Forum Religion Catholique

Forum convivial pour partager notre foi, nos prières, accueillir tous les Catholiques qui souhaitent découvrir ou redécouvrir notre belle Religion
 
AccueilPortailCalendrierFAQS'enregistrerConnexion

Partager | 
 

 Nativité du Seigneur (Noël), Saint Charbel et commentaire "Je viens vous annoncer une bonne nouvelle,..."

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
sophie208
Assidu


Nombre de messages: 2926
Age: 43
Date d'inscription: 09/10/2008

MessageSujet: Nativité du Seigneur (Noël), Saint Charbel et commentaire "Je viens vous annoncer une bonne nouvelle,..."   Jeu 24 Déc - 9:58


ce soir : NATIVITE DU SEIGNEUR (NOEL)
(Solennité)



Chantez au Seigneur un chant nouveau,

chantez au Seigneur, terre entière,
chantez au Seigneur et bénissez son nom !
De jour en jour, proclamez son salut,
racontez à tous les peuples sa gloire,
à toutes les nations ses merveilles !
Joie au ciel ! Exulte la terre !
Les masses de la mer mugissent,
la campagne tout entière est en fête.
Les arbres des forêts dansent de joie devant la face du Seigneur, car il vient, car il vient pour juger la terre.
Il jugera le monde avec justice, et les peuples selon sa vérité ! (Psaume 95, 1-3.11-13)

*******************

Aujourd'hui, les merveilles abondent, les richesses se multiplient, car le trésor est ouvert : celle qui enfante est mère et vierge, celui qui est enfanté est Dieu et homme... Ce trésor, il faut le cacher dans un champ (Mt 13,44) : que le mariage de la mère cache aux yeux du monde sa conception virginale, que les pleurs du nouveau-né dérobent aux regards des hommes cet enfantement sans douleur. Cachez, ô Marie, oui, cachez la splendeur de ce soleil levant ! (Lc 1,78) Couchez votre enfant dans une mangeoire ; enveloppez-le de langes, car ces langes sont toute notre richesse. Les langes du Sauveur sont plus précieux que la pourpre ; sa crèche est plus glorieuse que les trônes dorés des rois ; la pauvreté du Christ surpasse en valeur toute fortune et tout trésor.


Y a-t-il en effet richesse plus précieuse que cette humilité qui nous permet de gagner le Royaume des cieux et d'acquérir la grâce divine ? Il est écrit : « Heureux les pauvres en esprit car le Royaume des cieux est à eux » (Mt 5,3) et l'apôtre affirme : « Dieu résiste aux orgueilleux et donne sa grâce aux humbles » (Jc 4,6). Voyez combien l'humilité nous est recommandée dans la naissance de ce Sauveur. En venant dans le monde, il s'est anéanti lui-même ; il a pris la forme de serviteur, et son apparence est celle d'un homme (Ph 2,7).


Mais voulez-vous voir des richesses encore plus précieuses et une gloire plus grande encore ?... « Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis » (Jn 15,13). Les richesses de notre salut et de sa gloire, ce sont le sang précieux qui nous rachète et la croix du Seigneur.

(Saint Bernard, 1091-1153, 4ème sermon pour la nuit de Noël, §6)


SAINT CHARBEL MAKHLOUF
Prêtre et moine maronite
(1828-1898)




Saint Charbel Makhlouf naquit au Liban, le 8 mai 1828, dans le village maronite de Bika'Kafra. Sa mère le nomma Youssef.

Berger à l'âge de sept ans, il se réfugiait dans une grotte afin de prier à l'heure du midi loin des regards indiscrets, tandis que son troupeau se reposait. Youssef suivit aussi les leçons du maître d'école qui se résumaient alors à lire, à écrire, à prier et à servir la messe.

En 1851, Youssef ayant atteint sa vingt-troisième année, il résolut de quitter son village sans prévenir personne, pour se rendre au monastère de Notre-Dame de Maïfouk, de l'Ordre libanais maronite. Huit jours après son entrée, il prend l'habit et choisit le nom de Charbel, illustre martyr de l'Église d'Antioche, en l'an 107, sous Trajan. Dès le début de sa vie religieuse, sa générosité dépasse toute obligation. Il se signale surtout par la simplicité et la sincérité de sa piété. Le 1er octobre 1853, saint Charbel prononce les trois vœux de religion, acceptant joyeusement d'être victime perpétuelle jusqu'à sa mort.

Aucun travail manuel ne rebutait cette âme d'élite. Il disait à son supérieur: «Donnez-moi, si vous m'en jugez digne, les corvées les plus rudes et les plus humiliantes.» Pendant plusieurs mois, on le chargea de nettoyer les couloirs et de collecter les ordures. Il dut défricher des terres incultes à l'aide de la plus lourde pioche qu'il maniait dix heures par jour.

En juillet 1859, Mgr Joseph Al Madrid lui conféra la prêtrise; saint Charbel était âgé de trente et un ans. Après son ordination, il passa seize ans à Annaya, avant d'avoir l'autorisation de se retirer dans l'ermitage du monastère où s'écouleront les vingt-trois dernières années de sa vie.

