Forum Religion Catholique

Forum convivial pour partager notre foi, nos prières, accueillir tous les Catholiques qui souhaitent découvrir ou redécouvrir notre belle Religion
 
AccueilPortailCalendrierFAQS'enregistrerConnexion

Partager | 
 

 Saint Michel Garicoïts, Sainte Jeanne de Lestonnac et commentaire du jour "Jusqu'ici vous n'avez rien demandé en invoquant..."

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
sophie208
Assidu


Nombre de messages: 2936
Age: 43
Date d'inscription: 09/10/2008

MessageSujet: Saint Michel Garicoïts, Sainte Jeanne de Lestonnac et commentaire du jour "Jusqu'ici vous n'avez rien demandé en invoquant..."   Sam 15 Mai - 11:18


SAINT MICHEL GARICOÏTS
Fondateur des Prêtres du Sacré-Coeur de Jésus de Bétharram
(1797-1863)



Saint Michel Garicoïts naquit à Ibarre, village basque situé sur les contreforts des Pyrénées. Le petit Michel grandit en gardant les troupeaux. Ses parents, demeurés inviolablement fidèles à leur foi pendant la Révolution, cachaient dans leur maison les prêtres persécutés.

Devenir prêtre était le plus grand désir de Michel. Il parvint à son but grâce à la générosité d'un chanoine qui pourvut aux frais de ses études. Il fut ordonné prêtre le 20 décembre 1823.

Le jour où il sortit du grand Séminaire de Dax, on disait autour de lui qu'il était «un saint non plus à faire, mais tout fait.» Pourtant, lui-même disait souvent: «Si le bon Dieu ne m'avait pris, quel scélérat j'aurais été!»

Bien que Michel Garicoïts ne fut âgé que de vingt-huit ans, l'évêque de Bayonne le nomma directeur spirituel de la maison-mère des Soeurs de la Croix à Igon, localité voisine de Cambo. Durant trente-sept ans, il consacra les forces de son coeur et de son esprit à prêcher et à confesser quotidiennement ces religieuses et leurs novices.

En 1825, Michel Garicoïts est désigné pour le séminaire de Bétharram où il professe la philosophie et remplit les fonctions de directeur des consciences, de prédicateur, d'économe, et celle de supérieur dont il aura le titre officiel en 1831.

La France était encore bouleversée par la Révolution et l'idée de relever la situation prenait chaque jour plus de force dans le coeur du jeune abbé. Il forme alors le projet de fonder une société de prêtres s'engageant à accourir partout où la tâche serait la plus rude et la plus urgente. A trente-cinq ans, appuyé par les prières et les conseils de sainte Elizabeth Bichier des Ages, saint Michel Garicoïts fonde sa congrégation de Prêtres Auxiliaires pour les missions et l'éducation de la jeunesse dans le diocèse.

Les épreuves s'avèrent très rudes, car ceux qui devaient le soutenir ne le comprennent pas. Saint Michel Garicoïts en souffrit jusqu'à sa mort, mais sa patience et sa bonté eurent finalement raison de toutes les difficultés.

Sa doctrine spirituelle est condensée en quelques maximes brèves et saisissantes: "Dieu tout! moi rien! -- Mon Dieu, me voici sans retard, sans réserve, sans retour, par amour!» Ce saint fondateur doit la prospérité spirituelle de son oeuvre à sa vie de sacrifice et de constante immolation.

La veille de sa mort, le Saint vaquait encore à son ministère. La nuit du 13 mai 1863 une crise subite le terrassa. Il reçut les derniers sacrements et expira le lendemain en murmurant le premier verset du Miserere. Le souverain pontife Pie XI le béatifia le 15 mars 1923. Saint Michel Garicoïts avait communiqué un tel élan à ses disciples que son institut a essaimé partout à travers l'Europe, l'Amérique du Sud, jusqu'en Palestine et même en Chine.

Tiré de Marteau de Langle de Cary, 1959, tome II, p. 215-217 F.E.C. Edition 1932, p. 167-168 -- W. Schamoni, éd. 1955, p. 277


SAINTE JEANNE DE LESTONNAC
(1556-1640)



Nièce de Montaigne, Jeanne naît à Bordeaux, aînée d'une famille très en vue de la ville : son père, Richard de Lestonnac est Conseiller au Parlement et sa mère Jeanne Eyquem, est la soeur de l'humaniste Michel de Montaigne, auteur des Essais.

