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 le sacrement de Réconciliation

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AuteurMessage
Thierry
Invité



MessageSujet: le sacrement de Réconciliation   Ven 30 Sep - 23:28

le sacrement de Réconciliation



Le sacrement de réconciliation ou de pénitence : un nouveau départ toujours possible
Personne ne peut fermer les yeux devant un fait évident : le mal est présent dans le monde.De même, dans la vie de chacun d’entre nous, il y a la faute et la défaillance. Comme chrétiens, nous croyons que la faute ne concerne pas que nous seuls mais qu’elle atteint Dieu. Cependant, nous sommes convaincus que Dieu est l’amour absolu, qu’il vient à notre rencontre et nous tend la main pour un nouveau départ. C’est pourquoi existe, dans l’Eglise catholique le sacrement du pardon ou de la réconciliation. On l’appelle aussi sacrement de pénitence ou “confession”. Par ce sacrement, le prêtre remet, au nom de Dieu et par la mission reçue de Jésus, les fautes commises. Ce sacrement du pardon peut être administré dans des conditions différentes : dans une église (certains préfèrent le recevoir au confessionnal), au chevet d’un malade ou au cours d’un entretien personnel avec un prêtre dans un endroit quelconque.
Le sacrement de réconciliation et le dialogue avec un prêtre

Ce sacrement est le signe de l'amour infini de Dieu. Le pardon de Dieu est toujours possible si nous faisons une démarche vraiment sincère. En se reconnaissant pécheur, nous croyons que l'Amour infini de Dieu sera toujours le plus fort. Le dialogue avec un prêtre est le signe efficace de la reconciliation avec Dieu et avec nos frères. Le pardon de Dieu est exprimé par le prêtre. - Des prêtres sont disponibles pour le sacrement de réconciliation dans toutes les paroisses, sanctuaires, monastères. On se confesse habituellement au moins une fois par mois, ou au besoin.


Le coeur de Dieu est vulnérable comme le coeur d’une mère

Comme les entrailles d’une mère
Seigneur, ton amour est vulnérable
comme celui d’une mère ;
tu es “ému jusqu’aux entrailles”,
tu débordes de compassion
quand l’un de tes enfants
revient vers toi, déchiré,
et fait, simplement, l’aveu de sa misère.

Me voici devant toi, comme un enfant blessé
qui ne cherche pas à cacher ses plaies devant sa mère,
car, il sait, que c’est en lui découvrant son mal
qu’il va raviver sa tendresse maternelle.
Je suis ton enfant qui apprend à marcher,
tombe, titube et tombe encore,
se cogne sur le rebord de la table
et s’entaille les lèvres ou l’arcade sourcilière ;
Seigneur, c’est long l’apprentissage à la liberté !
J’ai des bosses et des blessures
sur le front, sur les genoux, partout...

Mais, je sais aussi que le jour où son enfant
est devenu un homme libre,
capable de tenir debout
et de prendre sa vie en main,
une mère ne se souvient plus qu’en riant
de toutes ses bêtises d’antan...

Toi aussi, Seigneur,
tu t’intéresses plus à mon devenir
qu’à mes péchés de jeunesse ;
tu regardes toujours devant et jamais en arrière ;
Sans doute, arriverai-je au ciel
avec des sparadraps un peu partout
et des cicatrices plein le coeur...
mais qu’importe, Seigneur !
L’essentiel n’est-il pas de marcher
et d’arriver jusqu’à toi ?

Je crois, Seigneur, que tu m’aimes
et je sais que faire l’aveu de son péché
devant quelqu’un qui nous aime
n’est ni honteux ni humiliant
mais source de liberté nouvelle
Seigneur, ton pardon m’émerveille !



Sacrement de réconciliation

La réconciliation est une dimension essentielle de la foi chrétienne. Ce sacrement nous fait vivre ce qu’a réalisé Jésus lui-même, signe de la miséricorde infinie de Dieu.
Ce sacrement appelé sacrement de la pénitence et de la réconciliation est indissociablement un temps de reconnaissance du péché et de renaissance spirituelle pour les baptisés.

