sophie208 Assidu

Nombre de messages: 2936 Age: 43 Date d'inscription: 09/10/2008
 | Sujet: Saint Anselme Archevêque de Cantorbéry et commentaire du jour "Moi, je suis le pain de vie" Mer 21 Avr - 11:08 | |
| SAINT ANSELME Archevêque de Cantorbéry et Docteur de l'Église (1033-1109) Anselme naquit à Aoste, en Piémont. Sa pieuse mère Ermengarde lui apprit de bonne heure à aimer Dieu et la très Sainte Vierge ; mais, privé du soutien maternel vers l'âge de quinze ans, poursuivi dans sa vocation religieuse par un père mondain et intraitable, il se laissa entraîner par le monde.Las d'être la victime de son père, il s'enfuit en France, et se fixa comme étudiant à l'abbaye du Bec, en Normandie. Là il dit à Lafranc, chef de cette célèbre école : "Trois chemins me sont ouverts : être religieux au Bec, vivre en ermite, ou rester dans le monde pour soulager les pauvres avec mes richesses : parlez, je vous obéis." Lafranc se prononça pour la vie religieuse. Ce jour-là, l'abbaye du Bec fit la plus brillante de ses conquêtes. Anselme avait vingt-sept ans.Quand bientôt Lafranc prit possession du siège archiépiscopal de Cantorbéry, il fut élu prieur de l'abbaye, malgré toutes ses résistances ; il était déjà non seulement un savant, mais un Saint. De prieur, il devint abbé, et dut encore accepter par force ce fardeau, dont lui seul se croyait indigne. Sa vertu croissait avec la grandeur de ses charges. Le temps que lui laissait libre la conduite du couvent, il le passait dans l'étude de l'Écriture Sainte et la composition d'ouvrages pieux ou philosophiques.La prière toutefois passait avant tout le reste ; l'aube le retrouvait fréquemment à genoux. Un jour le frère excitateur, allant réveiller ses frères pour le chant des Matines, aperçut dans la salle du chapitre, une vive lumière ; c'était le saint abbé en prière, environné d'une auréole de feu.Forcé par la voix du Ciel, le roi d'Angleterre, Guillaume, le nomme archevêque de Cantorbéry ; Anselme refuse obstinément ; mais, malgré lui, il est porté en triomphe sur le trône des Pontifes. Huit mois après, il n'était pas sacré ; c'est qu'il exigeait comme condition la restitution des biens enlevés par le roi à l'Église de Cantorbéry. Le roi promit ; mais il manqua à sa parole, et dès lors Anselme, inébranlable dans le maintien de ses droits, ne fut plus qu'un grand persécuté. Obligé de fuir, il traversa triomphalement la France, et alla visiter le Pape, qui le proclama hautement "héros de doctrine et de vertu ; intrépide dans les combats de la foi."Quand Anselme apprit la mort tragique de Guillaume dans une partie de chasse, il s'écria en fondant en larmes : "Hélas! J'eusse donné ma vie pour lui épargner cette mort terrible !" Anselme put revenir en Angleterre, vivre quelques années en paix sur son siège, et il vit refleurir la religion dans son Église.Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.Commentaire du jour Baudoin de Ford (?-v. 1190), abbé cistercien Le Sacrement de l'autel, II, 3 (trad. SC 93, p.255s.) « Moi, je suis le pain de vie » Le Christ dit : « Qui vient à moi n'aura plus faim, qui croit en moi n'aura plus soif »... Et le psalmiste dit : « Le pain raffermit le coeur de l'homme » et « le vin réjouit le coeur de l'homme » (103,15). Pour ceux qui croient en lui, le Christ est nourriture et breuvage, pain et vin. Pain qui fortifie et raffermit..., breuvage et vin qui réjouit... Tout ce qui en nous est fort et solide, joyeux et allègre pour accomplir les commandements de Dieu, supporter la souffrance, exécuter l'obéissance et défendre la justice, tout cela est force de ce pain et joie de ce vin. Bienheureux ceux qui agissent fortement et joyeusement ! Et comme personne ne le peut de lui-même, bienheureux ceux qui désirent avidement pratiquer ce qui est juste et honnête, et être en toutes choses fortifiés et réjouis par celui qui a dit : « Bienheureux ceux qui ont faim et soif de la justice » (Mt 5,6). Si le Christ est le pain et le breuvage qui assurent maintenant la force et la joie des justes, combien plus le sera-t-il au ciel, quand il se donnera aux justes sans mesure ?
Remarquons-le, dans les paroles du Christ..., cette nourriture qui demeure pour la vie éternelle est appelée pain du ciel, vrai pain, pain de Dieu, pain de vie... Pain de Dieu pour le distinguer du pain qui est fait et préparé par le boulanger...; pain de vie, pour le distinguer de ce pain périssable qui n'est pas la vie et ne la donne pas, mais la conserve à peine, difficilement et pour un temps. Celui-là au contraire est la vie, donne la vie, conserve une vie qui ne doit rien à la mort. Evangile au Quotidien
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 | Sujet: Re: Saint Anselme Archevêque de Cantorbéry et commentaire du jour "Moi, je suis le pain de vie" Mer 21 Avr - 22:32 | |
| SAINT ANSELME de Cantorbéry prie pour nous  |
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