sophie208 Assidu

Nombre de messages: 2926 Age: 43 Date d'inscription: 09/10/2008
 | Sujet: Bienheureux François Coll et Saint François de Paule et le commentaire du jour "Abraham a vu mon jour, et il a été dans la joie" Jeu 2 Avr - 9:38 | |
| Bienheureux François Coll (1812-1875)François Coll et Guitart, fondateur des Dominicaines de l'Anunciata, est né à Gombren (Gérone) le 18 mai 1812, étant le dixième et dernier enfant d'un cardeur de laine. Dans un premier moment de sa vie il se dédia à la formation des enfants en même temps qu'à sa propre formation de séminariste à Vic, où il était entré en 1823. Par une claire inspiration de Dieu il rentra dans l'Ordre des Prêcheurs à Gérone en 1830 où il y demeura jusqu'à la Profession Perpétuelle et où il reçut le diaconat, jusqu'à ce qu'en 1835, la claustration des religieux l'oblige à vivre en dehors du couvent. Mais jamais il ne renonça à sa Profession Dominicaine, au contraire il l'a vécue avec toujours plus d'intensité. Avec le consentement de ses supérieurs, il reçoit le sacrement de l'Ordre avec le "titre de la pauvreté" en 1836 et il fut envoyé au ministère paroissial et ensuite à la prédication itinérante, comme cela correspondait à son Charisme dominicain. Il a pratiqué durant quarante ans une intense prédication dans toute la Catalogne, à travers des missions populaires, soit en groupe, soit en solitaire où il contribua à la rénovation religieuse de la société. Sa prédication fut toujours fidèle à l'Evangile et surmontait largement les circonstances adverses avec grande Foi en la vie éternelle. Nommé directeur de l'Ordre laïc dominicain en 1850, il eut en son pouvoir l'instrument juridique pour pouvoir remédier à un besoin de son époque et de sa région ; la formation chrétienne des jeunes dans les lieux les plus pauvres et délaissés et ainsi il posa les premières fondations de la Congrégation des Soeurs Dominicaines de l'Anunciata en 1856. Malade depuis 1869 de divers coups durs : comme la cécité et la perte des facultés mentales. Il meurt à Vic (Barcelone) le 2 avril 1875 et là on vénère son corps à la maison Mère de la Congrégation. Il fut béatifié solennellement par Jean -Paul II le 29 mai 1979.
DOMINICAINES DE L' ANUNCIATASAINT FRANÇOIS de PAULE Fondateur de l'Ordre des Frères Minimes (1416-1508) C'est dans la petite ville de Paule, en Calabre, que naquit le Saint qui poussa l'humilité jusqu'à vouloir être appelé le plus petit, le Minime, parmi les enfants de Jésus-Christ. François fut plus l'enfant de la grâce que de la nature, car il vint au monde contre toute espérance, et l'on aperçut pendant la nuit de sa naissance de vifs jets de lumière sur la toiture de la maison de ses parents, symbole du flambeau qui venait de paraître dans l'Église. L'enfance de ce petit prédestiné fut tout extraordinaire. Les veilles et les abstinences lui furent inspirées du Ciel dès l'âge le plus tendre; aussitôt après son lever, sa première pensée était de courir à l'église, où il passait la grande partie de ses journées, ne s'ennuyant jamais avec le bon Dieu, comme il disait dans son naïf langage. Admirons la belle réponse qu'il fit un jour à sa mère, qui le pressait, par un temps froid, de couvrir sa tête en récitant son rosaire: "Maman, lui dit-il, si je parlais à une reine, vous me commanderiez de me tenir nu-tête; mais la Sainte Vierge n'est-Elle pas plus que toutes les reines, puisqu'Elle est la Mère de Dieu et la Souveraine de l'univers?" Quand il eut treize ans, ses parents le placèrent pour un an dans un couvent de Saint-François; sa vertu et sa régularité y furent confirmées par des miracles. Un jour, le frère sacristain l'envoie chercher du feu pour l'encensoir; il y court et, n'ayant pas d'instrument, remplit sa robe de charbons ardents, qu'il dépose avec les