Se reconnaître pécheur, se reconnaître coupable mais le reconnaître devant Dieu, c’est entrer dans une démarche de confiance car Dieu ne veut pas la mort du pécheur mais qu’il vive. Son amour est plus fort que toutes nos ruptures. La réconciliation permet à chacun d’exercer sa liberté.

Se réconcilier c’est changer sa façon de penser, de se comporter, de regarder l’autre et, tout en reconnaissant son manque d’amour, être capable d’un véritable changement.

Dans le sacrement de réconciliation, la démarche de confesser son péché personnellement auprès d’un prêtre, permet une prise de conscience lucide devant l’Eglise. Le prêtre invite alors à la conversion. La pénitence proposée au pécheur est à la fois un signe de réparation et une action de grâce pour le pardon reçu.
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Thierry
Invité



MessageSujet: Re: le sacrement de Réconciliation   Lun 3 Oct - 21:27

La confession

Questions / réponses


Questions

• "Pourquoi se confesser à un prêtre, alors que l’on peut demander directement pardon à Dieu ?"
• "Si cela s’est mal passé avec un prêtre, que faire alors ?"
• "Se confesse-t-on toujours dans un confessionnal ?"
• "Doit-on tout dire ?"
• "Le prêtre peut-il refuser le pardon ?"
• "Faut-il se confesser souvent ? Avant Pâques ?"
• "Est-ce l'Église qui a inventé la confession ?"
• "La confession a-t-elle à voir avec une aide psychologique ou spirituelle ?"
• "À partir de quel moment faut-il aller se confesser ? Le péché, ça commence où ?"
• "Quand nous récitons le "Je confesse à Dieu" ou "L'acte de contrition", cela ne peut-il pas nous servir à nous confesser directement à Dieu ?"
• "Pour le cas d'un avortement qui est un péché capital, y a-t-il une demande spéciale à faire pour obtenir la confession ? Le prêtre de mon Église peut-il me confesser ?"
• "L'Église ne fait-elle pas de nous des coupables, alors qu'il est rare de commettre le mal volontairement ?"
• "Peut-on communier si on ne s’est pas confessé ?"


Réponses

"Pourquoi se confesser à un prêtre, alors que l’on peut demander directement pardon à Dieu ?"

La confession est devenue, au cours de l’histoire, le lieu quasi exclusif du pardon, alors que la pratique quotidienne de l’Évangile, la prière et la célébration de la messe sont aussi des lieux de conversion et de réconciliation avec Dieu et avec les autres.

Cela dit, l’Église (catholique et orthodoxe) offre un rite où celui qui demande pardon s’entend dire de la part de Dieu : "Je te pardonne tous tes péchés". Et cette parole accomplit intérieurement ce qu’elle dit (c’est un sacrement) : elle efface définitivement le péché, elle donne la force d’en réparer les conséquences et aide à ne pas le commettre à nouveau.

Le sacrement, notamment dans des circonstances graves, donne donc une assurance plus objective d’être pardonné et soutenu que lorsque l’on est seul face à Dieu.

"Pourquoi s’en priver ?" disent les chrétiens – et particulièrement les jeunes – qui ont (re)découvert le sacrement du pardon.


"Si cela s’est mal passé avec un prêtre, que faire alors ?"

Une expérience difficile lors d’une confession peut effectivement briser durablement la confiance nécessaire pour cette démarche.

Pourtant, le prêtre qui accueille celui ou celle qui vient le trouver ne l’accueille pas en son nom personnel, mais au nom de Dieu et de son amour.

Ne faut-il pas alors dépasser un mauvais souvenir et rencontrer un autre prêtre ?

Auparavant, il est bon d’avoir redécouvert la signification du sacrement du pardon et ses différents aspects, et de se rappeler que le sacrement réalise pleinement ce qu’il dit (le pardon de Dieu) quelles que soient les qualités du prêtre.

