sophie208 Assidu

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 | Sujet: Saint Quentin Martyr, Saint Alphonse Rodriguez Frère coadjuteur de la Compagnie de Jésus, commentaire du jour "Zachée, descends vite" Dim 31 Oct - 13:29 | |
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Saint QUENTIN Martyr (IIIe siècle)
Saint Quentin fut un de ces jeunes Romains qui, comme saint Crépin et saint Crépinien, vinrent prêcher l'Évangile dans les Gaules et y communiquer le trésor de la foi qu'ils avaient reçu. Amiens fut le centre de son apostolat. Les miracles confirmaient son enseignement ; il traçait le signe de la Croix sur les yeux des aveugles, et ils voyaient ; il faisait parler les muets, entendre les sourds, marcher les paralytiques. Ces éclatants prodiges excitaient l'admiration des uns et la haine des autres. Quentin fut bientôt dénoncé à Rictiovarus, gouverneur romain, et il comparut devant lui : « Comment t'appelles-tu ? lui demande Rictiovarus. - Je m'appelle chrétien. Mon père est sénateur de Rome ; j'ai reçu le nom de Quentin. - Quoi ! un homme de pareille noblesse est descendu à de si misérables superstitions ! - La vraie noblesse, c'est de servir Dieu ; la religion chrétienne n'est pas une superstition, elle nous élève au bonheur parfait par la connaissance de Dieu le Père tout-puissant et de son Fils, engendré avant tous les siècles. - Quitte ces folies et sacrifie aux dieux. - Jamais. Tes dieux sont des démons ; la vraie folie, c'est de les adorer. - Sacrifie, ou je te tourmenterai jusqu'à la mort. - Je ne crains rien ; tu as tout pouvoir sur mon corps, mais le Christ sauvera mon âme. » Cette si généreuse confession est suivie de cruels supplices ; mais Dieu soutient son martyr, et l'on entend une voix céleste, disant : « Quentin, persévère jusqu'à la fin, je serai toujours auprès de toi. »En même temps, ses bourreaux tombent à la renverse. Jeté dans un sombre cachot, Quentin en est deux fois délivré par un Ange, va prêcher au milieu de la ville, et baptise six cents personnes. Après de nouveaux et plus cruels encore supplices, Quentin eut la tête tranchée à Vermand, ville qui prendra son nom : Saint Quentin. Les assistants virent son âme s'envoler au Ciel sous la forme d'une blanche colombe. SAINT ALPHONSE RODRIGUEZ Frère coadjuteur de la Compagnie de Jésus (1531-1617)
Saint Alphonse Rodriguez, fils d'un riche marchand drapier, naquit à Ségovie, en Espagne. Après avoir fait ses études au collège d'Alcala, sous la direction des Pères de la Compagnie de Jésus, il retourna à Ségovie à cause du décès de son père et dut s'occuper de l'administration des biens familiaux. Après avoir essuyé des revers de fortune, perdu sa femme et sa fille en l'espace de quelques mois, Alphonse Rodriguez abandonna le soin des affaires et se retira dans une chambre avec son fils à peine âgé de trois ans. Plein de sollicitude pour l'âme de son enfant, il pria Dieu de l'appeler à Lui s'il devait un jour L'offenser. Le Seigneur ravit ce petit ange à sa tendresse quelques jours après sa fervente prière.
Durant six ans, saint Alphonse pratiqua dans le monde toutes les vertus chrétiennes. À l'âge de trente-sept ans, de plus en plus absorbé dans la pensée de la mort et de son salut éternel, il ne songea plus qu'à entrer dans un Ordre religieux. Sur le conseil d'un Père de la Compagnie de Jésus, il commença à étudier le latin, mais le succès ne répondit pas à ses efforts. Laissant ce projet de côté, il pensa à se retirer auprès d'un ermite de Valence, mais son confesseur l'en dissuada.
Âgé de trente-neuf ans, Alphonse entra au noviciat de la Compagnie de Jésus, au couvent de St-Paul de Valence où on l'admit en qualité de Frère coadjuteur. Ses premiers pas dans la vie religieuse révélèrent le haut degré de vertu où il était déjà parvenu. Son humilité que rien ne pouvait déconcerter, sa patience devant les exigences les plus indiscrètes ou les reproches les moins mérités, sa scrupuleuse obéissance, son oraison continuelle suscitaient l'admiration et l'édification de tous ses confrères.
