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 LE CHEMIN DE LA CROIX

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MessageSujet: LE CHEMIN DE LA CROIX   Dim 1 Avr - 7:28:41

LE CHEMIN DE LA CROIX


Première station : Jésus est condamné à mort



Le Père : O mon peuple, ô mon enfant, tu frappes les lèvres qui cherchaient ton âme et tu veux tuer la Vie et mettre à mort l’Amour. Tu dresses un tribunal pour juger la Justice, tu aveugles la Lumière et châties par les verges la seule chair vraiment chaste du Fils de l’homme et tu lies les mains du Créateur comme si tu craignais qu’Il ne t’étreigne.

L’âme : Je suis devenu un fils des ténèbres en frappant les paupières du Soleil levant venu nous visiter. J’ai condamné mon Sauveur et fait tarir la source de ma propre vie. Pitié Seigneur, dans ta grande miséricorde pardonne à l’humanité qui cherche à se débarrasser de son seul moyen de salut. Libère-nous par le sang de celui que nous avons enchainé.

Jésus : Sois béni, Père, pour la puissance de ton amour qui m’a remis le jugement et permis de prendre sur moi la condamnation qui pesait sur le genre humain. Je te bénis pour la liberté glorieuse de tes enfants acquise par cette victoire remportée sur la puissance des ténèbres.


A chaque station :
Notre Père, Je vous salue Marie, gloire au Père.

Entre chaque station :
(V) Nous vous adorons, ô Jésus, et nous vous bénissons.
(R) Parce que vous avez racheté le monde par votre sainte Croix.


Deuxième station : Jésus est chargé de sa croix


Le Père : Mon Enfant, mon Unique, mon Bien-Aimé que je chéris infiniment plus qu’Abraham n’a pu aimer Isaac, voici qu’est montée vers moi l’interrogation de l’enfant qui portait sur son dos le bois de son propre holocauste : où est l’Agneau du sacrifice ? Mon Fils, mon Amour, tu es la réponse que l’Esprit inspira à Abraham : Dieu pourvoira. Tu es la fin de toute fatalité et de toute malédiction.

L’âme : L’arbre que Dieu avait planté au centre du jardin, je l’ai coupé dans ma folie d’enfant rageur et malheureux. L’arbre de vie, je l’ai maudit et le voici comme un instrument de mort sur les épaules de celui dont les membres vont porter les fruits de la vie et faire de ce lieu de tourments un nouvel Eden.

Jésus : La poutre qui était dans ton œil, je l’ai retirée et la clarté de ce que tu perçois maintenant est aveuglante pour toi. Sois patient dans cette épreuve, charge-toi de ma croix elle te portera, tu verras comme l’amour allège le joug de quiconque se met à mon école, tu verras comme il est doux le fardeau de celui qui porte les autres, de celui qui porte les pauvres. Et pourtant il porte Dieu, il porte le monde.

Notre Père, Je vous salue Marie, gloire au Père.

Entre chaque station :
(V) Nous vous adorons, ô Jésus, et nous vous bénissons.
(R) Parce que vous avez racheté le monde par votre sainte Croix.


Troisième station : Jésus tombe pour la première fois


Le Père : Je répandrai ma sagesse comme un vent impétueux de folie pour confondre la sagesse des sages et je répandrai une faiblesse nouvelle et sainte qui confondra la force des puissants. La voilà ma Sagesse, la voilà la folie de l’amour qui baise la poussière dont j’ai tiré les hommes. La voilà ma faiblesse, et la puissance de mon humilité : vous n’avez pas voulu revenir à moi et votre Dieu s’est converti à votre humanité, mais désormais c’est dans la poussière que nous avons rendez-vous.

L’âme : Je ne peux supporter de te voir tomber comme une idole de pierre. Il me semble que c’est ma propre chute que je contemple et je ne puis le supporter. Tes mains sont liées à la poutre et tu tombes sans pouvoir protéger ta Sainte Face. Apprends-moi le véritable abandon, apprends-moi à ne pas chercher à amortir mes chutes par l’autojustification. Apprends-moi à prendre sur moi la violence de l’humiliation pour que grandisse en moi la douceur et l’humilité.

Marie : Il est tombé mon Fils, Il est tombé mon petit Enfant. Il est tombé comme lorsqu’Il apprenait à marcher dans la poussière des rues de Nazareth. Et aujourd’hui une humanité nouvelle fait ses premiers pas et tombe et sait se relever tout de suite car elle ne compte plus sur sa force mais sur celle de Dieu. Elle se tait et silencieusement bénit ses bourreaux car ce n’est plus elle qui vit, c’est mon Fils qui vit en elle comme Il a vécu en moi.

