sophie208 Assidu

Nombre de messages: 2836 Age: 43 Date d'inscription: 09/10/2008
 | Sujet: Bienheureux Pierre de Luxembourg et commentaire du jour "La foule rendit gloire à Dieu..." Jeu 2 Juil - 13:05 | |
| BIENHEUREUX PIERRE de LUXEMBOURG Cardinal (1369-1387)

Ce bienheureux vint au monde le 20 juillet 1369, d'une famille illustre parmi les plus illustres de l'Europe entière. Ses moeurs intègres, son humilité, sa modestie, attirèrent sur lui l'admiration de tout le monde; sa dévotion savait s'allier avec les exigences extérieures, et il se faisait remarquer, en même temps que par sa gravité, par une aisance et une amabilité charmante.
A six ans, il voua à Dieu sa virginité, et poussa au même voeu sa soeur Jeanne, âgée de douze ans. Ayant appris que la charité était une vertu traditionnelle dans sa famille, il l'exerça dès son enfance avec le plus grand soin.
Chanoine à quinze ans, il dut, à seize ans, accepter l'évêché de Metz, sans toutefois avoir reçu encore les ordres sacrés, et il gouverna ce diocèse, ayant pour coadjuteur un évêque choisi dans l'Ordre de Saint-Dominique. L'épiscopat était au-dessus de l'âge de Pierre, mais non au-dessus de ses mérites. Il fit son entrée à Metz pieds nus et monté sur un âne: il bannit de son palais et de son entourage tout luxe et tout éclat; il ne fut magnifique qu'à l'égard des pauvres et pour la construction de nouveaux temples au Seigneur.
Il avait une extrême délicatesse de conscience et tenait son corps dans une grande servitude. Il vécut dans une grande pureté de coeur.
Plein de Dieu, il ne Le perdait jamais de vue, et sa vie fut une oraison continuelle; la prière, l'étude, le soin de son diocèse, occupaient tout son temps: "Puisqu'on a voulu me faire évêque, disait-il, il n'est plus de saison d'être un jeune homme." Plus d'une fois on le vit tomber en extase, environné de lumière.
Le Pape, frappé de sa sainteté, le créa cardinal; mais, dix mois après, Pierre tomba malade. Il mourut à l'âge de dix-huit ans.
Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.
Commentaire du jour
Saint Cyrille d'Alexandrie (380-444), évêque et docteur de l'Église
« La foule rendit gloire à Dieu qui a donné un tel pouvoir aux hommes »
Le paralysé, incurable, était étendu sur son lit. Après avoir épuisé l'art des médecins, il est venu, porté par les siens, vers le seul vrai médecin, le médecin qui vient du ciel. Mais quand il a été placé devant celui qui pouvait le guérir, c'est sa foi qui a attiré le regard du Seigneur. Pour bien montrer que cette foi détruisait le péché, Jésus a déclaré aussitôt : « Tes péchés sont pardonnés ». On me dira peut-être : « Cet homme voulait être guéri de sa maladie, pourquoi le Christ lui annonce-t-il la rémission de ses péchés ? » C'était pour que tu apprennes que Dieu voit le coeur de l'homme dans le silence et sans bruit, qu'il contemple les chemins de tous les vivants. L'Écriture dit en effet : « Les yeux du Seigneur observent les chemins de l'homme, ils surveillent tous ses sentiers » (Pr 5,21)...
Pourtant quand le Christ disait : « Tes péchés sont pardonnés », il laissait le champ libre à l'incrédulité de l'assistance ; le pardon des péchés ne se voit pas avec nos yeux de chair. Alors quand le paralysé se lève et marche, il manifeste avec évidence que le Christ possède la puissance de Dieu...
Qui possède ce pouvoir ? Lui seul ou nous aussi ? Nous aussi avec lui. Lui, il pardonne les péchés parce qu'il est l'homme-Dieu, le Seigneur de la Loi. Quant à nous, nous avons reçu de lui cette grâce admirable et merveilleuse, car il a voulu donner à l'homme ce pouvoir. Il a dit en effet aux apôtres : « Je vous le dis, en vérité : tout ce que vous aurez délié sur la terre sera délié dans le ciel » (Mt 18,18). Et encore : « Tout homme à qui vous remettrez ses péchés, ils lui seront remis » (Jn 20,23).
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