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Nombre de messages: 2926 Age: 43 Date d'inscription: 09/10/2008
 | Sujet: Sainte Rose-Philippine Duchesne Religieuse et commentaire du jour "Il convoqua ses serviteurs" Mer 18 Nov - 11:39 | |
| Sainte Rose-Philippine Duchesne Religieuse, de la Société du Sacré Coeur (1769-1852) ROSE-PHILIPPINE DUCHESNE naquit à Grenoble (France) le 29 août 1769. Baptisée en l'église St Louis elle reçoit comme en présage, les noms de l'apôtre Philippe et de Rose de Lima, première sainte du Nouveau Continent. Son éducation commence au couvent de la Visitation de Ste Marie d'En-Haut ; attirée par la vie contemplative des religieuses, elle entre comme novice au monastère à 18 ans.
A l'époque de la Révolution française la communauté est dispersée; et Philippine retourne dans sa famille; elle se dévoue alors à soulager les prisonniers, les malades et les pauvres. Après le Concordat de 1801, elle tente avec quelques compagnes de faire revivre le monastère de la Visitation, mais en vain.
En 1804 Philippine apprend la fondation d'une nouvelle Congrégation: la Société du Sacré Cœur de Jésus et elle offre son monastère à la fondatrice, Madeleine-Sophie Barat ; elle est prête à entrer dans la Congrégation. Peu après Mère Barat arrive à Ste Marie et accueille Philippine et ses compagnes comme novices dans la Société.
Après sa profession religieuse, en même temps que son désir de vie contemplative, un appel pour les missions, entendu dès l'adolescence, devient plus pressant. Dans une lettre à Mère Barat elle confie l'expérience spirituelle qu'elle vient de vivre au cours de la nuit d'adoration du Jeudi Saint devant l'Eucharistie ; " Toute la nuit j'ai été dans le nouveau continent ... je portais partout mon trésor (le St Sacrement) ... J'avais bien à faire aussi avec tous mes sacrifices à offrir : une mère, des sœurs, des parents, une montagne ... Quand vous me direz "Voici que je vous envoie, je répondrai vite : je pars" ". Elle attendra encore 12 ans.
En 1818 son rêve se réalise : elle part pour répondre à la demande de l'évêque de la Louisiane qui cherchait une congrégation éducatrice pour l'aider à annoncer l'Evangile aux Indiens et aux jeunes français de son diocèse. A St Charles, près de St Louis (Missouri) elle fonde la première maison de la Société hors d'Europe. Ce n'est qu'une cabane en bois. Là elle rencontre toutes les austérités d'une vie de pionnier : l'extrême froid, la dureté du travail, le manque d'argent. Elle a aussi beaucoup de difficulté à apprendre l'anglais ; le courrier est lent, les lettres de sa chère France souvent n'arrivent pas ; mais elle s'efforce d'être fidèle en demeurant très unie à la Société en France.
Philippine et ses quatre compagnes religieuses vont de l'avant. En 1820 elle ouvre la première école gratuite à l'ouest du Mississipi. Dès 1828 six maisons sont ouvertes qui accueillent les jeunes élèves du Missouri et de la Louisiane. Elle les aime et leur rend bien des services, mais dans son cœur elle aspire toujours à travailler auprès des Indiens. A 72 ans Philippine est déchargée de toute responsabilité ; une école pour les Potawatomis va s'ouvrir à Sugar Creek dans le Kansas.
Beaucoup de personnes pensent que sa santé est trop délabrée pour qu'elle y parte, mais le Jésuite qui dirige cette mission insiste ; "Elle doit venir ; elle n'est pas capable de beaucoup de travail mais elle assurera le succès de la mission par sa prière. Sa présence attirera toutes sortes de faveurs divines sur nos travaux".
Elle reste seulement un an avec les Potawatomis ; cependant son courage n'a pas diminué et ses longues heures de prière contemplative amènent les Indiens à la nommer : "La femme qui prie toujours". Mais sa santé ne résiste pas au régime du village. Dès juillet 1842 elle regagne St Charles bien que son désir pour les missions soit toujours vivant dans son cœur ; "J'éprouve le même désir ardent pour la mission des Rocky montagnes ou tout autre semblable, que j'éprouvais en France pour venir en Amérique ...".
