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 Méditation du Samedi 18 mars 2017 Saint Cyrille de Jérusalem, évêque et docteur de l'Église

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Jean Claude
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MessageSujet: Méditation du Samedi 18 mars 2017 Saint Cyrille de Jérusalem, évêque et docteur de l'Église   Sam 18 Mar - 9:31:46

Miséricorde : « Ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie »


Cette méditation est disponible au format audio: Ecouter en ligne.

Evangile selon St Luc chapitre 15, 1-32


Les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l’écouter. Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui : « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux ! »
Alors Jésus leur dit cette parabole : « Un homme avait deux fils. Le plus jeune dit à son père : “Père, donne-moi la part de fortune qui me revient.” Et le père leur partagea ses biens. Peu de jours après, le plus jeune rassembla tout ce qu’il avait, et partit pour un pays lointain où il dilapida sa fortune en menant une vie de désordre. Il avait tout dépensé, quand une grande famine survint dans ce pays, et il commença à se trouver dans le besoin. Il alla s’engager auprès d’un habitant de ce pays, qui l’envoya dans ses champs garder les porcs. Il aurait bien voulu se remplir le ventre avec les gousses que mangeaient les porcs, mais personne ne lui donnait rien. Alors il rentra en lui-même et se dit : “Combien d’ouvriers de mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim ! Je me lèverai, j’irai vers mon père, et je lui dirai : Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils. Traite-moi comme l’un de tes ouvriers.” Il se leva et s’en alla vers son père. Comme il était encore loin, son père l’aperçut et fut saisi de compassion ; il courut se jeter à son cou et le couvrit de baisers. Le fils lui dit : “Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.”
Mais le père dit à ses serviteurs : “Vite, apportez le plus beau vêtement pour l’habiller, mettez-lui une bague au doigt et des sandales aux pieds, allez chercher le veau gras, tuez-le, mangeons et festoyons, car mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé.” Et ils commencèrent à festoyer.
Or le fils aîné était aux champs. Quand il revint et fut près de la maison, il entendit la musique et les danses. Appelant un des serviteurs, il s’informa de ce qui se passait. Celui-ci répondit : “Ton frère est arrivé, et ton père a tué le veau gras, parce qu’il a retrouvé ton frère en bonne santé.” Alors le fils aîné se mit en colère, et il refusait d’entrer. Son père sortit le supplier. Mais il répliqua à son père : “Il y a tant d’années que je suis à ton service sans avoir jamais transgressé tes ordres, et jamais tu ne m’as donné un chevreau pour festoyer avec mes amis. Mais, quand ton fils que voilà est revenu après avoir dévoré ton bien avec des prostituées, tu as fait tuer pour lui le veau gras !” Le père répondit : “Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi.
Il fallait festoyer et se réjouir ; car ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé !” »

Prière d'introduction


Seigneur, j’ai déjà entendu cette parabole, je la connais. Je vais en profiter pour avoir une écoute plus profonde, centrée sur mon aujourd’hui. Aujourd’hui à travers la liturgie tu fais irruption dans ma vie avec cette parabole, ouvre mon cœur pour qu’il écoute ta voix.

Demande


Seigneur, fais-moi découvrir ma misère et ta miséricorde !

Points de réflexion


1. Paradoxalement, les saints sont ceux qui ont la plus grande conscience de leur misère. Saint François d’Assise, sainte Thérèse de Lisieux, saint François de Sales étaient convaincus de leur faiblesse. Sainte Thérèse d’Avila disait que l’humilité est la vérité. Les saints vivent dans la vérité, car ils vivent proches de Dieu. Ils ne sont pas plus misérables que nous mais, en vivant si remplis de l’amour de Dieu, la petitesse de leur amour leur saute aux yeux. Le premier exercice de la vie chrétienne est donc de se laisser conquérir par l’amour du père de la parabole. Il m’a pensé, il m’a créé, il m’a tout donné, il m’a envoyé son fils pour m’accompagner… Cet amour de Dieu s’est rendu visible dans le Christ : un Dieu qui m’aime jusqu’à offrir sa vie.

2. L’expérience de la miséricorde de Dieu et de ma propre misère sont comme inscrites dans une spirale ascendante. Plus je m’approche de l’amour de Dieu et plus je me rends compte de ma petitesse, et donc plus je veux me rapprocher de Dieu, etc. Notre faiblesse est un chemin vers Dieu, nos fautes peuvent devenir un tremplin vers la sainteté. En écoutant cette parabole nous pouvons demander à Dieu la délicatesse de conscience pour percevoir nos imperfections : notre indifférence, nos colères, nos paresses, nos envies, nos égoïsmes, etc. Nous ne demandons pas un regard culpabilisant autoréférentiel mais l’intelligence du cœur pour comprendre que ces attitudes sont déplacées, nous font du mal à nous et à notre prochain, et en conséquence, à Dieu qui nous aime.

3. « Père, donne-moi la part de fortune qui me revient ».

Chacun à sa manière de demander sa part d’héritage à Dieu. Refuser d’admettre nos faiblesses en est une, qui manifeste notre refus de dépendre de Dieu. Rester conscient de notre faiblesse tout en avançant sur notre chemin vers Dieu, c’est accepter notre dépendance totale. Dans la spirale qui nous conduit vers Dieu, aucun des deux termes n’est jamais nié, ni Dieu, ni nous-même. Nous restons complètement nous-même avec notre condition de pécheur pardonné, avec notre humanité divinisée dans le Christ, et Dieu, qui vient vivre en nous, n’en est pas pour autant dilué. Nous faisons l’expérience de cette réalité dans la confession : on arrive avec tout le poids de ses fautes, on rencontre Dieu qui pardonne, et on ressort débordant de paix tout en étant plus que jamais conscient de sa faiblesse.

Dialogue avec le Christ


Seigneur, donne-moi la grâce de connaître ma faiblesse et de faire l’expérience de ton amour. Je sais que mon bonheur n’est pas dans l’affirmation de ma perfection mais dans l’abandon à ton amour. Je sais que c’est en étant simplement ton enfant que je réaliserai pleinement ma vocation à l’amour.

Résolution


Profiter de mes faiblesses pour rencontrer l’amour miséricordieux de Dieu.

Frère Melchior Poisson, LC

_________________
« Qui se tient à cet enseignement,
reste attaché au Père et au Fils » (2 Jn 9)
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Méditation du Samedi 18 mars 2017 Saint Cyrille de Jérusalem, évêque et docteur de l'Église
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