sophie208 Assidu

Nombre de messages: 2936 Age: 43 Date d'inscription: 09/10/2008
 | Sujet: Saint Eloi Evêque, Bienheureux Frère Charles de Jésus (Charles de Foucauld), commentaire du jour "Qu'ainsi ton Eglise se rassemble des extrémités...." Mer 1 Déc - 9:20 | |
| SAINT ÉLOI Évêque de Noyon (590-659) Saint Éloi naquit à Chaptelat, à deux lieux de Limoges. Dès son enfance, il se montra si habile aux travaux manuels, que son père le plaça comme apprenti chez le maître de la Monnaie de Limoges. Ses premières œuvres révélèrent son talent précoce, et, au bout de quelques années, Éloi n'avait pas de rival dans l'art de travailler les métaux. Ses sentiments religieux et ses vertus le rendirent plus recommandable encore que ses talents ; on ne se lassait pas d'admirer sa franchise, sa prudence, sa douceur, sa charité.
Le roi Clotaire II, ayant entendu parler de lui, le fit venir à la cour, lui commanda un trône d'or orné de pierreries, et à cet effet lui donna une quantité d'or. Le travail fini, Éloi se présenta devant le roi et lui montra le trône. Clotaire s'extasiait devant ce chef-d'œuvre ; mais quelle ne fut pas sa stupéfaction, quand Éloi fit apporter un autre trône aussi beau que le premier, fait aussi avec l'or qu'il avait reçu ! Sur-le-champ, Éloi fut nommé grand argentier du royaume, et le roi le garda près de lui.
Jusque là, notre saint avait aimé le luxe ; touché d'une grâce de choix, il se détacha des vanités du monde et vécut au milieu des richesses comme un pauvre de Jésus-Christ. Son plaisir était de faire de belles châsses pour les reliques des saints. Mais surtout il aimait les pauvres. On ne saurait se figurer tous les trésors qui passèrent par ses mains dans le sein des indigents. Aussi, quand des étrangers demandaient à le voir, on leur répondait : « Allez en telle rue, et arrêtez-vous à la maison où vous verrez une foule de mendiants : c'est là sa demeure ! » Éloi lavait les pieds des pauvres, les servait de ses propres mains, ne prenait que la dernière place et ne mangeait que leurs restes. Quand Éloi n'avait plus d'argent, il donnait ses meubles et jusqu'à sa ceinture, son manteau, ses souliers.
L'amitié d'Éloi avec le roi Dagobert, successeur de Clotaire II, est devenue légendaire. Un jour Éloi vint lui dire : « Mon prince, je viens vous demander une grâce ; donnez-moi la terre de Solignac, afin que je fasse une échelle par laquelle, vous et moi, nous méritions de monter au Ciel. » Le roi y consentit volontiers ; le saint y bâtit un monastère. Jamais il ne se fit moine ; mais il aimait à visiter les moines et à vivre, de temps en temps, quelques jours avec eux, pour s'édifier de leur régularité.
Éloi se vit obligé d'accepter l'évêché de Noyon. Sa vie épiscopale fut la continuation de ses bonnes œuvres.
