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 Saint Jean Berchmans Jésuite, Bienheureux Jacques Alberione Prêtre, commentaire du jour "Le ciel et la terre passeront, mes paroles ne passeront pas"

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sophie208
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MessageSujet: Saint Jean Berchmans Jésuite, Bienheureux Jacques Alberione Prêtre, commentaire du jour "Le ciel et la terre passeront, mes paroles ne passeront pas"   Ven 26 Nov - 12:34



SAINT JEAN BERCHMANS
Jésuite
(1599-1621)




Ce jeune Saint, patron des novices, naquit à Diest le 13 mars 1599, dans le diocèse de Brabant, en Belgique. C'est au sanctuaire de Notre-Dame de Montaigu qu'il fit vœu de chasteté perpétuelle.

À l'âge de seize ans, une charité anonyme lui permit d'entrer au collège des Jésuites de Malines. En lisant les écrits du bienheureux Pierre Canisius et la vie de saint Louis de Gonzague mort vingt-cinq ans auparavant, Jean Berchmans se sentit attiré vers la Compagnie de Jésus. Il obtint difficilement le consentement de son père.

Entré au noviciat de Malines, Jean s'y distingua par sa fidélité à observer la Règle et par une singulière amabilité de caractère. Dans le procès de sa canonisation, les témoins ont déclaré ne jamais l'avoir vu enfreindre une seule de ses Règles. « Plutôt mourir, disait-il, que de transgresser la moindre Règle. »

Son exercice le plus cher était de faire le catéchisme aux petits enfants pauvres. À son édifiante piété, il alliait une gaîté qui charmait tous ceux qui avaient quelques rapports avec lui. Celui qui avait écrit : « Si je ne deviens pas un saint maintenant que je suis jeune, je ne le serai jamais », poursuivit son idéal de sainteté en vivant chaque journée dans un total abandon à Dieu.

Sa confiance en Marie était sans limite. « Mon frère, confia-t-il un jour à un religieux, dès que j'ai songé à m'avancer dans la perfection, j'ai posé pour fondement de mon édifice, l'amour de la Reine du Ciel... »

Devenu veuf, son père entra dans les Ordres et fut ordonné prêtre ; vers le même temps, saint Jean Berchmans prononça les vœux traditionnels d'obéissance, pauvreté et chasteté.

Ses supérieurs l'envoyèrent à Rome à pied, en compagnie d'un confrère, pour y compléter ses études. Arrivé au collège romain, le saint religieux occupa la chambre de saint Louis de Gonzague. Berchmans imita ses vertus tout en se montrant moins austère et plus gracieux.

C'est à Rome que sonna son départ pour le ciel, à l'âge de vingt-deux ans et cinq mois. « C'est une mort toute divine, mes remèdes n'y peuvent rien », affirmait le médecin impuissant. Saint Jean Berchmans reçut les derniers sacrements avec une indescriptible ferveur. Avant de quitter la terre, le Saint eut à subir une dernière épreuve : le démon l'assaillit à deux reprises à l'article de la mort. Le pieux moribond serra son crucifix dans ses mains défaillantes, son chapelet et son livre des Règles : « Voici mes armes, dit-il, avec ces trois trésors, je me présenterai joyeusement devant Dieu. » Il renouvela ses vœux de religion et recouvra la paix. Prononçant les noms bénis de Jésus et de Marie, saint Jean Berchmans s'endormit paisiblement dans le Seigneur. Le vendredi 13 août 1621, la cloche du collège romain annonçait son départ pour les demeures éternelles.

Léon XIII l'a canonisé le 15 janvier 1888.


Bienheureux Jacques Alberione
Prêtre
(1884-1971)




Le Père Jacques Alberione, fondateur de la Famille Paulinienne, aura été l'un des plus créatifs apôtres du XXè siècle. Il est né à San Lorenzo di Fossano (Cuneo) le 4 avril 1884. (...) Il est le quatrième enfant d'une fratrie de six. Il ressent assez tôt l'appel de Dieu : « Je me ferai prêtre » répond-il à sa maîtresse qui lui demande ce qu'il veut faire plus tard.

La famille s'est transférée dans le diocèse d'Alba. Le curé, don Montersino, aide le jeune adolescent à prendre conscience et à répondre à l'appel de Dieu. À seize ans, Jacques est admis au Séminaire de Alba et y fera vite la rencontre avec celui qui sera son père, son guide, son ami et son conseiller pendant quarante-six ans : le chanoine Francesco Chiesa.

Vers la fin de l'Année Sainte 1900, Jacques fait l'expérience la plus décisive de son existence. La nuit du 31 décembre 1900 qui séparait les deux siècles ; il reste en prière pendant quatre heures devant le Très Saint Sacrement et une « lumière particulière » lui vient de l'Hostie et à partir de ce moment-là il se sent « profondément obligé de faire quelque chose pour le Seigneur et pour les hommes du nouveau siècle » : « obligé à servir l'Église » avec les moyens nouveaux offerts par l'intelligence humaine.

L'itinéraire du jeune Alberione se poursuit intensément pendant les années d'étude de la philosophie et de la théologie. Le 29 juin 1907 il est ordonné prêtre. Il connaîtra ensuite une brève mais décisive expérience pastorale à Narzole (Cuneo) en tant que Vice-curé. Il rencontre un jeune appelé Giuseppe Giaccardo, qui deviendra pour lui ce que Timothée signifia pour l'Apôtre Paul.

Au Séminaire d'Alba, il assume aussi les fonctions de directeur spirituel des séminaristes, et enseigne différentes matières. Il se prête pour la prédication, la catéchèse et les conférences dans les paroisses du diocèse. (...)

