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 Saint Stanislas Kostka Novice jésuite, Sainte Livia Pietrantoni Vierge, de la Congrégation des Soeurs de la Charité de Saint Giovanna Antida Thouret

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sophie208
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MessageSujet: Saint Stanislas Kostka Novice jésuite, Sainte Livia Pietrantoni Vierge, de la Congrégation des Soeurs de la Charité de Saint Giovanna Antida Thouret   Sam 13 Nov - 8:45



SAINT STANISLAS KOSTKA
Novice jésuite
(1550-1568)




Parmi les admirables saints qui ont mérité de servir de patrons à la jeunesse chrétienne, saint Stanislas Kostka occupe une place de choix. Il naquit d'une famille très illustre de Pologne, dont il devint, par sa sainteté, la principale gloire.

Son enfance se distingua par une extraordinaire piété, et sa modestie était si remarquable, qu'une seule parole malséante suffisait pour le faire s'évanouir. Son plaisir était d'être vêtu simplement et de s'entretenir avec les pauvres. Il fit ses études à Vienne, avec son frère, Paul, au collège des Jésuites, mais en qualité d'externe. Sa vertu ne fit que s'accroître, malgré les exemples et les persécutions de son frère. À mille épreuves de chaque instant, il joignait encore des mortifications volontaires et se donnait de fortes disciplines ; deux oraisons journalières ne lui suffisant pas, il se levait la nuit, pour élever son âme vers Dieu. Le démon furieux vint l'assaillir dans son lit, où il gisait, malade, et se jeta sur lui sous la forme d'un horrible chien lumière ; mais l'enfant le chassa honteusement par le signe de la Croix.

Par l'assistance de sainte Barbe, qu'il avait invoquée, il reçut la visite de deux anges, qui lui apportèrent la Sainte Communion. Quelques jours après, la Sainte Vierge lui apparut tenant l'Enfant Jésus dans ses bras ; Stanislas put caresser le Sauveur et obtint de Lui l'assurance qu'il entrerait dans la Compagnie de Jésus. Après sa guérison, il s'habilla en pèlerin et se dirigea vers Augsbourg. En route, il échappa miraculeusement aux poursuites de son frère et reçut la communion des mains d'un ange. D'Augsbourg, l'obéissance le conduisit à Rome.

Saint François de Borgia reçut avec joie un pareil trésor ; mais la joie de Stanislas fut plus profonde encore, et il en versa un torrent de larmes. Hélas ! Cette fleur allait bientôt être cueillie pour le Ciel ; dix mois devaient suffire pour le porter à une rare perfection. Son humilité était si admirable, qu'il se regardait comme un grand pécheur et le dernier de ses frères. L'amour de Dieu consumait son cœur au point qu'il fallait, avec des linges mouillés, en tempérer les ardeurs. Cet ange incomparable de vertu s'éteignit presque sans maladie, assisté par sa Mère céleste, un jour de l'Assomption.


Sainte Agostina Livia Pietrantoni
Vierge, de la Congrégation des Sœurs de la Charité de
Santa Giovanna Antida Thouret
(1864-1894)



Une terre... une famille

« Il y avait une fois et il y a encore, avec un nouveau visage, un village nommé Pozzaglia, dans les collines de la Sabine... et il y avait une maison bénie, nid rempli de voix enfantines, parmi lesquelles, celle d'Olivia, appelée ensuite Livia, qui prendra en religion le nom d'Agostina... ».

La vie très brève de Sœur Agostina qui a inspiré à Paul VI, le Pape de sa béatification, des accents d'une poésie extraordinaire pour en retracer le cours, commence et se déroule : « simple, limpide, pure, aimante... mais à la fin, douloureuse et tragique... ou mieux symbolique ».

27 mars 1864. C'est dans le petit village de Pozzaglia Sabina, à 800 mètres d'altitude, dans la belle zone géographique qui s'étend entre Riéti, Orvinio, Tivoli, que Livia est née et qu'elle est baptisée. Deuxième de onze enfants ! Ses parents, Francesco Pietrantoni et Caterina Costantini, petits agriculteurs, travaillent leur terre et quelques compléments en location. Dans la maison bénie où « tous étaient attentifs à faire le bien et où l'on priait souvent », l'enfance et la jeunesse de Livia s'imprègnent des valeurs de la famille honnête, laborieuse et religieuse, marquées surtout par la sagesse de l'oncle Domenico, un véritable patriarche.

