sophie208 Assidu

Nombre de messages: 2936 Age: 43 Date d'inscription: 09/10/2008
 | Sujet: Saint Nazaire et Saint Celse Martyrs et commentaire du jour "La perle de grande valeur" Mer 28 Juil - 12:30 | |
| SAINT NAZAIRE et SAINT CELSE Martyrs (Ier siècle) Nazaire naquit à Rome, d'un père païen, nommé Africanus, et d'une pieuse mère nommée Perpétue, qui avait été baptisée par saint Pierre. L'enfant répondit admirablement aux leçons maternelles et brilla par ses vertus précoces et son innocence.
Parvenu à sa neuvième année, Nazaire fut sollicité par son père d'abandonner le christianisme ; mais il préféra la vérité au mensonge, fut baptisé par saint Lin et devint un des plus fervents chrétiens de Rome. Son père, irrité, employa la violence pour vaincre sa fermeté ; mais, enfin, plein d'admiration pour ce fils, il lui fournit lui-même les moyens d'accomplir le projet hardi qu'il avait formé d'aller prêcher la foi.
Nazaire parcourut l'Italie, semant l'Évangile parmi les populations païennes et les édifiant par ses vertus. À Milan, son premier soin fut d'aller visiter les martyrs Gervais et Protais dans leur prison et de les fortifier dans la lutte par ses paroles. Saisi lui-même comme chrétien, il est cruellement flagellé et chassé de la ville. Près de Nice, il s'attache comme disciple un enfant nommé Celse, après l'avoir instruit et baptisé. Nazaire et Celse ne se séparent plus. Les conversions se multiplient d'une manière étonnante ; Nazaire est de nouveau soumis à de cruelles tortures, puis rendu à la liberté, à la condition de ne plus reparaître dans ce pays.
Les deux saints jeunes gens remontent alors les Alpes, traversant sans se décourager d'immenses et solitaires forêts, des rochers inaccessibles, de rares villages où vivaient de pauvres idolâtres, et arrivent à Embrun, où leur zèle opère des prodiges de conversions. Vienne, Genève, Trèves entendent tour à tour leur voix, rendue éloquente par l'amour de Jésus-Christ. Les contradictions et la persécution donnent à leur prédication une fécondité nouvelle.
Condamnés à être noyés, ils marchent sur les ondes comme sur une terre ferme. Après cet éclatant miracle, Nazaire et Celse reprennent la route de Milan, où ils sont bientôt arrêtés comme chrétiens et zélateurs de la foi. À la lecture de la sentence de mort, ils se jettent, joyeux, dans les bras l'un de l'autre : « Quel bonheur pour nous, s'écrie Nazaire, de recevoir aujourd'hui la palme du martyre ! - Je Vous rends grâces, ô mon Dieu, dit Celse, de ce que Vous voulez bien me recevoir, si jeune encore, dans Votre gloire. » Ils sont alors conduits sur une place publique de Rome, où ils ont la tête tranchée, vers l'an 56 de l'ère chrétienne.Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.
Commentaire du jour
Saint Bonaventure (1221-1274), franciscain, docteur de l'Église Vie de Saint François, Legenda major, ch. 7 (trad. cf. Vorreux, Eds franciscaines 1951, p. 122)
La perle de grande valeur Parmi les dons spirituels reçus de la générosité de Dieu, François a obtenu en particulier celui de toujours enrichir son trésor de simplicité grâce à son amour de la très grande pauvreté. Voyant que celle qui avait été la compagne habituelle du Fils de Dieu était devenue désormais l'objet d'une aversion universelle, il a eu à cœur de la prendre pour épouse et lui a voué un amour éternel. Non content de « quitter pour elle son père et sa mère » (Gn 2,24), il a distribué aux pauvres tout ce qu'il pouvait avoir (Mt 19,21). Personne n'a gardé son argent aussi jalousement que François a gardé sa pauvreté ; jamais personne n'a surveillé son trésor avec plus de soin qu'il n'en a mis à garder cette perle dont parle l'Évangile.
Rien ne le blessait autant que de rencontrer chez ses frères quelque chose qui ne soit pas parfaitement conforme à la pauvreté des religieux. Du début de sa vie religieuse jusqu'à sa mort, lui-même n'a eu pour toutes richesses que sa tunique, une corde comme ceinture, des caleçons ; il ne lui fallait rien de plus. Il lui arrivait souvent de penser en pleurant à la pauvreté du Christ Jésus et de sa Mère : « Voici, disait-il, pourquoi la pauvreté est la reine des vertus ; c'est à cause de l'éclat dont elle a brillé chez le Roi des rois (1Tm 6,15) et la Reine sa mère ».
Quand les frères lui demandaient un jour quelle est la vertu qui nous rend le plus ami du Christ, il a répondu, leur ouvrant pour ainsi dire le secret de son cœur : « Sachez, frères, que la pauvreté spirituelle est le chemin privilégié du salut, car elle est la sève de l'humilité et la racine de la perfection ; ses fruits sont innombrables bien que cachés. Elle est ce ' trésor enfoui dans un champ ' pour l'achat duquel, dit l'Évangile, il faut tout vendre et dont la valeur doit nous pousser à mépriser tout autre chose ». Evangile au Quotidien Evangelizo.org 2001-2010
|
|