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Nombre de messages: 2936 Age: 43 Date d'inscription: 09/10/2008
 | Sujet: Saint Narcisse Evêque de Jérusalem et commentaire du jour "Jésus à table avec les pharisiens" Ven 29 Oct - 12:30 | |
| Saint NARCISSE Évêque de Jérusalem (IIe s.) 
Saint Narcisse, né en Palestine, vers la fin du Ier siècle entra dans l'état ecclésiastique. Pendant toute sa vie il fut entouré de l'estime universelle. À l'âge de quatre-vingts ans, il fut choisi pour évêque de Jérusalem. Cette haute dignité lui inspira un nouveau zèle et une nouvelle ferveur, et il gouverna son troupeau avec une vigueur qu'on n'aurait pas dû naturellement attendre de son grand âge.
Sa vie austère et pénitente fut toute entière vouée au bien de l'Église. En 195, il présida, avec Théophile de Césarée, un concile tenu relativement à la célébration de la fête de Pâques, et où il fut décidé que cette fête se célébrerait toujours un dimanche, et non le jour où il était d'usage de la célébrer chez les Juifs.
Le Ciel opéra un grand nombre de prodiges par les mains de ce vénérable pontife : on en raconte un particulièrement remarquable. Une veille de Pâques, l'huile manquait aux lampes de son église pour les offices solennels qui avaient alors lieu dans la nuit. Narcisse commanda de tirer de l'eau à un puits qui était proche et de la lui apporter ; il la bénit et la fit verser dans les lampes ; on s'aperçut alors qu'elle s'était changée en huile. On conserva longtemps avec respect des restes de cette huile miraculeuse.
La vénération que ce saint évêque s'était attirée ne put le garantir de la malice des méchants. Trois scélérats l'accusèrent d'un crime atroce et confirmèrent leur calomnie par des imprécations horribles contre eux-mêmes. L'un dit : « Je veux être brûlé vif, ci cela n'est pas vrai ! » L'autre : « Je veux être couvert de la lèpre ! »Le troisième : « Je consens à perdre la vue ! »Narcisse crut devoir céder à l'orage et se retira dans un désert, où il s'ensevelit pendant huit années. Dieu se chargea de sa vengeance. Ses calomniateurs reçurent le prix de leur crime : le premier périt dans un incendie, avec toute sa famille ; le second fut couvert d'une lèpre horrible ; le troisième, frappé d'effroi et plein de repentir, pleura son péché au point qu'il en perdit la vue. Narcisse ne put résister plus longtemps aux instances de son peuple et vint reprendre le soin de son Église.
Il mourut à l'âge de cent seize ans.
Commentaire du jour Bienheureux Guerric d'Igny (v. 1080-1157), abbé cistercien (trad. Bouchet, Lectionnaire, p.299)
Jésus à table avec les pharisiens
Le Créateur éternel et invisible du monde, se disposant à sauver le genre humain qui se traînait au long des âges soumis aux dures lois de la mort, « dans ces temps qui sont les derniers » (He 1,2) a daigné se faire homme..., pour racheter dans sa clémence ceux que dans sa justice il avait condamnés. Afin de montrer la profondeur de son amour pour nous, il ne s'est pas fait seulement homme, mais homme pauvre et humble, afin que, s'approchant de nous en sa pauvreté, il nous donne d'avoir part à ses richesses (2Co 8,9). Il s'est fait si pauvre pour nous qu'il n'a pas eu de lieu où reposer la tête : « Les renards ont leur tanière et les oiseaux du ciel leur nid, le Fils de l'homme, lui, n'a pas où reposer la tête » (Mt 8,20).
C'est pourquoi il acceptait d'aller aux repas auxquels on l'invitait, non par goût immodéré des repas, mais pour y enseigner le salut et y susciter la foi. Là, il remplissait les convives de lumière par ses miracles. Là les serviteurs, qui étaient occupés à l'intérieur, et n'avaient pas la liberté d'aller auprès de lui, entendaient la parole du salut. En effet, il ne méprisait personne, aucun n'était indigne de son amour parce « qu'il a pitié de tous ; il n'a de haine pour aucune de ses œuvres et s'occupe avec soin de chacune d'elles » (Sg 11,24).
Pour accomplir son œuvre de salut, le Seigneur entra donc dans la maison d'un notable pharisien un jour de sabbat. Les scribes et les pharisiens l'observaient pour pouvoir le reprendre, afin que, s'il guérissait l'hydropique, ils puissent l'accuser de violer la Loi et, s'il ne le guérissait pas, ils l'accusent d'impiété ou de faiblesse... Par la lumière très pure de sa parole de vérité, ils voient s'évanouir toutes les ténèbres de leur mensonge.
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