Ainsi, la joie d’avoir reçu le pardon ne dépend plus seulement de celui qui le transmet.


"Se confesse-t-on toujours dans un confessionnal?"

Dans les premiers siècles de l’Église, la confession du péché et son absolution se faisaient publiquement, au milieu de l’église, au cours d’une célébration. Confession et absolution ont progressivement été vécues de manière privée et même intime. D’où l’invention, au XVIIe siècle, d’un meuble fermé, le confessionnal, placé dans les bas-côtés de l’église, et devenu le lieu pratiquement unique de la célébration du pardon.

Aujourd’hui, les lieux se sont diversifiés :

Si la confession et l’absolution restent individuelles, en revanche la préparation peut être vécue de façon communautaire : l’accueil et l’écoute de la Parole de Dieu se font avec tous, puis ceux qui le souhaitent vont rencontrer l’un des prêtres présents dans l’église pour une confession individuelle.

La célébration individuelle peut se dérouler dans un lieu autre que le confessionnal. Un espace plus accueillant est souvent aménagé dans l’église (ou dans le presbytère, le monastère, le lieu de retraite ou de pèlerinage…). Ce lieu doit assurer à la rencontre toute la discrétion et la dignité qu’elle requiert, ce qui favorise une certaine qualité de relation.


"Doit-on tout dire ?"

Il n'est pas dans l'esprit de la confession de cacher au prêtre une faute importante et de compter sur son absolution pour penser qu'elle est pardonnée.

Si "tout dire" paraît une obligation insupportable ou s'il y a un péché à cacher, c'est qu'il y a un problème… ou plutôt deux questions possibles :

J'ai peur d'avouer au prêtre un péché à cause duquel je pense qu'il va mal me juger. Il faut alors que je me souvienne qu'il n'est pas là pour me juger, que mon péché ne le concerne pas personnellement. Il est là au titre de la mission qu'il a reçue de me manifester le pardon de Dieu. Même s'il prend le temps d'en parler avec moi pour m'aider à progresser, il oubliera ma confession une fois l'absolution donnée.

J'ai peur de m'avouer à moi-même, clairement, une faute que je me reproche. Je peux prendre le temps d'arriver à cette clarification et confesser mes autres péchés pour en être libéré. Ici, il est bon de se tourner vers Dieu lui-même : il connaît mon péché depuis que je l'ai commis ; il m'appelle à le reconnaître, non pour m'accabler, mais au contraire pour progresser et avoir la joie de renouer consciemment la relation avec Lui, avec les autres et avec moi-même.
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Thierry
Invité



MessageSujet: Re: le sacrement de Réconciliation   Lun 3 Oct - 21:47

"Le prêtre peut-il refuser le pardon ?"


Exceptionnellement, le prêtre peut refuser le pardon ou le différer. Il ne la fera pas tant à cause de la gravité du péché que s'il mesure que des éléments essentiels de la confession ne sont pas présents.
Le prêtre peut estimer, par exemple :

. qu'il n'y a tout simplement pas de péché à pardonner… mais une difficulté à surmonter, où la culpabilité de la personne n'est pas en cause. Il peut proposer une bénédiction.

. qu'il n'y a aucune marque de regret et/ou que le pardon a été ou sera l'occasion de commettre le péché, la bonne conscience d'être pardonné(e) en plus. Il s'abstiendra d'entrer dans cet usage pervers du sacrement.

. que, dans des cas très graves, la personne doit entamer des démarches de réparation, par exemple de coopération avec la justice en cas de crime, avant de recevoir le sacrement du pardon. Le prêtre suspend alors le rite et diffère l'absolution.


Il est évident que, dans les cas évoqués et d'autres cas semblables, le prêtre ne prend pas sa décision sans y avoir profondément réfléchi et sans l'expliquer à la personne, qui doit comprendre l'attitude du prêtre et non pas seulement l'admettre.



