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 Saint Anne et Saint Joachim Père et Mère de la très Sainte Vierge, commentaire du jour "La parabole du levain"

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sophie208
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MessageSujet: Saint Anne et Saint Joachim Père et Mère de la très Sainte Vierge, commentaire du jour "La parabole du levain"   Lun 26 Juil - 18:46


SAINTE ANNE
Mère de la très Sainte Vierge




Sainte Anne appartenait à ce peuple choisi qui, dans les desseins de Dieu, devait donner naissance au Sauveur des hommes ; elle était de la tribu de Juda et de la race de David. Ses parents, recommandables par leur origine, devinrent surtout illustres entre tous leurs concitoyens par l'éclat d'une vie pleine de bonnes œuvres et de vertus. Dieu, qui avait prédestiné cette enfant à devenir l'aïeule du Sauveur, la combla des grâces les plus admirables.
Après Marie, aucune femme plus que sainte Anne ne fut bénie et privilégiée entre toutes les autres. Mais si elle reçut tant de grâces, comme elle sut y répondre par la sainteté de sa vie ! Toute jeune enfant, elle était douce, humble, modeste, obéissante et ornée des naïves vertus de son âge. Plus tard, comme elle sut bien garder intact le lis de sa virginité ! Comme elle dépassait toutes les filles, ses compagnes, par sa piété, par la réserve de sa tenue, son recueillement et la sainteté de toute sa conduite !
Puis, quand il plut à Dieu d'unir son sort à celui de Joachim, combien Anne fut une épouse prévenante, respectueuse, laborieuse, charitable et scrupuleusement fidèle à tous les devoirs de son état, vaquant à propos au travail et à la prière. Dieu lui refusa longtemps de devenir mère ; elle se soumit humblement à cette épreuve et l'utilisa pour sa sanctification. Mais à l'épreuve succéda une grande joie, car de Joachim et d'Anne, déjà vieux, naquit miraculeusement celle qui devait être la Mère du Sauveur et, dans l'ordre de la grâce, la Mère du genre humain. C'est sans doute un grand honneur pour sainte Anne, que d'avoir donné naissance à la Mère de Dieu ; mais il lui revient beaucoup plus de gloire d'avoir formé le cœur de Marie à la vertu et à l'innocence !
L'Église célébrera dans tous les âges la piété maternelle de sainte Anne, et la gloire de sa fille rejaillira sur elle de génération en génération. Le culte de sainte Anne a subi diverses alternatives. Son corps fut transporté dans les Gaules, au premier siècle de l'ère chrétienne, et enfoui dans un souterrain de l'église d'Apt, en Provence, à l'époque des persécutions. À la fin du VIIIe siècle, il fut miraculeusement découvert et devint l'objet d'un pèlerinage. Mais c'est surtout au XVIIe siècle que le culte de sainte Anne acquit la popularité dont il jouit.
De tous les sanctuaires de sainte Anne, le plus célèbre est celui d'Auray, en Bretagne ; son origine est due à la miraculeuse découverte d'une vieille statue de la grande Sainte, accompagnée des circonstances les plus extraordinaires et suivies de prodiges sans nombre. Sainte-Anne d'Auray est encore aujourd'hui l'objet d'un pèlerinage national.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.