Après six mois de noviciat, ses supérieurs l'envoyèrent sur l'île Majorque, au collège de la Ste Vierge du mont Sion où il prononça ses vœux simples et solennels le même jour. Pendant trente ans, saint Alphonse Rodriguez se sanctifiera dans le modeste emploi de portier, accueillant toutes les personnes qui se présentaient avec le même empressement que si c'eût été Notre-Seigneur. Le matin, au son de la cloche, il demandait à Dieu de le garder sans péché durant le jour, ensuite il se mettait sous la protection de la Très Sainte Vierge en récitant ses Litanies.
À sa prière incessante, il joignait une mortification extraordinaire. « En toutes choses, témoigna son supérieur, Alphonse cherchait ce qui répugnait le plus à la nature. » Ainsi, il ne voulait porter que des vêtements usés. Un crucifix et une image de la Très Sainte Vierge sans nulle valeur artistique ornait la cellule de ce pauvre de Jésus-Christ. Il couchait sur la dure et jeûnait souvent. Regardant le réfectoire comme un lieu de mortification, il offrait tous les sacrifices qu'il s'y imposait pour le soulagement et la délivrance des saintes âmes du purgatoire. Avant de sortir de la maison, saint Alphonse Rodriguez demandait à Notre-Seigneur de le faire mourir plutôt que de le voir consentir à aucun péché mortel. Pendant ses visites, il observait une modestie si exemplaire, parlait si peu et rarement, que cet empire acquis sur ses sens l'avait fait surnommer : le frère mort.
L'obéissance de saint Alphonse Rodriquez était aussi aveugle que parfaite, car ce bon Saint était convaincu qu'en accomplissant les ordres de son supérieur, il exécutait ceux du ciel même. Pour savoir jusqu'où sa sublime dépendance pouvait aller, le recteur du collège de Majorque lui commanda un jour de s'embarquer. Saint Alphonse partit aussitôt sans poser de question. Chemin faisant, un religieux vint lui dire que le supérieur le redemandait. « Où alliez-vous, lui demanda le recteur, puisque vous ignoriez le but du voyage et quel vaisseau vous deviez prendre? - J'allais faire l'obéissance, répondit le saint portier. »
Alphonse Rodriguez reçut de Dieu le don de prophétie et celui des miracles. Après quarante-cinq années passées dans la pratique des plus admirables vertus et affligé depuis longtemps d'une douloureuse maladie, le saint religieux reçut le sacrement des infirmes. Ayant communié avec ferveur, l'agonisant ferma les yeux et entra dans un ravissement qui dura trois jours. Durant ce temps, son visage demeura tout rayonnant d'une céleste clarté. Le 31 octobre 1617, le saint Jésuite revint à lui, prononça distinctement le nom adorable de Jésus et Lui rendit son âme, à l'âge de quatre-vingt-six ans. Il fut canonisé par Sa Sainteté Léon XIII, le 8 janvier 1888.
Commentaire du jour
Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus (1873-1897), carmélite, docteur de l'Église Lettre 137, à sa sœur, Céline (in OC, Cerf DDB 1992, p. 452)
« Zachée, descends vite »
Jésus nous a attirées ensemble, quoique par des voies différentes ; ensemble il nous a élevées au-dessus de toutes les choses fragiles de ce monde dont la figure passe ; il a mis pour ainsi dire toutes choses sous nos pieds. Comme Zachée nous sommes montées sur un arbre pour voir Jésus. Alors nous pouvions dire avec St Jean de la Croix : « Tout est à moi, tout est pour moi, la terre est à moi, les cieux à moi, Dieu est à moi et la Mère de mon Dieu est à moi »...
Céline, quel mystère que notre grandeur en Jésus ! Voilà tout ce que Jésus nous a montré en nous faisant monter sur l'arbre symbolique dont je parlais tout à l'heure. Et maintenant quelle science va-t-il nous enseigner ? Ne nous a-t-il pas tout appris ? Ecoutons ce qu'il nous dit : « Hâtez-vous de descendre, il faut que je loge aujourd'hui chez vous ». Eh quoi ! Jésus nous dit de descendre. Où donc faut-il descendre ? Céline, tu le sais mieux que moi, cependant laisse-moi te dire où nous devons maintenant suivre Jésus. Autrefois les juifs demandaient à notre divin Sauveur : « Maître, où logez-vous ? » et il leur répondit : « Les renards ont leur tanière, les oiseaux du ciel leurs nids et moi je n'ai pas où reposer la tête » (Mt 8,20). Voilà où nous devons descendre afin de pouvoir servir de demeure à Jésus. Etre si pauvre que nous n'ayons pas où reposer la tête.
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