"Faut-il se confesser souvent ? Avant Pâques ?"

Il n'y a pas d'obligation de recevoir souvent le sacrement du pardon, puisque celui-ci porte sur le péché que l'on estime avoir commis. Le sacrement dépend donc d'un éventuel péché.

L'Église catholique appelle cependant les fidèles à se confesser au moins une fois dans l'année, avant Pâques. Cet appel incite à ne pas perdre le contact avec ce sacrement. Il permet aussi de vivre le pardon, une expérience de mort et de résurrection, pour mieux entrer dans la mort et la résurrection du Christ. Au delà de cet appel précis, il y a parmi les chrétiens qui se confessent des pratiques très diverses. Ceux qui se confessent souvent disent ne pas le faire sans cesse, mais régulièrement, ce qui est effectivement différent : il n'y a pas d'angoisse chez eux, mais la joie et la paix que donne un rendez-vous avec Dieu grâce à son Église.

A ce titre, le témoignage d'une étudiante est évocateur : "Je me confesse souvent depuis que j'ai découvert qu'à chaque fois Dieu renoue le fil qui me relie à lui, ce fil que j'ai cassé par mon péché : chaque nœud me rapproche de lui ! Cela dit, le mieux est encore de ne pas casser le fil, d'autant que c'est aussi celui qui me relie aux autres".



"Est-ce l'Église qui a inventé la confession ?"


A proprement parler, l'Église n'a pas "inventé" les sacrements : c'est le Christ qui a pris l'initiative d'avoir tel geste ou telle parole, que l'Église a ensuite renouvelés au nom du Christ, grâce à son Esprit et de par la mission reçus de lui. Concernant le pardon, Jésus a lui-même pardonné à des pécheurs et il a confié aux apôtres le pardon : "Recevez l'Esprit Saint. Ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leurs seront remis" (Jean 20, 22-23).

Cependant, l'Église a été amenée dans l'histoire à inventer la forme du pardon en dehors du baptême (donné "pour la rémission des péchés") : après bien des débats, l'Église a jugé qu'elle devait manifester le pardon de Dieu à des baptisés qui, lors des persécutions des IIe et IIIe siècles, avaient renié leur foi dans le Christ, ainsi qu'à ceux qui avaient commis un meurtre ou un adultère. La confession du péché se faisait à l'évêque, publiquement ou à lui seul. L'acte de pénitence et l'absolution étaient données par l'évêque devant toute l'Église. Il s'agissait en quelque sorte d'un "deuxième baptême", et sa pratique revenait à ne le donner qu'une seule fois dans la vie.

Tout au long du Moyen Âge, la confession et le sacrement du pardon ont progressivement porté également sur des actes moins graves ; confession et sacrement ont été pratiqués de manière privée et renouvelable.



"La confession a-t-elle à voir avec une aide psychologique ou spirituelle ?"

La confession du péché et le sacrement du pardon apportent un réel réconfort psychologique et spirituel, comme beaucoup de chrétiens en font l'expérience.

Cependant, et pour éviter quelques déconvenues, il s'agit de distinguer le confesseur du psychologue ou de l'"accompagnateur spirituel".

Un prêtre n'est pas, par définition, un professionnel de la psychologie. S'il en a acquis quelques bases, c'est précisément pour discerner le besoin qu'un pénitent peut avoir d'un appui psychologique. A côté de sa démarche de conversion, il saura alors l'inviter à rencontrer, dans la mesure de ses possibilités, un spécialiste.

Si le pénitent attend d'un prêtre une aide spirituelle ponctuelle ou durable, mieux vaut qu'il le rencontre en dehors de la célébration du pardon, ou qu'il rencontre une personne (religieuse ou laïque) formée à l'accompagnement spirituel.

