sophie208 Assidu

Nombre de messages: 2936 Age: 43 Date d'inscription: 09/10/2008
 | Sujet: Sainte Ursule Vierge et Martyre et ses compagnes Martyres, Saint Hilarion Solitaire et commentaire du jour "Je suis venu jeter un feu sur la terre" Jeu 21 Oct - 14:32 | |
| SAINTE URSULE Vierge et Martyre et ses compagnes Martyres († 453) Ursule était fille d'un prince écossais. Sa beauté et ses vertus attiraient sur elle tous les regards, mais elle répudia toute alliance humaine pour appartenir à Jésus-Christ. Elle fut embarquée avec un grand nombre de vierges et de femmes chrétiennes, qu'un conquérant romain voulait donner pour épouses à ses soldats. Mais une tempête s'étant élevée, par la permission de Dieu, pendant la traversée, les navires, au lieu d'atteindre l'Armorique, leur destination, allèrent s'échouer jusqu'à l'embouchure du Rhin. Les Huns, qui ravageaient alors l'Europe, rencontrèrent ces vaisseaux et se préparaient à les piller et à infliger à ces vierges et à ces femmes un déshonneur pire pour elles que la mort. Commandées par Ursule, elles résistent avec héroïsme, si bien que, les sentiments des barbares changeant tout à coup, ils saisissent leurs armes et se précipitent sur cette armée pacifique ; bientôt les victimes tombent en foule sous les coups des bourreaux, et leurs âmes s'envolent au Ciel. Le prince des Huns, frappé de la beauté d'Ursule, l'épargne d'abord ; il essaye de la consoler de la mort de ses compagnes et lui promet de l'épouser. Ursule repoussant cette parole avec horreur, le barbare la perce d'un coup de flèche. Ainsi tomba cette vierge, que la tradition nous montre comme le chef des onze mille vierges ou femmes amenées par les Romains de la Grande-Bretagne. Beaucoup d'églises possèdent des reliques de cette armée de martyres ; mais aucune n'est aussi richement partagée que la ville de Cologne ; car c'est dans cette cité, voisine du lieu du supplice, que les chrétiens de l'endroit portèrent avec dévotion les restes sacrés des saintes martyres. Une magnifique église s'éleva bientôt sur leur tombeau, illustré déjà par des miracles. On y accourait de toutes parts ; les jeunes filles surtout venaient en foule recommander à sainte Ursule et à ses compagnes leur virginité. Un religieux, qui avait pour les saintes martyres une grande dévotion, étant tombé dangereusement malade, vit apparaître près de lui une vierge qui lui dit : « Je suis une de ces vierges que tu honores ; en récompense des onze mille Pater que tu as récités pour nous honorer, tu auras notre assistance à l'heure de la mort. » La troupe glorieuse vint bientôt, en effet, chercher son âme. Sainte Ursule est regardée comme le modèle et la patronne des personnes qui s'appliquent à instruire chrétiennement la jeunesse. Plusieurs congrégations de religieuses sont placées sous son invocation. SAINT HILARION Solitaire († 372) Saint Hilarion naquit en Égypte, de parents riches et païens. A quinze ans, éclairé des beautés de la foi chrétienne, il reçut le baptême et, tout épris du désir de la perfection, courut au désert pour voir Antoine, dont le nom était déjà célèbre. A la vue du patriarche du désert, il s'écria : « Et moi aussi, Dieu me veut ermite ! » Il vendit peu après le patrimoine de ses parents, qui venaient de mourir, et s'enfonça dans la solitude.
Le démon, furieux de voir un enfant égaler en ferveur les plus anciens anachorètes, lui déclara une guerre acharnée ; il employa tous les moyens : la crainte, les coups, la séduction, les tableaux impurs, les apparitions d'animaux ; l'ermite triompha de tout en multipliant ses austérités.
Un jour pourtant, Hilarion, chantant des psaumes, était distrait et ne priait que de bouche ; le démon, fier de cette légère faiblesse du saint, lui sauta sur le dos et se moqua de lui. Le solitaire s'humilia, pleura sa faute et profita de cette négligence pour redoubler d'ardeur au service du Seigneur. Cet homme, qui avait tant à souffrir du démon, reçut de Dieu le pouvoir de se venger de lui ; on amenait de toutes parts des possédés à Hilarion, qui les délivrait des malins esprits.
Cependant, les foules accourant vers lui, attirées par sa réputation de sainteté, le saint regretta sa solitude primitive : « Je reçois, s'écria-t-il, ma récompense ici bas ; il faut aller me cacher pour prier et souffrir, si je veux me rendre digne de la miséricorde de Dieu. » Quand il voulut partir, plus de dix mille personnes l'arrêtèrent par leurs larmes et leurs gémissements. Il réussit pourtant à s'échapper, mais le désert fleurissait sous ses pas, l'enthousiasme des foules le suivait partout.
Le Seigneur, prenant pitié de ses larmes, l'avertit de sa mort prochaine. Hilarion s'étendit sur une natte : « Sors, de mon âme, dit-il, sors de ton corps, brise les derniers liens. Pourquoi tarder encore ? Il y a bientôt soixante ans que tu sers le Christ, peux-tu craindre la mort ? » Et il rendit l'esprit. Digne émule du grand saint Antoine, il a mérité le titre de Patriarche des solitaires de la Palestine.
Commentaire du jour
Catéchisme de l'Église catholique § 696. 728-730
« Je suis venu jeter un feu sur la terre »
Les symboles de l'Esprit Saint : le feu. Alors que l'eau signifiait la naissance et la fécondité de la vie donnée dans l'Esprit Saint, le feu symbolise l'énergie transformante des actes de l'Esprit Saint. Le prophète Élie, qui « se leva comme un feu et dont la parole brûlait comme une torche » (Si 48,1), par sa prière attire le feu du ciel sur le sacrifice du mont Carmel, figure du feu de l'Esprit Saint qui transforme ce qu'il touche. Jean Baptiste, « qui marche devant le Seigneur avec 'l'esprit' et la puissance d'Élie » (Lc 1,17) annonce le Christ comme celui qui « baptisera dans l'Esprit Saint et le feu » (Lc 3,16), cet Esprit dont Jésus dira : « Je suis venu jeter un feu sur la terre et combien je voudrais qu'il soit déjà allumé ». C'est sous la forme de langues « qu'on aurait dites de feu » que l'Esprit Saint se pose sur les disciples au matin de la Pentecôte et les remplit de lui (Ac 2,3-4). La tradition spirituelle retiendra ce symbolisme du feu comme l'un des plus expressifs de l'action de l'Esprit Saint : « N'éteignez pas l'Esprit » (1Th 5,19)...
Jésus ne révèle pas pleinement l'Esprit Saint tant que lui-même n'a pas été glorifié par sa mort et sa résurrection... C'est seulement quand l'heure est venue où il va être glorifié que Jésus promet la venue de l'Esprit Saint, puisque sa mort et sa résurrection seront l'accomplissement de la promesse faite aux pères : l'Esprit de vérité, l'autre Paraclet, sera donné par le Père à la prière de Jésus ; il sera envoyé par le Père au nom de Jésus ; Jésus l'enverra d'auprès du Père car il est issu du Père...
Enfin, vient l'heure de Jésus : Jésus remet son esprit entre les mains du Père au moment où par sa mort il est vainqueur de la mort, de sorte que, « ressuscité des morts par la gloire du Père » (Rm 6,4), il donne aussitôt l'Esprit Saint en soufflant sur ses disciples (Jn 20,22).
Evangile au Quotidien Evangelizo.org 2001-2010
|
|