Le Calvinisme envahit la France et les guerres de religion désagrègent le pays. Sa mère, séduite par la Réforme, tente d'y attirer sa fille. Jeanne trouve en son père et son oncle Michel qui ont l'intuition de son conflit intérieur, des défenseurs de la foi Catholique.

A 17 ans elle est mariée à Gaston de Montferrant Landiras. Sept enfants viennent combler cet amour qui sera partagé pendant 24 ans. Suivent des mois de douleur et de rupture : son époux et son fils aîné meurent. Ensuite son père et son oncle.

Ses enfants n'ayant plus besoin d'elle, elle a 46 ans et entre chez les Feuillantines -Monastère Cistercien très strict- de Toulouse. Elle prend le nom de Jeanne de Saint Bernard.

Elle invoque l'Esprit pour que la lumière brille dans ses ténèbres. Soudain une double vision : Une multitude de jeunes en danger et Marie qui est là, présente. Et un double engagement de la part de Jeanne :Tendre la main à cette jeunesse en danger et vivre avec les attitudes de Marie.

A son retour des Feuillantines, Jeanne se retire dans ses terres de La Mothe. Elle vit patiemment une longue et confiante attente. Elle projette le nouvel Institut qui, tentera de remplir un manque concret en France au XVIIe siècle : l'éducation féminine dans toutes ses dimensions.

En 1605 une peste envahit Bordeaux. Jeanne brave la contagion et aide dans les quartiers les plus démunis. Là elle découvre le mystère du pauvre, présence vivante de Jésus. Ce service lui facilite aussi la rencontre avec des jeunes qui, attirées par sa personnalité, s'engagent dans son projet apostolique. Elle prend contact avec les jésuites de Bordes et Raymond préoccupés eux aussi par l'éducation des filles.

Le pape Paul V approuve la première communauté de la Compagnie de Marie Notre-Dame le 7 avril 1607. Jeanne a 50 ans.

Elle meurt le 2 février 1640 à l'âge de 84 ans laissant derrière elle une trentaine de Maisons de Notre-Dame.

Elle est canonisée le 15 mai 1949 par Pie XI.



Commentaire du jour

Saint Jean-Marie Vianney (1786-1859), prêtre, curé d'Ars
Catéchisme sur la prière (in Monnin, Esprit du Curé d'Ars ; cf bréviaire)


« Jusqu'ici vous n'avez rien demandé en invoquant mon nom. Demandez et vous recevrez ; ainsi vous serez comblés de joie. »

Voyez, mes enfants : le trésor d'un chrétien n'est pas sur la terre, il est dans le ciel (Mt 6,20). Eh bien ! notre pensée doit aller où est notre trésor. L'homme a une belle fonction, celle de prier et d'aimer. Vous priez, vous aimez : voilà le bonheur de l'homme sur la terre.

La prière n'est autre chose qu'une union avec Dieu. Quand on a le cœur pur et uni à Dieu, on sent en soi un baume, une douceur qui enivre, une lumière qui éblouit. Dans cette union intime, Dieu et l'âme sont comme deux morceaux de cire fondus ensemble ; on ne peut plus les séparer. C'est une chose bien belle que cette union de Dieu avec sa petite créature. C'est un bonheur qu'on ne peut pas comprendre. Nous avions mérité de ne pas prier ; mais Dieu, dans sa bonté, nous a permis de lui parler. Notre prière est un encens qu'il reçoit avec un extrême plaisir.

Mes enfants, vous avez un petit cœur, mais la prière l'élargit et le rend capable d'aimer Dieu. La prière est un avant-goût du ciel, un écoulement du paradis. Elle ne nous laisse jamais sans douceur. C'est un miel qui descend dans l'âme et adoucit tout. Les peines se fondent devant une prière bien faite, comme la neige devant le soleil.



Evangile au Quotidien
Revenir en haut Aller en bas
 

Saint Michel Garicoïts, Sainte Jeanne de Lestonnac et commentaire du jour "Jusqu'ici vous n'avez rien demandé en invoquant..."

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» 4 èmes séminaire de Saint-Etienne
» L'astuce du jour : suivre l'évolution d'une grosse boucle
» Michel Tougne
» Apostille au Crépuscule de Michel Onfray
» Michel Thomas - Harrap's Apprendre Espagnol

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Forum Religion Catholique :: Prières aux Saints :: Prières aux Saints et Saintes-