La célébration du pardon porte, quant à elle, "seulement" sur les péchés que le pénitent reconnaît avoir commis et sur son désir de conversion. Le prêtre doit certes l'aider à discerner ce qui va dans le sens du mal et ce qui va dans le sens du bien, à distinguer ce qui est important de ce qui ne l'est pas, à resituer les choses dans leur contexte, mais son rôle est d'abord de transmettre le sacrement du pardon.


"A partir de quel moment faut-il aller se confesser ? Le péché, ça commence où ?"


Il n'existe pas de frontières pour délimiter le territoire du péché, frontières que l'Église aurait posées un jour et que l'on franchirait plus ou moins consciemment.

Le péché commence là où l'on estime que la faute que l'on a commise envers l'autre concerne aussi Dieu. Dieu, selon le croyant, est doublement concerné par le manque d'amour envers l'autre : d'abord parce qu'il nous a appelé à aimer - " Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés ", dit le Christ (Jean 15,12) - ensuite parce qu'en nous pardonnant de ne pas avoir répondu à son appel, il nous permet de mieux aimer. La prise de conscience du péché se noue donc dans une relation à Dieu.

Jésus a même commencé par offrir le pardon autour de lui, ce qui a permis à des gens de se reconnaître pécheurs, de se convertir et d'être réconciliés, par Jésus, avec les autres et avec Dieu : Zachée(Luc 19, 1-10), la "pécheresse pardonnée" (Jean 8, 2-11).

C'est à cette étape de la relation avec Dieu, donc à l'écoute de l'Évangile, que l'on peut avoir une "conscience chrétienne" d'avoir manqué à l'amour, nommer sa faute "péché" et en faire l'occasion d'une réconciliation.


"Quand nous récitons le "Je confesse à Dieu" ou "L'acte de contrition", cela ne peut-il pas nous servir à nous confesser directement à Dieu ?"

Si, et l'Église propose bien ces prières comme une façon de demander le pardon de Dieu et de le recevoir. C'est ensuite à chacun de s'interroger : tel péché ne nécessiterait-il pas, en fonction du poids de culpabilité qu'il porte, que je reçoive le sacrement du pardon ? C'est à dire une libération explicite de mon péché que l'Église a aussi la mission de me proposer, de la part du Christ.

Il y a 2000 ans en effet, les croyants pouvaient déjà demander pardon directement à Dieu dans leur prière. Mais Dieu a pris corps en Jésus pour que les pécheurs soient touchés par Sa présence à leur côté et s'entendent dire personnellement : "Je te pardonne".

On peut donc également estimer qu'une rencontre avec un prêtre ne serait pas inutile pour progresser dans la foi : la confession à un prêtre peut nourrir et fortifier la confession que, par ailleurs, l'on fait directement à Dieu dans sa prière personnelle ou dans la prière de l'Église .


"Pour le cas d'un avortement qui est un péché capital, y a-t-il une demande spéciale à faire pour obtenir la confession ? Le prêtre de mon Église peut-il me confesser ?"


Il n'y a, en principe, pas de demande spéciale à faire de votre part concernant le choix du prêtre, quelle que soit la gravité estimée ou réelle de votre péché. Vous pouvez donc vous confesser au prêtre de votre paroisse, sans avoir besoin, par exemple, de recourir à l'évêque, si tel était le sens de votre question.

Concernant un acte grave comme l'est effectivement l'avortement, il est vrai que, selon le droit de l'Église catholique, cet acte induit par lui-même un temps d'éloignement des sacrements et nécessite de rencontrer un prêtre pour une démarche de réconciliation. Seul le prêtre, en effet, en même temps qu'il donne le sacrement du pardon, peut clôre cette étape d'éloignement et rouvrir la possibilité de recevoir les sacrements.

Le prêtre doit avoir reçu cette mission de son évêque ; si ce n'est pas le cas, c'est à lui d'en faire la demande. Il demande alors à la personne de revenir le rencontrer pour pouvoir lui signifier sa pleine réintégration dans la vie de l'Église.