Notre Père, Je vous salue Marie, gloire au Père.

Entre chaque station :
(V) Nous vous adorons, ô Jésus, et nous vous bénissons.
(R) Parce que vous avez racheté le monde par votre sainte Croix.


Quatrième station : Jésus rencontre sa Mère


Le Père : Mon peuple, ta misère me bouleverse plus que tes péchés , il est monté en moi ce cri que je ne peux contenir : consolez, consolez mon peuple. Et ce qu’aucun prophète n’a pu faire, une toute jeune fille l’accomplit. Parmi les filles d’Eve, elle a trouvé grâce à mes yeux, la voici l’Epousée du Consolateur. Et par elle, je vous consolerai comme une mère console ses enfants et par elle je console mon Fils qui porte l’affliction du monde.

L’âme : Marie, que fait-il ton Fils ? Pourquoi marche-t-il à la mort ? Qu’Il demeure avec nous car une nuée se lève et les ténèbres auront bientôt recouvert la terre. Femme, qui es-tu pour qu’ainsi Il te regarde, qu’y a-t-il entre toi et lui ? et ton regard de douleur et de force, de secrète joie et d’agonie mystérieuse, et vos âmes qui se touchent et s’appuient l’une sur l’autre et se reposent et communient aux racines de la souffrance ! Y a-t-il jamais eu une telle union intime entre l’homme et la femme ?

Jésus : O Mère, tu es venue, aussi aimantée par mon humanité divine que David l’était par l’arche de l’Alliance. Tu me cherchais dans la ville comme la fiancée au milieu des gardes. Tu m’as trouvé, aimée de mon âme, et ton regard transperce mon cœur aussi sûrement que la lance du soldat, et je sais qu’à ma vue ton coeur est déjà transpercé et s’unit au mien parfaitement.


Notre Père, Je vous salue Marie, gloire au Père.

Entre chaque station :
(V) Nous vous adorons, ô Jésus, et nous vous bénissons.
(R) Parce que vous avez racheté le monde par votre sainte Croix.


Cinquième station : Simon de Cyrène aide Jésus à porter sa croix

Le Père : Mes petits enfants, mes pauvres enfants, je voulais tant que vous viviez dans mon amour et le partage du bonheur, et voici que montent des cris de douleurs, des gémissements de souffrances sourdes, et jusque dans vos plaisirs se mêle l’amertume de vivre. Elle passe votre guérison, faites-la vôtre, prenez la Croix si vous aimez la Vie.

L’âme : tu m’invite à porter ta croix alors que je sais à peine porter le poids de mes jours et de mes peines, je souffre comme un homme, comment pourrais-je porter la souffrance de Dieu ? Mais tu me dis que ton fardeau ne m’écrasera pas, qu’il dilatera mon cœur et que, parce que j’aurais partagé la croix d’un autre, ma tristesse se changera en joie et cette joie-là personne ne pourra me la ravir.

Jésus : Mon corps, c’est ton corps. Mon corps est immense et toutes les croix ne sont plus qu’une seule Croix, et toutes les souffrances ne font plus qu’une et se reposent sur mon épaule, et pèsent sur mon cœur. Mais mon corps c’est aussi ton corps, et mon cœur c’est aussi ton cœur. Je te donne la force et je t’associe comme l’ami le plus précieux à la rédemption du monde.

Notre Père, Je vous salue Marie, gloire au Père.

Entre chaque station :
(V) Nous vous adorons, ô Jésus, et nous vous bénissons.
(R) Parce que vous avez racheté le monde par votre sainte Croix.
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MessageSujet: Re: LE CHEMIN DE LA CROIX   Dim 1 Avr - 7:33:34

Sixième station : Véronique essuie le visage de Jésus


Le Père : O ma ressemblance brisée ! Qui a vu le Fils a vu le Père. Et voici que se livrent les traits de la grande douleur de l’amour éconduit et le tourment de la miséricorde. Mon enfant, je t’aime avec ce visage-là, je t’aime défiguré par la lèpre du péché, je t’aime comme une mère chérit son enfant malade, son petit anormal ; il est unique parce qu’il est le sien.

Véronique : Reçois le baiser de ce linge, ô visage de l’amour et le plus beau des enfants des hommes. Le nouvel Adam est en train de naître, je le vois dans ce mélange d’eau, de sang et de boue. Plus que sur ce linge, pose-toi comme un sceau sur mon cœur, imprime à jamais ta ressemblance dans la chair du cœur de l’homme.

