sophie208 Assidu

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 | Sujet: Saint Paul de la Croix, Les Saints Martyrs de l'Amérique du Nord, commentaire du jour "Gardez vos lampes allumées" Mar 19 Oct - 12:22 | |
| SAINT PAUL de la CROIX Fondateur des Passionnistes (1694-1775)

L'on dit que la nuit où Paul vint au monde, à Ovada, en Ligurie, une splendeur merveilleuse éclaira la chambre de sa mère.
À vingt-deux ans, il se mit à exercer, parmi les jeunes gens, une sorte d'apostolat;; ils se moquèrent d'abord de ses discours, puis réformèrent leurs mœurs, et dix d'entre eux embrassèrent plus tard la vie monastique. Ses parents voulurent le marier : il ne leva même pas les yeux sur la jeune fille qu'on lui offrait. À la mort d'un oncle il refusa son héritage, renonçant à tout pour marcher dans la voie de la pénitence chrétienne.
Il comprit qu'il était destiné à établir la congrégation des passionnistes. Aussitôt il se fit raser les cheveux, s'agenouilla devant son père et sa mère pour recevoir leur bénédiction, vêtit une grossière tunique de drap lumière et alla rédiger, dans le silence de la solitude, la règle de son institut.
L'évêque d'Alexandrie lui confia quelque temps l'office de prédication et lui permit bientôt de partir pour Rome. En route, la tempête le jeta au mont Argentaro. Ce lieu désert lui sembla convenir à sa future communauté.
Benoît XIII lui conféra le sacerdoce et lui permit de s'adjoindre des compagnons de prière et d'étude. Dès lors, il jeta les fondements de son association religieuse. Elle eut, comme la plupart des grandes œuvres, un début difficile ; mais les bénédictions du ciel ne lui manquèrent pas.
En 1737 l'église et le couvent d'Argentaro furent solennellement bénits. Trois ans après, Benoît XIV fit examiner les règles des passionnistes, et les approuva par une bulle en 1746. Elles ajoutaient aux trois vœux ordinaires celui de prêcher avec amour la passion du Sauveur. Paul et ses compagnons l'accomplirent avec tant de zèle qu'ils ramenèrent dans la foi un nombre incalculable de personnes. Paul surtout parlait des tourments du Sauveur avec une telle véhémence, que son auditoire et lui se trouvaient tout en larmes, et que les cœurs les plus durs se laissaient entraîner à la pénitence.
Les témoins ont assuré que la flamme entretenue dans la poitrine de cet homme allait parfois jusqu'à brûler le vêtement qui touchait son cœur ; et lorsqu'il montait au saint autel, des transports extatiques l'élevaient parfois même de terre, et tout son extérieur participait au resplendissement de son âme.
Par l'Abbé Pradier, La Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Lille, 1889
Les SAINTS MARTYRS de l'AMÉRIQUE du NORD (1596 - 1649)
 Vers le milieu du XVIIe siècle (1542-1649) une légion de Jésuites travaillait, dans le Canada encore à peu près sauvage, à la conversion de peuples parmi lesquelles les Iroquois. Alors s'ouvrit pour les missionnaires ce que l'on a justement appelé « l'ère des martyrs ». La première victime fut le père Antoine Daniel qui fut percé de flèches, achevé d'un coup de feu, dépouillé de ses habits et jeté dans le brasier de sa chapelle devenue la proie des flammes (1648). Quelques mois plus tard, le père Jean de Brébeuf et le père Gabriel Lalemant subirent à leur tour les plus affreux supplices. Le Père Isaac Jogues aurait pu se soustraire une première fois au martyre en 1642 ; mais il ne voulut pas se séparer de ses chrétiens, prisonniers des Iroquois. Après des supplices aussi inouïs que variés, il fut arraché à la mort et ramené en France. Mais son cœur était resté au Canada. Il y revint en 1646, et y reçut bientôt la palme d'un martyre glorieux. Au nombre des autres victimes des Iroquois furent, en 1649, les pères Charles Garnier et Noël Chabanel, Jean de la Lande et René Goupil, massacrés dans l'exercice de leur apostolat. Le pape Pie XI les béatifia en 1926. Commentaire du jour
Saint Maximilien Kolbe (1894-1941), franciscain, martyr Conférence du 13/2/1941 (trad. Villepelée, Mission, Lethielleux 2003, rev)
« Gardez vos lampes allumées »
Que faut-il faire pour vaincre la faiblesse de l'âme ? Il y a deux moyens pour cela : la prière et le détachement de soi. Le Seigneur Jésus nous recommande de veiller. Il faut veiller si nous voulons que notre cœur soit pur, mais il faut veiller dans la paix pour que notre cœur soit touché. Car il peut être touché par des choses bonnes ou par des choses mauvaises, intérieurement ou extérieurement. Donc, il faut bien veiller.
Ordinairement l'inspiration de Dieu est une grâce discrète : il ne faut pas la rejeter... ; si notre cœur n'est pas attentif, la grâce se retire. L'inspiration divine est très précise ; tout comme l'écrivain dirige sa plume, ainsi la grâce de Dieu dirige l'âme. Essayons donc de parvenir à un plus grand recueillement intérieur.
Le Seigneur veut que nous ayons le désir de l'aimer. L'âme qui reste vigilante se rend compte qu'elle tombe et que, par elle-même, elle ne peut pas y arriver ; c'est pourquoi elle ressent le besoin de la prière. La supplication est fondée sur la certitude que nous ne pouvons rien faire par nous-mêmes, mais que Dieu peut tout. La prière est nécessaire pour obtenir la lumière et la force.
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