Mais pourquoi ce temps d'éloignement et cette mission à recevoir de l'évêque ? Une telle démarche est demandée au pénitent et au prêtre pour que l'un et l'autre prennent conscience du poids à la fois du péché et de la réconciliation. Ce temps de retrait doit aussi être vécu, dans l'esprit des catholiques, comme un temps de retraite : il permet d'entamer une démarche de guérison intérieure, souvent nécessaire dans le cas d'un acte qui a porté atteinte à la vie.

Le prêtre a donc aussi la mission d'accompagner la personne dans cette étape de "rétablissement", étape qui marquera la suite de son existence humaine et chrétienne. L'évêque doit en principe s'assurer que le prêtre a la capacité de mener à bien un tel accompagnement .


"L'Église ne fait-elle pas de nous des coupables, alors qu'il est rare de commettre le mal volontairement ?"


Il est vrai qu'au milieu de circonstances difficiles, donc "atténuantes", ou à cause de conditionnements psychologiques ou sociaux réels, il est difficile de déceler dans ses fautes sa propre part de culpabilité. C'est d'ailleurs une fois que l'on a éclairci les circonstances et les conditionnements de ses paroles, de ses pensées et de ses actes, que l'on voit mieux la part de liberté, même minime, qu'on y a mise et, surtout, que l'on pourrait y mettre. D'ailleurs, chacun de nous perçoit intuitivement, s'il ne se voile pas la face, sa responsabilité dans "ce qui est arrivé". Le dialogue avec un confident ou un confesseur peut aider à ne pas minimiser cette responsabilité et à ne pas l'exagérer non plus.

Car selon l'Église, l'aveu du péché est la parole libre d'un être libre, et qui cherche à l'être toujours plus face au mal avec l'appui de l'Esprit Saint.

Il ne s'agit donc pas de se culpabiliser sans raison, et encore moins d'avouer des péchés que l'on n'a pas commis ; il s'agit, en se connaissant le mieux possible ainsi que son environnement, de reconnaître et de prendre sa part de responsabilité dans sa relation aux autres, à Dieu et à soi-même.



"Peut-on communier si on ne s’est pas confessé ?"

L'Eglise demande que celui est conscient d'avoir commis un péché grave reçoive le sacrement de la Réconciliation avant d'aller communier. Elle s'appuie en cela sur l'exhortation de saint Paul, qu'il a adressée aux chrétiens de Corinthe (1 Cor. 11:27-29).

Cela ne signifie évidemment pas qu'un chrétien ira se confesser uniquement lorsqu'il aura conscience d'avoir commis un péché grave. Le sacrement de la Réconciliation a son utilité pour obtenir le pardon de tous les péchés : il aide ainsi au progrès dans la vie spirituelle et rend vraiment apte à la Communion. C'est la raison pour laquelle l'Eglise demande qu'on se confesse au moins qu'une fois l'an, durant le temps pascal. Par ailleurs, nous ne devons pas oublier que la partie pénitentielle qui commence chque messe, procure le pardon des péchés les moins graves. Elle prépare réellement à la célébration de l'Eucharistie et à la Communion.
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MessageSujet: Espace "échanges" du forum :: Echanges Lectures Spirituel ::Les Sacrements de Réconcilliation   Mar 23 Fév - 18:16

Bonjour Thierry,
ange4
Je confesse au curé qui met son étole, car j'ai confiance en lui quand il l'embrasse et l'a porte autour du cou, comme ça je suis sur que rien ne sera répété.
* Dans le temps, j'allais dans un confessionnal ET JE ME TROUVAIS SEUL (en présence de Dieu) Le curé était un lien aussi Sacré, et c'est plus facile d'atteindre la confiance : car en plus nous obtenons une réponse, pour s'exécuter à la tâche. Une fois par an ou 2 c'est bien (soit avant Noël, soit avant Pâque). Pour ma part, je ne suis pas fervante de le faire en publique, même si c'est dans une église!
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