Jésus : Aime tout homme qui porte ce visage. Aime au-dessus de tout celui qu’on a frappé sans cause ou avec raison, aime celui qui a reçu les crachats du mépris et de l’anathème. Chéris la dissemblance chaque fois que tu la rencontres, sache qu’elle porte mon image. Mets-toi à l’école de cette femme qui, emportée par son amour, s’est précipitée vers moi comme François vers le lépreux.

Notre Père, Je vous salue Marie, gloire au Père.

Entre chaque station :
(V) Nous vous adorons, ô Jésus, et nous vous bénissons.
(R) Parce que vous avez racheté le monde par votre sainte Croix.



Septième station : Jésus tombe pour la deuxième fois


Le Père : « Quoi ! La voilà désertée la cité célèbre, la ville joyeuse ? Aussi ses jeunes hommes tomberont sur ses places… » Pourtant je l’avais promis : son pied ne se heurterait pas à la pierre. Mais j’aime les pierres de ce chemin de douleurs, chacune d’elle pourra devenir un fils de l’alliance si je ne retiens pas mon Fils qui sombre vers l’humanité qui a chu et demeure à terre. N’est-il pas venu pour la chute et le relèvement d’un grand nombre ?

L’âme : Mon Dieu, je n’ai ni le courage ni le désir de me relever. Et ce subtil orgueil me dit : à quoi bon se tenir debout et braver le ciel alors que tu es fait pour la terre qui t’attire ! O la vanité de mes jours qui voilaient s’élever vers toi et qui retournent inexorablement vers la nuit originelle ! Je voudrais que tu me laisses à ma misère mais ta force dans l’épreuve du chemin de croix me fascine.

Jésus : Je relève Adam de sa chute indéfiniment répétée, et cette force renouvelée dans mes bras, je te la promets, je te la donnerai chaque fois que tu t’approcheras du sacrement de réconciliation. Si tu t’y dérobe, je viendrais te chercher comme j’ai cherché Adam qui, dans sa honte, se cachait de Dieu. L’Amour ne sait rien d’autre qu’aimer et l’Amour couvre une multitude de péchés.

Notre Père, Je vous salue Marie, gloire au Père.

Entre chaque station :
(V) Nous vous adorons, ô Jésus, et nous vous bénissons.
(R) Parce que vous avez racheté le monde par votre sainte Croix.


Huitième station : Jésus rencontre les femmes de Jérusalem

Le Père : O mystère de la femme qui réjouit la création, ô filles de Sion venues consoler le cœur de Dieu, Marie, Véronique, et vous toutes filles de Jérusalem, filles de la ville qui tue les prophètes. Elle est au milieu de vous celle dont le cœur va être transpercé, l’honneur de votre race. Silencieuse, elle marchera avec vous dans les flammes de tous les Auschwitz jaillis de la haine des hommes contre Dieu, jusqu’à ce que tout Israël soit sauvé.

L’âme : Où étais-je, Seigneur, à l’heure de ton angoisse ? Qu’ai-je dit pour ta consolation ? Quelle main secourable t’ais-je tendue ? Seules les femmes s’approchent de toi, où sont-ils les disciples dont je fais partie ? Pourtant l’amour parfait bannit la crainte, j’ai tellement honte de mon manque d’amour et de ce terrible aveuglement. Unis-moi davantage à ta passion afin que je t’aime d’une si forte passion que j’en oublie mes propres tourments.

Jésus : Comme vous êtes bénies parmi les femmes, vous qui comprenez que la ruine de Jérusalem est proche puisque c’est le Temple qu’on abat. Oubliez ma souffrance, qu’elle ne soit pour vous qu’encouragement à souffrir les douleurs d’un enfantement terrible et nouveau. Bénies êtes-vous pour votre miséricorde, il vous sera également fait miséricorde au jour du malheur. Qu’ils soient bénis ceux qui oublient leur propre affliction pour consoler les autres.

Notre Père, Je vous salue Marie, gloire au Père.

Entre chaque station :
(V) Nous vous adorons, ô Jésus, et nous vous bénissons.
(R) Parce que vous avez racheté le monde par votre sainte Croix.


Neuvième station : Jésus tombe pour la troisième fois


Le Père : J’ai envoyé mon Fils en pensant qu’ils l’épargneraient, mais voici qu’ils tuent mon Amour, qu’ils se moquent et le bafouent. Son visage n’a plus d’apparence humaine. Ce visage, partout ils le chercheront, mais ils ont brisé le miroir et tué leur âme. Ils sont pourtant toujours mes enfants, s’ils connaissaient ma douleur, ils comprendraient à quel point ils sont aimés. Ils cesseraient de défigurer le Visage de l’Amour.