Philippine Duchesne est morte à St Charles le 18 novembre 1852 à l'âge de 83 ans.
Elle est canonisée par le pape Jean-Paul II le 3 juillet 1988.Site officiel du Vatican - © Copyright 2000 - Libreria Editrice Vaticana
DÉDICACE des BASILIQUES des SAINTS APÔTRES PIERRE et PAUL (en 324) Après avoir célébré, le 5 août, la Dédicace de Sainte-Marie-des-Neiges, plus connue sous le nom de Sainte-Marie-Majeure, le 29 septembre celle de Saint Michel et le 6 novembre celle de Saint-Jean-de-Latran, l´Église fête aujourd´hui la Dédicace des basiliques de Saint-Pierre et de Saint-Paul à Rome. Tous ces anniversaires se placent pendant le Temps après la Pentecôte, période pendant laquelle nous donnons toutes nos pensées à l´Église dont nos temples sont l´image vivante.
La basilique de Saint-Pierre au Vatican et celle de Saint-Paul-hors-les-Murs, construites toutes deux par les soins de Constantin à l´endroit même de leur martyre, le cèdent à peine en importance à celle de Saint-Jean-de-Latran. Saint-Pierre s´élève sur l´emplacement du cirque de Néron et sous son maître-autel reposent les restes sacrés du Chef des Apôtres; elle est devenue comme le centre du monde chrétien. Déjà remarquable au IVe siècle, elle fut agrandie plus tard, puis reconstruite au XVIe siècle, parce qu´elle tombait de vétusté. Elle fut consacrée par le pape Urbain VIII le 18 novembre 1626.
La basilique de Saint-Paul est située à l´autre extrémité de la ville, sur le tombeau du grand Apôtre des nations. Ayant été presque complètement détruite par un incendie en 1823, cette église fut reconstruite par les papes Grégoire XVI et Pie IX, et consacrée par ce dernier le 10 décembre 1854. On maintient néanmoins la célébration des anniversaires des deux Dédicaces sous la date primitive du 18 novembre.Dom Gaspar Lefebvre, Missel
Commentaire du jour Sainte Gertrude d'Helfta (1256-1301), moniale bénédictine Les Exercices, 7, Prime (trad. SC 127, p. 265 rev.)
« Il convoqua ses serviteurs »
O Vérité chérie, ô juste Équité de Dieu, comment comparaîtrai-je devant ta face, portant mon iniquité..., le fardeau de ma trop grande négligence ? Le trésor de la foi chrétienne et de la vie spirituelle, hélas, je ne l'ai pas donné au trésor des banquiers de la charité, où tu aurais pu le retirer ensuite, selon ta volonté, accru des intérêts de toute la perfection. Le talent à moi confié, mon temps, non seulement je l'ai dépensé en vain, mais je l'ai même laissé fuir, gâté et perdu totalement. Où irai-je ? De quel côté me tournerai-je ? « Où fuirai-je loin de ta face ? » (Ps 138,7)
O Vérité, tu as pour assesseurs inséparables la justice et l'équité... Malheur à moi, si je comparais devant ton tribunal sans avoir d'avocat qui réponde pour moi. O Charité, toi, arrive à ma décharge. Toi, réponds pour moi. Toi, sollicite mon pardon. Toi, plaide ma cause afin que, grâce à toi, je vive.
Je sais ce que je ferai : « Je prendrai la coupe du salut » (Ps 115,13). Je placerai le calice de Jésus sur le plateau vide de la Vérité. Ainsi, je suppléerai à tout ce qui me manque. Ainsi je couvrirai tous mes péchés. Par ce calice je relèverai toutes mes ruines. Par ce calice je suppléerai, dignement et au-delà, à tout ce qu'il y a en moi d'imparfait...
O chère Vérité, venir à toi sans mon Jésus me serait intolérable ; mais avec mon Jésus, comparaître devant toi sera pour moi chose bien agréable et aimable. O Vérité, siège maintenant sur ton tribunal... « Je ne crains aucun mal. » (Ps 22,4)
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