Là, dès son lever, le Père Charbel se dirige vers la chapelle où il demeure cinq heures en adoration. A le considérer, on constatait que son coeur, son âme et ses pensées étaient toutes plongées en Dieu. Presque continuellement agenouillé, il fixe le tabernacle et s'absorbe dans une profonde méditation. Le saint solitaire entretenait sa vie d'oraison par le silence. Aux questions qui lui étaient posées, il ne répondait, aimablement, que le nécessaire. Un jour, avant la consécration du Saint Sacrifice de la messe, comme un froid intense sévissait, un frisson le prit subitement. Son compagnon s'aperçut de sa faiblesse et l'amena se reposer un instant. Après un second essai pour terminer sa messe, saint Charbel fut soudainement atteint de paralysie et dut s'aliter pour la première fois de sa vie.

Son agonie dura huit jours; agonie de paix, agonie de saint. «O Père de vérité, voici Votre Fils, victime pour Vous plaire...» Ses lèvres répétèrent continuellement ces paroles de la messe jusqu'au moment où il rendit sa grande âme à Dieu dans la nuit du 24 décembre 1898, vigile de la fête de Noël. Le plus grand prodige après celui de la vie de saint Charbel Makhlouf consiste dans l'état de conservation miraculeuse de son corps. Les foules se sont empressées d'accourir pour contempler ce prodige inouï qui s'est perpétué longtemps après sa mort.
L'Eglise universelle célèbre sa mémoire le 24 juillet. L'Eglise du Liban le célèbre également le 24 décembre, jour de sa naissance au ciel.



Nativité du Seigneur Jésus-Christ (messe de la nuit) : Lc 2,1-14

Commentaire du jour



Saint Alphonse-Marie de Liguori (1696-1787), évêque et docteur de l'Eglise
Discours pour la neuvaine de Noël, n° 10 (trad. Eds. Saint Paul 1993, p. 133s rev.)


« Je viens vous annoncer une bonne nouvelle, une grande joie pour tout le peuple »

« Je vous annonce une grande joie. » Telles sont les paroles de l'ange aux bergers de Bethléem. Je vous les redis aujourd'hui, âmes fidèles : je vous apporte une nouvelle qui doit vous causer une grande joie. Pour de pauvres exilés, condamnés à mort, peut-il y avoir plus heureuse nouvelle que celle de l'apparition de leur Sauveur, venu non seulement les délivrer de la mort, mais leur obtenir le retour dans la patrie ? C'est précisément ce que je vous annonce : « Un Sauveur vous est né »...

Quand un monarque fait sa première entrée dans une ville de son royaume, on lui rend les plus grands honneurs ; que de décors, que d'arcs de triomphe ! Prépare-toi donc, ô heureuse Bethléem, à recevoir dignement ton Roi... Sache, te dit le prophète (Mi 5,1), que parmi toutes les cités de la terre, tu es la plus favorisée, puisque c'est toi que le Roi du ciel a choisie pour lieu de sa naissance ici-bas, afin de régner ensuite non pas seulement sur la Judée, mais sur les coeurs des hommes en tous lieux... Qu'auront dit les anges en voyant la Mère de Dieu entrer dans une grotte pour y enfanter le Roi des rois ! Les enfants des princes viennent au monde dans des appartements étincelants d'or...; ils sont entourés des plus hauts dignitaires du royaume. Le Roi du ciel, lui, veut naître dans une étable froide et sans feu ; pour se couvrir, il n'a que de pauvres lambeaux ; pour reposer ses membres, qu'une mangeoire misérable avec un peu de paille...

Ah ! La seule considération de la naissance de Jésus Christ et des circonstances qui l'accompagnèrent, devrait nous embraser d'amour ; et les seuls mots de grotte, de mangeoire, de paille, de lait, de vagissements, replaçant devant nos yeux l'Enfant de Bethléem, devraient être pour nous autant de flèches enflammées blessant d'amour tous nos coeurs. Heureuse grotte, mangeoire, paille ! Mais bien plus heureuses les âmes qui chérissent avec ferveur et tendresse ce Seigneur tant digne d'amour et qui, brûlant de charité ardente, le reçoivent dans la sainte communion. Avec quel élan, avec quelle joie Jésus vient reposer dans l'âme qui l'aime vraiment !


Evangile au Quotidien
Evangelizo.org 2001-2009





















Revenir en haut Aller en bas
 

Nativité du Seigneur (Noël), Saint Charbel et commentaire "Je viens vous annoncer une bonne nouvelle,..."

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Bourgeois Gentilhomme - Acte II "Résumé"
» chapitre 7 " Ne jugez pas, afin de n'être pas jugés ; .
» content de vous retrouver et lachez vous sans tabou,ici tout es permis
» Débat : Etes-vous critiqué parce que vous aimez les mangas ?
» BONNE CONTINUATION

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Forum Religion Catholique :: Prières aux Saints :: Prières aux Saints et Saintes-