sophie208 Assidu

Nombre de messages: 2836 Age: 43 Date d'inscription: 09/10/2008
 | Sujet: Saint Maximilien Kolbe, commentaire du jour "Jésus plaça un enfant à côté de lui et leur dit : Celui qui accueille en mon nom..." Sam 14 Aoû - 20:34 | |
| SAINT MAXIMILIEN-MARIE KOLBE Prêtre, apôtre de l'Immaculée Conception et martyr (1884-1941) Raymond Kolbe naquit à Pabianice, en Pologne, petite cité alors dépendante de la Russie des Tsars. Doué d'un naturel vif, spontané et têtu, il lui arrivait souvent de mettre la patience de sa maman à l'épreuve. À l'âge de dix ans, un jour qu'il s'adressait à sa Mère du ciel après une nouvelle étourderie, la Vierge lui apparut et lui présenta deux couronnes, une blanche et une rouge, symbolisant la pureté et le martyre. Comme elle l'invitait à choisir, sa générosité le poussa à choisir les deux. Dès ce moment, le privilégié de Marie prit cette généreuse décision : « Je deviendrai meilleur de jour en jour. » Et en effet, le petit Raymond ne fut plus le même. L'élu de la Vierge rêvait déjà du martyre et en parlait avec effusion : Marie avait canalisé cette énergie bouillonnante.À l'âge de treize ans, Raymond entre au couvent St-François, à Lemberg, et y fait profession sous le nom de Maximilien-Marie. En 1912, il sort de Russie déguisé en paysan, poursuit ses études à l'université Grégorienne de Rome, et fonde la Milice de l'Immaculée qui constituera l'idée et l'œuvre maîtresse de toute sa vie. Les sept premiers Chevaliers d'avant-garde se consacrent à Marie Immaculée le 17 octobre 1917. Ces dévoués serviteurs de la Vierge affronteront tous les ennemis de Dieu et de l'Église, particulièrement les partisans de la franc-maçonnerie en Italie, en Pologne, et dans le monde entier.L'apostolat extérieur du Père Kolbe débute en Pologne, en janvier 1922, par la fondation du mensuel intitulé : Le Chevalier de l'Immaculée. En 1930, saint Maximilien-Marie part implanter une seconde Cité de Marie au Japon, près de Nagasaki. Deux ans plus tard, les Indes reçoivent le missionnaire de la Vierge dont le labeur demeure apparemment infécond à cause de sa santé ruinée par la tuberculose. Rappelé en Pologne où il doit reprendre la direction de sa première Cité, le Père Kolbe continue de se dépenser à la cause du règne de Marie avec un quart de poumon seulement. Son action évangélisatrice embrasse tous les moyens d'apostolat : la parole, la diffusion de milliers de médailles miraculeuses, la presse, le cinéma, le théâtre, la radio, l'avion, etc. « Mais par-dessus tout, disait-il à ses frères, le bon exemple, la prière, la souffrance voulue par amour, voilà l'action par excellence. Notre plus grande mission est de montrer dans la vie pratique ce que doit être le Chevalier de l'Immaculée. »La deuxième guerre mondiale le trouve à la tête de la plus importante organisation catholique de publications dans toute la Pologne. Avec une patience et une soumission aussi héroïque qu'admirable, saint Maximilien-Marie Kolbe accepta l'entière destruction de son œuvre par les Nazis. Condamné aux travaux forcés dans le camp de mort d'Auschwitz, il fut un rayon de soleil pour les prisonniers. En 1941, la veille de la fête de l'Assomption le Saint mourut dans le bunker de la faim, après avoir offert sa vie pour sauver celle d'un père de famille condamné à mort.Voici, glanée dans ses écrits spirituels, sa recette de sainteté : « v égale V. C'est la formule qu'il donne et explique longuement. En peu de mots, elle signifie : « Si je veux ce que Dieu veut, je serai un saint. »Tiré de la notice biographique sur une image de saint Maximilien-Marie Kolbe, aux éditions Magnificat.Commentaire du jour
Cardinal Joseph Ratzinger [Pape Benoît XVI] Retraite prêchée au Vatican, 1983 (trad. Le Ressuscité, DDB 1986, p.79)
« Jésus plaça un enfant à côté de lui et leur dit : ' Celui qui accueille en mon nom cet enfant, c'est moi qu'il accueille » (Lc 9,48)
Il faut nous rappeler que l'attribut essentiel de Jésus, celui qui exprime sa dignité, est celui de « Fils »... L'orientation de sa vie, le motif originaire et l'objectif qui l'ont modelée, s'expriment en un seul mot : « Abba, Père bien-aimé ». Jésus savait qu'il n'était jamais seul et, jusqu'au dernier cri sur la croix, il a obéi à celui qu'il appelait Père, en se tendant entièrement vers lui. Cela seul permet d'expliquer qu'il ait refusé finalement de s'appeler roi, ou seigneur, ou de s'attribuer quelque autre titre de pouvoir, mais qu'il ait eu recours à un terme que nous pourrions aussi traduire par « petit enfant ».
On peut donc dire ce qui suit : si, dans la prédication de Jésus, l'enfance tient une place tellement extraordinaire, c'est parce qu'elle correspond le plus profondément à son mystère le plus personnel, à sa filiation. Sa dignité la plus haute, celle qui renvoie à sa divinité, ne consiste finalement pas en un pouvoir dont il aurait disposé ; elle se fonde sur son être orienté vers l'autre : Dieu, le Père. L'exégète allemand Joachim Jeremias dit fort bien qu'être enfant au sens de Jésus signifie apprendre à dire « Père ».
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