L’âme : J’ai commis l’irrémédiable et étouffé en moi la voix encore capable d’appeler Dieu. Je ne sais plus qui Il est. Je m’abîme en une chute infernale et personne à qui me retenir. Abraham n’a pu obtenir la grâce de Sodome et le feu du ciel consume la débauche, le suicide et le meurtre, le vertige des drogues et des alcools. Il n’est plus d’espérance.

Jésus : Je suis le juste, le seul qui justifie toutes les Sodome de la terre. C’est pour toi, c’est pour eux, que je tombe et je tombe plus bas que la plus profonde des déchéances humaines, car c’est Dieu qui tombe et par sa chute vient chercher et sauver ceux qui étaient perdus. Et le feu qui t’étais destiné me dévore en un baptême d’amour, ma langue est collée à mon palais et le cri qui monte en moi justifie le monde : Père pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font.

Notre Père, Je vous salue Marie, gloire au Père.

Entre chaque station :
(V) Nous vous adorons, ô Jésus, et nous vous bénissons.
(R) Parce que vous avez racheté le monde par votre sainte Croix.


Dixième station : Jésus est dépouillé de ses vêtements


Le Père : voilà que les frères homicides ont retiré le manteau de Joseph avant de faire descendre dans les ténèbres celui qui les délivrera des ténèbres d’Egypte. Ils ne savent pas ce qu’ils font, ils ne savent pas qu’ils hâtent l’heure du triomphe de celui qu’ils persécutent. Le manteau du nouvel Elie va frapper les eaux de la mort. Ceux qui ont dépouillé le Christ, je les revêtirai du Christ pour la Pâque éternelle et c’est vêtus de lui comme d’un vêtement de noce qu’ils paraîtront devant moi.

L’âme : Le Père s’est fait mendiant d’amour, il ne possédait qu’une seule brebis et comme mon père David je la lui ai dérobée, je lui ai retiré son unique parure. Par ta nudité, ô Christ, je veux désormais revêtir ceux qui sont nus dans le monde. Couvrir de tendresse le mal aimé, couvrir de justice et de miséricorde ceux que l’on dépouille de pain et de dignité, couvrir de ton Esprit Saint ceux qui ont faim et soif de te connaître. Je n’aurai pas assez de ma vie pour racheter la honte de ta nudité.

Jésus : C’est plus que le voile du Temple qui se déchire, c’est Dieu mis à nu. Le cœur qui a tant aimé les hommes se dévoile prêt à recevoir le coup de lance. Je vous rends ce manteau qui recouvrait ma chair pour rendre à mon Père le vêtement de ma chair et lui dire : je n’ai d’autre habit que la sueur du sang de l’angoisse de tes enfants, que la boue de leur misère. Maintenant Père, revêts-moi de ta gloire, qu’à mon tour je puisse les envelopper du manteau de la miséricorde.

Notre Père, Je vous salue Marie, gloire au Père.

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MessageSujet: Re: LE CHEMIN DE LA CROIX   Dim 1 Avr - 7:36:57

Onzième station : Jésus est mis en croix


Le Père : C’est moi qui vous ai créés et vous me clouez les mains pour que je ne puisse plus, pour que je cesse l’ouvrage de mes mains. Percées, elles deviennent des fontaines de vie abondante et les anges se penchent sur ce beau et grand mystère. Vous attachez l’Amour et par ces liens, l’Amour vous attachera à moi d’une manière indéfectible. Par défi suicidaire, vous vouliez épuiser l’Amour par tant de tortures, mais au bout de l’Amour il y a encore l’Amour de mon Fils bien-aimé.

L’âme : Jésus, fais de moi l’amant de ta croix. Donne-moi de désirer le transpercement de toute opacité pour qu’identifié à toi, passe par mes blessures la lumière de la gloire que tu as acquise. Souffrir avec toi n’est plus souffrir, et la souffrance de la croix ouvre une source intarissable de joie. L’épreuve de celui qui est cloué avec toi, prisonnier de l’Amour, ouvre le champ immense de la liberté spirituelle.

Jésus : Père, tu n’as voulu ni sacrifice ni holocauste, c’est la miséricorde que tu voulais ; elle avait déserté le fruit de tes mains, mais tu m’as fait un corps et je te dis : me voici pour faire ta volonté. Elle est arrivée l’heure de la grande Messe pour le monde, et me voici, hostie élevée au-dessus de terre. Que j’aime les clous, que j’aime la croix et l’eau vinaigrée et tous les éléments de cette liturgie qui sauve le monde.

