sophie208 Assidu

Nombre de messages: 2936 Age: 43 Date d'inscription: 09/10/2008
 | Sujet: Saint Antoine-Marie Claret Evêque et commentaire du jour "Prends pitié du pécheur que je suis" Dim 24 Oct - 15:55 | |
| Saint Antoine-Marie Claret Évêque (1807-1870)
Né en 1807 au petit village de Sallent en Catalogne, Antoine-Marie Claret apprend d'abord le métier de tisserand à l'exemple de son père et se montra un modèle de piété pour ses camarades ouvriers. Ses dons intellectuels facilitent son orientation vers le séminaire et le sacerdoce.
Après un essai en chartreuse et chez les Jésuites, il exerce son ministère en région rurale, et là, constatant que le péché était souvent dû à l'ignorance, il se lance dans les missions populaires et dans l'apostolat par la presse dont il est l'un des pionniers. Il crée pour son apostolat la Congrégation des Missionnaires de Cœur Immaculé de Marie, ou Clarétins.
Sa réussite exceptionnelle lui vaut d'être remarqué par Pie IX qui le fait ordonner évêque pour la ville de Santiago de Cuba. Au delà de l'océan, il poursuit le même genre d'activités avec autant de succès et non moins d'épreuves, échappant même à un attentat sanglant.
Puis il est rappelé dans sa patrie pour être confesseur de la Reine d'Espagne Isabelle II. Là il montre comme toujours sa fidélité au Siège Apostolique, jointe à cette « dévotion à la mère de Dieu » qui est dans cette vie si riche en contraste, « la douce lumière illuminant tout » (Pie XII).
Banni par la Révolution de 1868, il vient finir ses jours à l'abbaye cistercienne de Fontfroide dans l'Aude, où il meurt le 24 octobre 1870.
La Documentation catholique : 1950 col.705-710
Commentaire du jour Saint Jean Chrysostome (v. 345-407), prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l'Église Homélies sur la conversion, n°2 (trad. coll. Pères dans la foi, 8, DDB 1978, p. 46)
« Prends pitié du pécheur que je suis »
Un pharisien et un publicain montaient au Temple pour y prier. Le pharisien a commencé par énumérer toutes ses qualités, en proclamant : « O Dieu, je te rends grâce de ce que je ne suis pas comme le reste des hommes, qui sont rapaces, injustes et adultères, ou bien encore come ce publicain ! » Misérable sois-tu, toi qui oses porter un jugement sur la terre tout entière ! Pourquoi accabler ton prochain ? As-tu encore besoin de condamner ce publicain, la terre ne t'a-t-elle pas suffi ? Tu as accusé tous les hommes, sans exception : « Je ne suis pas comme le reste des hommes...ou bien encore comme ce publicain ; je jeûne deux fois la semaine, je donne la dîme de tout ce que je possède. » Que de suffisance dans ces paroles ! Malheureux !...
Le publicain, quant à lui, avait fort bien entendu ces paroles. Il aurait pu rétorquer en ces termes : « Qui donc es-tu, qui oses proférer de telles médisances à mon sujet ? D'où connais-tu ma vie ? Tu n'as jamais vécu dans mon entourage, tu n'es pas un de mes intimes. Pourquoi manifester un tel orgueil ? D'ailleurs, qui peut attester la réalité de tes bonnes actions ? Pourquoi fais-tu ainsi ton propre éloge, qu'est-ce qui t'incite à te glorifier de la sorte ? » Mais il n'en fit rien –- bien au contraire -– il s'est prosterné, en disant : « O Dieu, prends en pitié le pécheur que je suis ! » Et, pour avoir fait preuve d'humilité, il a été justifié.
Le pharisien a quitté le Temple, privé de toute absolution, tandis que le publicain s'en allait, le cœur renouvelé d'une justice retrouvée... Pourtant, il n'y avait là guère d'humilité, dans la mesure où l'on utilise ce terme lorsque quelqu'un de noble s'abaisse ; or, dans le cas du publicain, il ne s'agissait pas d'humilité, mais de simple vérité, car il disait vrai.
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