SAINT JOACHIM
Père de la très Sainte Vierge Marie




Joachim, de la tribu de Juda et de l'antique famille de David, était pasteur de brebis à Nazareth. Stolan, père de sainte Anne, lui donna sa pieuse fille en mariage. Les deux époux vécurent dans la crainte du Seigneur et dans la pratique des bonnes œuvres. Ils firent trois parts de leurs biens : l'une était destinée au temple et aux ministres de la religion ; ils répandaient la seconde dans le sein des pauvres ; la dernière servait aux besoins de la famille.
Cependant le bonheur n'était pas dans ce ménage : l'épouse de Joachim était stérile. Depuis vingt ans ils priaient Dieu de les délivrer d'un tel opprobre, lorsqu'ils se rendirent, suivant leur coutume, à la ville sainte pour la fête des Tabernacles. Les enfants d'Israël y venaient offrir des sacrifices au Seigneur, et le grand-prêtre Ruben immolait leurs victimes. Joachim se présenta à son tour. Il portait un agneau ; Anne le suivait, la tête voilée, le cœur plein de soupirs et de larmes. Le grand-prêtre, en les apercevant monter les degrés du temple, n'eut pour eux que des paroles de mépris et de reproche : « Vous est-il permis, leur dit-il, de présenter votre offrande au Seigneur, vous qu'Il n'a pas jugés dignes d'avoir une postérité ? Ne savez-vous pas qu'en Israël l'époux qui n'a pas la gloire d'être père est maudit de Dieu ? » Et en présence du peuple il repoussa leur offrande.
Joachim ne voulut point revenir à Nazareth avec les témoins de son opprobre. Leur présence eût augmenté sa douleur. Anne retourna seule dans sa demeure. Pour lui, il se retira dans une campagne voisine de Jérusalem, où des bergers gardaient ses troupeaux. Le calme silencieux de la vie pastorale, le spectacle touchant de la nature, apportèrent quelque soulagement à la blessure de son cœur. Qui n'a jamais senti que la solitude le rapproche de Dieu ?
Un jour qu'il se trouvait seul dans les champs, l'Ange Gabriel se tint debout devant lui. Joachim se prosterna, tremblant de peur : « Ne crains pas, dit le messager céleste, je suis l'Ange du Seigneur, et c'est Dieu Lui-même qui m'envoie. Il a prêté l'oreille à ta prière, tes aumônes sont montées en Sa présence. Anne, ton épouse, mettra au monde une fille ; vous la nommerez Marie et vous la consacrerez à Dieu dans le temps ; le Saint-Esprit habitera dans son âme dès le sein de sa mère et Il opérera en elle de grandes choses. Après ces mots, l'Ange disparut.
Joachim vit bientôt se réaliser la prédiction de l'Archange. De son côté, il fut fidèle aux ordres du Seigneur : sa fille reçut le nom de Marie, et, à trois ans, il la confia aux pieuses femmes qui élevaient dans le temple de Jérusalem les jeunes filles consacrées au Seigneur. Elle y vivait depuis huit ans sous le regard de Dieu lorsque Joachim mourut chargé de mérites et de vertus. Anne, son épouse, le fit ensevelir dans la vallée de Josaphat, non loin du jardin de Gethsémani, où elle devait le rejoindre un an plus tard.



D'après Abbé Pradier, La Vie des Saints pour tous les jours de l'année


Commentaire du jour

Saint Jean Chrysostome (v. 345-407), prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l'Église
Homélies sur saint Matthieu, n°46, 2-3 (trad. Véricel, L'Évangile commenté, p. 144-145)


La parabole du levain

Le Seigneur présente ensuite l'image du levain : ... de même que ce levain communique sa force à la masse de la farine, de même vous transformerez, vous aussi, le monde entier... Ne m'objectez pas : Que pourrons-nous faire, nous qui ne sommes que douze, jetés au milieu d'une si grande foule ? Ce qui fera précisément ressortir l'éclat de votre puissance, c'est que vous affrontiez la multitude sans reculer... C'est le Christ seul qui donne au levain sa puissance : il a mêlé à la multitude ceux qui avaient foi en lui, pour que nous nous communiquions les uns aux autres nos connaissances. Qu'on ne lui reproche donc pas le petit nombre de ces disciples, car la puissance du message est grande ; et quand la masse a fermenté, elle devient levain elle-même, à son tour, pour le reste...

Mais si douze hommes ont fait lever la terre entière, combien nous sommes mauvais, nous qui, malgré notre nombre considérable, ne parvenons pas à convertir ceux qui nous entourent, alors qu'un tel nombre devrait suffire à être le levain de milliers de mondes ! -- Mais ces douze, dites-vous, étaient les apôtres ! -- Et alors ? N'étaient-ils pas dans les mêmes conditions que nous ? N'habitaient-ils pas des villes ? Ne partageaient-ils pas notre sort ? N'exerçaient-ils pas des métiers ? Étaient-ils donc des anges descendus du ciel ? Vous dites qu'ils ont fait des miracles ? Mais ce n'est pas pour cela que nous les admirons. Jusqu'à quand parlerons-nous de leurs miracles pour cacher notre paresse ? ... -- Alors, d'où vient la grandeur des apôtres ? -- De leur mépris des richesses, de leur dédain de la gloire... C'est la façon de vivre qui donne l'éclat véritable et qui fait descendre la grâce de l'Esprit.


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MessageSujet: Re: Saint Anne et Saint Joachim Père et Mère de la très Sainte Vierge, commentaire du jour "La parabole du levain"   Mar 27 Juil - 1:24




SOPHIE







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