doigts un à un dans l'encensoir, sans avoir ni sur les doigts ni sur son vêtement la moindre trace de brûlure. A quatorze ans, François se fit ermite et s'enfonça dans un rocher profond, au bord de la mer, résolu d'y vivre et d'y mourir oublié des hommes. Mais Dieu, qui le voulait fondateur d'un ordre religieux, lui envoya une foule de disciples, si bien qu'au bout de six ans il lui fallut bâtir un grand monastère où, nous dit un historien, François fit entrer plus de miracles que de pierres et de pièces de bois. Il guérit tant de malades, qu'il faisait le désespoir des médecins; il ressuscita plusieurs morts; il traversa le bras de mer qui sépare la Calabre de la Sicile sur son manteau, avec deux de ses frères. Mais le plus grand des miracles, c'est sa sainteté elle-même. La nuit, pendant que ses frères dormaient, il priait encore. Il allait toujours nu-pieds, à travers les rochers, la neige et la boue; le cilice était son vêtement, la terre son lit. A l'imitation de Notre-Seigneur, il passa des Carêmes entiers sans prendre de nourriture. C'est un fait d'histoire que le roi Louis XI, instruit de sa puissance miraculeuse, le fit venir pour obtenir sa guérison d'une maladie mortelle. Le Saint lui obtint plus que la santé du corps, il le prépara à mourir en chrétien. François mourut en France, un vendredi, à 3 heures de l'après-midi.
Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.Saint Ephrem (vers 306-373), diacre en Syrie, docteur de l'Église Sur Abraham et Isaac (trad. Sr Isabelle de la Source, Lire la Bible avec les Pères, Médiaspaul 1988, t. 1, p. 72) « Abraham a vu mon jour, et il a été dans la joie » À cause de leur âge, Abraham et sa femme étaient devenus incapables de donner la vie ; dans leurs corps à tous deux, la jeunesse s'était éteinte, mais leur espoir en Dieu restait bien vivant ; il ne faiblissait pas, il était indestructible.C'est pourquoi Abraham, contre toute espérance, engendra Isaac, qui a été une figure accomplie du Seigneur. Il n'était pas naturel, en effet, que le sein déjà mort de Sarah puisse concevoir Isaac et qu'elle le nourrisse de son lait ; il ne l'était pas davantage que la Vierge Marie, sans connaître d'homme, conçoive le Sauveur du monde, et l'enfante sans perdre son intégrité... Devant la tente, l'ange avait dit au patriarche : « L'an prochain, à pareille époque, Sarah aura un fils » (Gn 18,14). L'ange aussi...dit à Marie : « Voici que la Comblée-de-Grâce va engendrer un fils » (Lc 1,28.31). Sarah avait ri en pensant à sa stérilité, en regardant son âge (v.12) ; sans croire à la parole, elle s'était écriée : « Comment Abraham et moi pourrions-nous avoir un enfant ? Nous sommes usés tous les deux ! » Marie, en songeant à la virginité qu'elle voulait garder, hésitait ; elle a dit : « Comment cela va-t-il se faire puisque je ne connais point d'homme ? » (Lc 1,34) La promesse était, certes, contre nature, mais celui qui, contre toute espérance, avait donné Isaac à Sarah, est vraiment né lui-même, selon la chair, de la Vierge Marie.
Lorsqu'Isaac a vu le jour selon la parole de Dieu, Sarah et Abraham ont été remplis de joie. Lorsque Jésus est venu au monde selon l'annonce de Gabriel, Marie et Joseph ont été dans l'allégresse... « Qui aurait dit à Abraham que Sarah dans sa vieillesse allaiterait un fils ? » s'exclamait la stérile. « Qui aurait dit au monde que de mon sein virginal je nourrirais un enfant avec mon lait ? » s'écriait Marie. En fait, ce n'est pas à cause d'Isaac que Sarah s'est mise à rire, mais à cause de celui qui est né de Marie ; et comme Jean Baptiste a manifesté sa joie par son tressaillement dans le sein de sa mère, Sarah a manifesté la sienne en riant. L'Evangile au QuotidienEvangélizo.org 2001-2009 |
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