À quatre ans, Livia reçoit le sacrement de la Confirmation et vers 1876, elle fait sa première communion, avec une conscience certainement extraordinaire, si l'on en juge par la vie de prière, de générosité, de donation qui a suivi. Très tôt, dans la grande famille, où tous semblent avoir droit à son temps et à son aide, elle apprend de sa Maman Caterina les attentions et les gestes maternels qu'elle exprime avec douceur à l'égard de ses nombreux petits frères. Elle travaille dans les champs et prend soin des bêtes. Elle ne connaît donc guère les jeux, ni l'école qu'elle fréquente de façon irrégulière, mais dont elle réussit pourtant à tirer un profit extraordinaire, au point de mériter de ses compagnes le titre de « professeur ».

Travail et ... fierté

À sept ans, avec d'autres enfants, elle commence à « travailler », transportant par milliers des sacs de cailloux et de sable pour la construction de la route qui va d'Orvinio à Poggio Moiano. À douze ans, elle part avec d'autres jeunes « saisonnières » qui se rendent à Tivoli, durant les mois d'hiver, pour la récolte des olives. Précocement sage, Livia assume la responsabilité morale et religieuse de ses jeunes compagnes, les soutient dans ce rude travail, loin de la famille et tient tête avec fierté et courage aux « chefs », arrogants et sans scrupules.

Vocation et détachement

Livia est une jeune fille qui plaît par sa sagesse, son sens de l'autre, sa générosité, sa beauté... et plusieurs jeunes, au village, ont les yeux sur elle. Leurs regards d'admiration ne passent pas inaperçus de Maman Caterina qui songe à bien placer sa fille. Mais qu'en pense Livia ? Quel secret garde-t-elle ? Pourquoi ne choisit-elle pas ? Pourquoi ne se décide-t-elle pas ? "Rendue audacieuse par la voix qui lui parle intérieurement, celle de sa vocation, elle se rend : c'est le Christ qui sera son Amour, le Christ, son Époux. Sa recherche s'oriente vers une vie de sacrifice. À qui, en famille ou au village, veut la détourner de sa décision la définissant comme une fuite du travail, Livia répond : « Je veux choisir une congrégation où il y a du travail pour le jour et pour la nuit » et tous sont sûrs de l'authenticité de ces paroles. Un premier voyage à Rome, en compagnie de l'Oncle Fra' Matteo, se termine par une désillusion cuisante : on refuse de l'accepter. Quelques mois plus tard, pourtant, la Supérieure générale des Sœurs de la Charité, lui fait savoir qu'elle l'attend à la Maison Générale. Livia comprend que cette fois l'adieu est pour toujours. Avec émotion, elle salue les habitants du village, tous les coins de son pays, ses lieux de prières, la paroisse, la Vierge de la Rifolta ; elle embrasse ses parents ; elle reçoit à genoux, la bénédiction de l'oncle Domenico, « baise la porte de sa maison, y trace un signe de croix et s'en va en courant ».

Formation et service

23 mars 1886. Livia a vingt-deux ans quand elle arrive à Rome, Via S. Maria In Cosmedin. Quelques mois de postulat et de noviciat suffisent à prouver que la jeune fille a l'étoffe d'une Sœur de la Charité, c'est-à-dire d'une « servante des pauvres », selon la tradition de St Vincent de Paul et de Ste Jeanne-Antide. Livia, en effet, apporte au couvent, un potentiel humain hérité de sa famille particulièrement solide qui offre toute garantie. Quand elle prend l'habit religieux et qu'on lui donne le nom de Sœur Agostina, elle a le pressentiment que c'est à elle que reviendra de devenir la sainte portant ce nom : Elle ne connaît pas en effet de Ste Agostina !

Envoyée à l'hôpital du Saint-Esprit, que sept cents ans de glorieuse histoire ont fait définir comme « l'école de la charité chrétienne », dans le sillage des saints qui l'ont précédée parmi lesquels Charles Borromée, Joseph Casalance, Jean Bosco, Camille de Lellis... Sr Agostina offre sa contribution personnelle et, dans ce lieu de souffrances, elle exprime la charité jusqu'à l'héroïsme.