BIENHEUREUX FRÈRE CHARLES DE JÉSUS (Charles de Foucauld) Prêtre (1858-1916) 
Charles de Foucauld (Frère Charles de Jésus) naît en France, à Strasbourg, le 15 septembre 1858. Orphelin à six ans, il est élevé, avec sa sœur Marie, par son grand-père dont il suit la carrière militaire. Adolescent, il s'éloigne de la foi. Connu pour son goût de la vie facile, il révèle cependant une volonté forte et constante dans les difficultés. Il entreprend une périlleuse exploration au Maroc (1883-1884). Le témoignage de la foi des musulmans réveille en lui la question de Dieu : « Mon Dieu, si vous existez, faites que je vous connaisse ». De retour en France, touché par l'accueil affectueux et discret de sa famille profondément chrétienne, il se met en recherche. Guidé par un prêtre, l'abbé Huvelin, il retrouve Dieu en octobre 1886. Il a 28 ans. « Aussitôt que je crus qu'il y avait un Dieu, je compris que je ne pouvais faire autrement que de ne vivre que pour lui ». Un pèlerinage en Terre Sainte lui révèle sa vocation : suivre Jésus dans sa vie de Nazareth. Il passe sept ans à la Trappe, d'abord à Notre-Dame des Neiges, puis à Akbès, en Syrie. Il vit ensuite seul dans la prière et l'adoration près des Clarisses de Nazareth. Ordonné prêtre à 43 ans (1901), il part au Sahara, d'abord à Béni-Abbès, puis à Tamanrasset parmi les Touaregs du Hoggar. Il veut rejoindre ceux qui sont le plus loin, « les plus délaissés, les plus abandonnés ». Il voudrait que chacun de ceux qui l'approchent le considère comme un frère, « le frère universel ». Il veut « crier l'Évangile par toute sa vie » dans un grand respect de la culture et de la foi de ceux au milieu desquels il vit. « Je voudrais être assez bon pour qu'on dise : Si tel est le serviteur, comment donc est le Maître ? ». Le soir du 1er décembre 1916, il est tué par une bande qui avait encerclé sa maison. Il a toujours rêvé de partager sa vocation avec d'autres : après avoir écrit plusieurs règles religieuses, il a pensé que cette « vie de Nazareth » pouvait être vécue partout et par tous. Aujourd'hui la « famille spirituelle de Charles de Foucauld » comprend plusieurs associations de fidèles, des communautés religieuses et des instituts séculiers de laïcs ou de prêtres.
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Mon Dieu, je m'abandonne à toi...
Mon Dieu, je m'abondonne à toi. Fais de moi ce qu'il te plaira. Quoi que tu fasses de moi, je te remercie. Je suis prêt à tout, j'accepte tout, pourvu que ta volonté soit faite, en moi, en toutes tes créatures ; je ne désire rien d'autre, mon Dieu.
Je remets mon âme entre tes mains ; je te la donne, mon Dieu, avec tout l'amour de mon coeur, parce que je t'aime et que ce m'est un besoin d'amour de me donner, de me remettre entre tes mains, sans mesure, avec une infinie confiance, car tu es mon Père. Amen !
Frère Charles
Commentaire du jour
La Didachè (entre 60-120), catéchèse judéo-chretienne §9-10
« Qu'ainsi ton Église se rassemble des extrémités de la terre dans ton royaume »
Au sujet de l'eucharistie, rendez grâces en ces termes. D'abord sur la coupe : « Nous te rendons grâces, notre Père, pour la sainte vigne de David, ton serviteur. Tu nous l'as révélée par Jésus, ton serviteur. Gloire à toi dans les siècles. Amen ! » Puis, sur le pain rompu : « Nous te rendons grâces, ô notre Père, pour la vie et la connaissance, que tu nous as accordées par Jésus ton serviteur. Gloire à toi dans les siècles ! Comme ce pain rompu, d'abord disséminé sur les collines, a été recueilli pour ne faire qu'un, qu'ainsi ton Église se rassemble des extrémités de la terre dans ton royaume. A toi gloire et puissance dans les siècles. Amen ! » Que nul ne mange et boive de votre eucharistie, qui ne soit baptisé au nom du Seigneur...
Après vous être rassasiés, rendez grâces ainsi : « Nous te rendons grâces, Père saint, pour ton saint nom que tu as fait habiter en nos cœurs, pour la connaissance, la foi et l'immortalité que tu nous as accordées par Jésus ton serviteur. Gloire à toi dans les siècles. Amen ! C'est toi, Maître tout-puissant, qui as créé l'univers, à la gloire de ton nom. Tu as donné aux hommes les délices de la nourriture et de la boisson, pour qu'ils te rendent grâces. Mais nous, tu nous as gratifiés d'une nourriture et d'un breuvage spirituels, et de la vie éternelle, par Jésus ton serviteur ».
Evangile au Quotidien Evangelizo.org 2001-2010
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