Il comprend que le Seigneur est en train de le guider vers une nouvelle mission : prêcher l'Évangile à tous les peuples, selon l'Esprit de l'Apôtre Paul, utilisant les moyens modernes de la communication. Ces orientations sont consignées dans deux de ses livres : Appunti di teologia pastorale (1912) e La donna associata allo zelo sacerdotale (1911-1915).

Une telle mission, pour avoir charisme et continuité, doit être assumée par des personnes consacrées, puisque « les œuvres de Dieu se font avec les hommes de Dieu ». C'est ainsi que, le 20 août 1914, au moment où, à Rome, mourait le Pape Pie X, à Alba le Père Alberione donnait le coup d'envoi à la « Famille Paulinienne » avec la fondation de la Société Saint Paul. Les débuts sont très pauvres, selon la pédagogie divine : « partir toujours de la crèche ».

Pour son œuvre, le Père Alberione s'inspire du modèle de la famille humaine. Une famille composée de frères et de sœurs. La première femme qui suit le Père Alberione est une jeune fille d'une vingtaine d'années : Teresa Merlo. Avec son appui, le Père Alberione fonde la congrégation des Filles de Saint Paul (1915). Peu à peu, la « Famille » se développe, les vocations masculines et féminines augmentent, l'apostolat se définit et prend forme.

En 1918 (décembre) un premier groupe des « filles » est détaché pour aller à Susa. Mais en 1923, le Père Alberione tombe gravement malade et les avis des médecins ne laissent aucun espoir. Le Fondateur reprend miraculeusement le chemin : « Saint Paul m'a guéri », racontera-t-il ultérieurement. C'est à partir de cette période que l'on trouvera, dans toutes les chapelles pauliniennes, les phrases que par rêve ou révélation le Maître Divin adressa au Fondateur : « Ne craignez pas - Je suis avec vous - D'ici je veux éclairer - Vivez dans la conversion continuelle ».

L'année suivante (1924) naît la deuxième congrégation féminine: les Sœurs Disciples du Divin Maître, pour l'apostolat eucharistique, sacerdotal et liturgique.(...)

Sur le plan apostolique, le Père Alberione encourage l'impression d'éditions populaires des Livres sacrés et s'oriente vers les formes les plus rapides pour faire parvenir le message du Christ aux lointains: les journaux. (...) Il s'implique directement pour la construction du grand temple en l'honneur de Saint Paul, à Alba.

En 1926 naît la première maison filiale à Rome, suivie au cours des années successives par tant d'autres fondations en Italie et par le monde. Au mois d'octobre 1938, le Père Alberione fonda la troisième congrégation féminine : les Sœurs de Jésus Bon Pasteur ou « Pastourelles », destinées à l'apostolat pastoral direct et collaboratrices des Pasteurs.

Pendant la seconde guerre mondiale, le Fondateur accueille progressivement la lumière de Dieu, dans un climat d'adoration et de contemplation. (...) L'empressement du Fondateur est toujours le même: faire comprendre à tous que « la première tâche dans la Famille Paulinienne sera la sainteté de la vie, la deuxième la sainteté de la doctrine ».

Au total dix institutions (y compris les Coopérateurs Pauliniens) unies entre elles par le même idéal de sainteté et d'apostolat: l'avènement du Christ « Voie, Vérité et Vie » dans le monde, à travers les instruments de la communication sociale.

Entre les années 1962 et 1965, le Père Alberione est protagoniste silencieux mais attentif du Concile Vatican II, participant chaque jour à ses sessions. (...)

Il vécut quatre-vingt-sept ans. Il meurt le 26 novembre 1971. Ses derniers moments ont été réconfortés par la visite et la bénédiction du Pape Paul VI, un pape qui n'a jamais caché son admiration et sa vénération envers le Père Alberione.(...)

Le 25 juin 1996, le Pape Jean Paul II signa le décret reconnaissant les vertus héroïques du futur bienheureux.

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Commentaire du jour


Origène (v. 185-253), prêtre et théologien
Homélies sur la Genèse, n°12, 5 (trad. SC 7, p. 307 rev.)

« Le ciel et la terre passeront, mes paroles ne passeront pas »

« Bois l'eau de tes sources et de tes puits, et que ta source soit bien à toi » (Pr 5,15.17). Essaie, toi qui m'écoutes, d'avoir un puits à toi et une source à toi ; de la sorte, quand tu prendras le livre des Écritures, tu arriveras à découvrir toi aussi, de ton propre chef, quelque interprétation. Oui, d'après ce que tu as appris dans l'Église, essaie de boire, toi aussi, à la source de ton esprit. A l'intérieur de toi-même, il y a...« l'eau vive » (Jn 4,10) ; il y a les canaux intarissables et les fleuves gonflés du sens spirituel de l'Écriture, pourvu qu'ils ne soient pas obstrués par la terre et les déblais. Dans ce cas, ce qu'il faut faire, c'est de creuser et de nettoyer, c'est-à-dire de chasser la paresse de l'esprit et de secouer la torpeur du cœur...

Purifie donc ton esprit pour qu'un jour tu boives à tes sources et puises l'eau vive à tes puits. Car si tu as reçu en toi la parole de Dieu, si tu as reçu de Jésus l'eau vive, et si tu l'as reçue avec foi, elle deviendra en toi « source d'eau jaillissant pour la vie éternelle » (Jn 4,14).

Evangile au Quotidien
Evangelizo.org 2001-2010

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