Silence, prière et bonté

L'ambiance de l'hôpital est hostile à la religion. La question romaine empoisonne les esprits. Les Pères Capucins sont chassés, on interdit le Crucifix et tout autre signe religieux. On voudrait bien aussi éloigner les sœurs, mais on craint l'impopularité : on leur rend la vie « impossible » et on leur défend de parler de Dieu ; mais Sr Agostina n'a pas besoin de sa bouche pour « crier Dieu » et aucun bâillon ne peut interdire à sa vie d'annoncer l'Évangile ! D'abord dans le service des enfants, puis dans celui des tuberculeux, règne du désespoir et de la mort, où elle attrape la contagion mortelle dont elle guérit par miracle, elle montre un dévouement total et une attention extraordinaire à chaque malade, surtout aux plus difficiles, violents et obscènes, comme Romanelli.

En secret, dans un petit coin caché, elle a trouvé une place à la Vierge Marie, pour qu'elle demeure à l'hôpital ; elle lui recommande ses malades et lui promet des veilles plus nombreuses, de plus grands sacrifices, pour obtenir la grâce de la conversion des plus obstinés. Que de fois ne lui a-t-elle pas présenté Joseph Romanelli ? C'est le pire de tous, le plus vulgaire et le plus insolent surtout envers Sœur Agostina qui multiplie les attentions, à son égard et, avec grande bonté, accueille sa maman aveugle quand elle vient lui rendre visite. De lui on peut tout attendre, tous en ont assez. Quand, après une énième bravade aux dépends des femmes qui travaillent à la buanderie, le Directeur le chasse de l'hôpital, sa rage cherche une cible et la pauvre Agostina est la victime désignée. « ...Je te tuerai de mes mains ! », « Sœur Agostina, tu n'as plus qu'un mois à vivre » sont les menaces qu'il lui fait envoyer à plusieurs reprises par des billets.

Romanelli ne plaisante pas, en effet, et Sœur Agostina, non plus. Elle ne met pas de limites à sa générosité pour le Seigneur. Elle est prête à payer de sa propre vie le prix de l'amour, sans fuir, sans accuser. Quand Romanelli la surprend et la frappe sans qu'elle puisse échapper, ce 13 novembre 1894, de ses lèvres ne sortent que les invocations à la Vierge et les paroles du pardon.

Elle fut béatifiée le 12 Novembre 1972 par Paul VI et canonisée le 18 Avril 1999 à Rome par le Pape Jean-Paul II.


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sophie208
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MessageSujet: Commentaire du jour "Le Fils de l'homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur terre ? "   Sam 13 Nov - 8:49



Commentaire du jour

Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Sermon 115, 1 ; PL 38, 655 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 447)

« Le Fils de l'homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur terre ? »

Y a-t-il un moyen plus efficace de nous encourager à la prière que la parabole du juge injuste qui nous a été racontée par le Seigneur ? Le juge injuste, évidemment, ne craignait pas Dieu ni ne respectait les hommes. Il n'éprouvait aucune bienveillance pour la veuve qui recourait à lui et cependant, vaincu par l'ennui, il finit par l'écouter. Si donc il exauça cette femme qui l'importunait par ses prières, comment ne serions-nous pas exaucés par celui qui nous encourage à lui présenter nos prières ? C'est pourquoi le Seigneur nous a proposé cette comparaison tirée des contraires pour nous faire comprendre « qu'il faut toujours prier sans se décourager ». Puis il a ajouté : « Mais le Fils de l'homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? »

Si la foi disparaît, la prière s'éteint. Qui pourrait, en effet, prier pour demander ce qu'il ne croit pas ? Voici donc ce que l'apôtre Paul dit en exhortant à prier : « Tous ceux qui invoqueront le nom du Seigneur seront sauvés ». Puis, pour montrer que la foi est la source de la prière et que le ruisseau ne peut couleur si la source est à sec, il ajoute : « Or, comment invoquer le Seigneur sans avoir d'abord cru en lui ? » (Rm 10,13-14) Croyons donc pour pouvoir prier et prions pour que la foi, qui est au principe de notre prière, ne nous fasse pas défaut. La foi répand la prière, et la prière, en se répandant, obtient à son tour l'affermissement de la foi.

Evangile au Quotidien
Evangelizo.org 2001-2010

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