatican II Constitution dogmatique sur l'Eglise, « Lumen Gentium », § 55
« Marie, de laquelle fut engendré Jésus »
Les saintes Ecritures de l'Ancien et du Nouveau Testament, ainsi que la sainte Tradition, montrent avec une clarté grandissante le rôle de la Mère du Sauveur dans l'histoire du salut et nous la mettent, pour ainsi dire, sous les yeux. Les livres de l'Ancien Testament décrivent l'histoire du salut, où la venue du Christ dans le monde s'est préparée lentement. Ces documents des premiers âges, selon l'intelligence qu'en a l'Eglise à la lumière de la révélation parfaite qui devait suivre, mettent peu à peu en une lumière toujours plus claire la figure d'une femme : la Mère du Rédempteur. C'est elle qu'on devine déjà présentée prophétiquement sous cette lumière dans la promesse de la victoire sur le serpent qui est faite à nos premiers parents tombés dans le péché (Gn 3,15). Pareillement, c'est elle la Vierge qui concevra et mettra au monde un Fils dont le nom sera Emmanuel (Is 7,14; Mi 5,2). Elle est au premier rang de ces humbles et de ces pauvres du Seigneur qui attendent le salut avec confiance et reçoivent de lui le salut. Et enfin, avec elle, fille sublime de Sion, après la longue attente de la promesse, les temps s'accomplissent et une nouvelle dispensation s'instaure lorsque le Fils de Dieu prend d'elle la nature humaine pour libérer l'homme du péché par les mystères de sa chair.
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