Notre Père, Je vous salue Marie, gloire au Père.

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Douzième station : Jésus meurt sur la croix


Le Père : Il est monté jusqu’à moi le grand cri de l’Amour. Il résonnera éternellement, rien ne le fera plus taire, il s’élèvera à chaque seconde, de chaque eucharistie, de chaque acte de charité, de chaque sacrifice des saints qui sont d’autres Christ, de la foule immense des frères dont mon Fils est le premier-né. Jamais plus ne sera proclamée la victoire de la mort et de la destruction. Le cri qui monte jusqu’à moi couvre les cris de haine et de blasphème.

L’âme : O mon Roi, je fléchis les genoux devant ta seigneurie. O mon unique amour, je voudrais répondre à tes sept paroles d’amour mais aucun mot ne peut faire écho à l’infini. J’ai pris chez moi ta mère et mon cœur s’est encore plus dilaté, ma demeure est vaste comme le ciel empli du chant de la louange des chœurs angéliques. O mon attente dépassée, comment te rendrai-je tout le bien que tu m’as fait ?

Jésus : La Vie ne meurt pas. La grappe est pressée, elle n’est plus fruit mais vin nouveau. Et c’est dans cette ivresse nouvelle faite de douleur et d’amour que je m’endors sur le sein de mon Père car tout est accompli. Maintenant, sache que rien ne pourra t’arrêter dans ta marche vers le Royaume, mets tes pas dans les pas de celui qui a marché sur la mer et commandé aux éléments déchaînés. Où est-elle la haine des hommes à l’heure de ma mort ? L’amour a eu le dernier mot.

Notre Père, Je vous salue Marie, gloire au Père.

Entre chaque station :
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Treizième station : Jésus est descendu de la croix


Le Père : Elle s’achève l’élévation par laquelle l’Agneau, à qui revient la béatitude « heureux les doux », prend possession de la terre et l’arrache à la puissance de l’ennemi. Je tenais le corps d’Adam dans mes deux bras divins qu’il n’aurait jamais dû quitter, comme n’aurait jamais dû se rompre le baiser par lequel je lui donnai le souffle.. Golgotha, où vient de se jouer le bonheur de l’humanité, lieu du crâne, lieu où j’ai vu mourir Adam. Si l’homme avait connu la grande douleur que j’éprouvais en voyant mourir le premier homme, la grande douleur qui est la mienne de voir les fils de l’Eternel descendre dans le séjour des morts ! Et la douleur de voir la terrible agonie de mon Fils, l’agonie de mon âme qui met fin à toute désespérance ! La mort est morte, l’Amour est Vie et semence de vie.

Marie : Mon Dieu abandonné dans mes bras, mon Fils, mon Amour et mon Dieu. Mon Seigneur totalement livré, comme au jour de Noël, l’enfant dans mes bras. Et dans ce silence d’après les ténèbres, un autre enfantement prend place où ce ne sont plus mes entrailles qui s’ouvrent mais mon cœur. Et dans la douleur de ce transpercement je perçois le Corps de mon Enfant, l’Eglise, plus vaste que le monde. O mon Fils, le ciel et la terre sont remplis de l’écho de ta mort d’amour.

Notre Père, Je vous salue Marie, gloire au Père.

Entre chaque station :
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(R) Parce que vous avez racheté le monde par votre sainte Croix.


Quatorzième station : Jésus est mis au tombeau


Le Père : Le silence s’est fait, le silence de la plénitude qui précédait l’instant de la création, l’explosion lumineuse, l’extase de l’ Amour qui enfanta l’homme et la beauté du monde et de tout ce qu’il contient. En silence mon Verbe descend dans le séjour des morts. La Lumière de la Vie ouvre les yeux de ceux qui gisaient dans la vallée de l’ombre. En silence, il remonte, tenant Adam et Eve par la main, jamais plus il ne les lâchera, ensemble ils remontent pour qu’explose le grand Alléluia de Pâques.

Marie : Le Père a rempli mon cœur de l’huile de la sagesse et je veille comme la seule vierge sage d’un monde devenu fou. Et toute l’espérance du monde et toute sa foi brûlent dans mon cœur. Et le souffle de l’Esprit m’apaise et dit : non, ton Enfant n’est pas mort, il dort. Et dans le silence de ce grand sabbat du monde j’offre toutes les souffrances, toutes les humiliations et toute la détresse des hommes.

Notre Père, Je vous salue Marie, gloire au Père.

Entre chaque station :
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(R) Parce que vous avez racheté le monde par votre sainte Croix.


Frère Ephraïm
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