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Nombre de messages: 2936 Age: 43 Date d'inscription: 09/10/2008
 | Sujet: Sainte Angèle Merici Vierge, fondatrice de la Congrégation des Ursulines, Saint Augustin Zhao Rong Prêtre et Martyr Ven 27 Jan - 23:11 | |
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SAINTE ANGÈLE MERICI Vierge, fondatrice de la Congrégation des Ursulines (1474-1540)

Sainte Angèle Merici naquit à Desonzano, sur le lac de Garde. Ses parents, profondément chrétiens, désiraient que leurs enfants trouvent leur bonheur dans la gloire de Dieu. Pour réaliser cet idéal, ils avaient fait un vrai sanctuaire de la maison paternelle où chacun travaillait sous le regard de Dieu et récitait la prière en commun. Une lecture dans un livre de piété ou dans la Vie des Saints terminait la journée.
A ces pieuses pratiques, Angèle ajoutait les rigueurs de la pénitence. Elle voua sa virginité au Seigneur à l'âge de neuf ans et renonça le jour même à toute parure. Elle perdit son père vers l'âge de treize ans ; sa mère mourut deux ans plus tard. Un oncle nommé Barthélémy la prit alors chez lui et s'attacha à favoriser ses pratiques de dévotion. Six ans s'écoulèrent avant que Dieu vienne lui ravir son unique sœur de sang et de sentiments ; le décès de l'oncle Barthélémy suivit de près cette perte vivement ressentie.
Doublement orpheline, Angèle rentra à la maison paternelle, acheva de se dépouiller de tout ce qu'elle possédait et se livra aux plus grandes austérités. Elle était alors âgée de vingt-deux ans. Afin de se sanctifier plus sûrement, elle s'affilia au Tiers-Ordre de Saint-François d'Assise.
En 1506, un jour qu'elle travaillait aux champs, une lumière éclatante l'environna soudain. Angèle vit une échelle s'élever du sol jusqu'au ciel et une troupe innombrable de vierges qui en parcouraient les échelons, soutenues par des anges. Une des vierges se tourna vers elle et lui dit : «Angèle, sache que Dieu t'a ménagé cette vision pour te révéler qu'avant de mourir tu fonderas, à Brescia, une société de vierges semblable à celles-ci.»
Dieu fournit à Sa servante les moyens de réaliser cet oracle, seulement vingt ans après la mémorable vision.
La réputation de sainteté d'Angèle Merici s'était répandue jusque dans la ville de Brescia. Les Patengoli, riche famille et grands bienfaiteurs des oeuvres pies, habitaient cette cité. En 1516, ayant perdu coup sur coup leurs deux fils, ils invitèrent Angèle à venir habiter avec eux pour les consoler dans leur peine. A partir de ce moment, sainte Angèle se fixa à Brescia, édifiant la ville par ses vertus. Chaque jour, on la voyait en compagnie de jeunes filles de son âge, rassembler les fillettes et leur enseigner la doctrine chrétienne, visiter les pauvres et les malades, instruire les grandes personnes qui venaient, en foule, écouter leurs conférences. Ces pieuses filles s'ingéniaient à rechercher les pécheurs jusque dans leur lieu de travail.
Suivant une pratique très usitée à cette époque, sainte Angèle Merici entreprit plusieurs pèlerinages. Comme elle se rendait un jour à Jérusalem avec un groupe de pèlerins, une mystérieuse cécité se déclara dans la ville de Candie, l'affligeant tout le reste du parcours, pour ne cesser qu'à son retour exactement au même endroit où elle avait perdu l'usage de la vue. Dans cette pénible circonstance, la Sainte vit comme un symbole du renoncement qui devait être à la base de tous ses projets. Le pape Clément VII, instruit des vertus et des miracles de sainte Angèle, lui réserva un accueil des plus bienveillants.
Le souvenir de la merveilleuse vision demeurait toujours au fond de son coeur. Un jour, Angèle réunit douze jeunes filles qui désiraient tendre à la vie parfaite. Elle leur proposa de mener une vie retirée dans leurs demeures et les rassemblaient fréquemment pour les former à la pratique des vertus chrétiennes. En 1533, ce noviciat achevé, sainte Angèle Merici leur révéla son plan, leur démontrant que l'ignorance religieuse était la cause des ravages exercés par le protestantisme et que la fondation d'une société de religieuses d'une forme nouvelle pour l'époque, unissant la vie contemplative à l'instruction des enfants, constituerait un remède efficace à l'état déplorable qui régnait dans l'Église.
Afin de mieux atteindre toutes les âmes dans le besoin, la fondatrice implanta les bases d'un Ordre sans clôture. Ses sœurs parcouraient les prisons et les hôpitaux, recherchaient les pauvres pour les instruire et rompaient généreusement leur pain avec eux. Remontant le cours du mal jusqu'à sa source, sainte Angèle Merici pensait qu'on ne pouvait réformer les mœurs que par la famille, laquelle dépendait surtout de la mère. Elle réalisait que la mauvaise éducation des jeunes filles provenait de la carence de mères chrétiennes. Dans les desseins de Dieu, la congrégation des Ursulines devait rayonner à travers le monde par l'éducation des jeunes filles.
Le 25 novembre 1535, à Brescia, les premières religieuses du nouvel institut prononcèrent les trois vœux traditionnels de pauvreté, chasteté et obéissance, ajoutant celui de se consacrer exclusivement à l'enseignement. Sainte Angèle Merici plaça sa congrégation sous le patronage de sainte Ursule.
Dieu l'avait gratifiée des dons éminents de science infuse et de prophétie. Elle parlait latin sans l'avoir étudié, expliquait les passages les plus difficiles des Livres Saints et traitait les questions théologiques avec une si admirable fermeté et précision, que les plus doctes personnages recouraient volontiers à ses lumières. Ses dernières années furent marquées par de fréquentes extases.
Sainte Angèle Merici mourut le 28 janvier 1540. Pendant trois nuits, toute la ville de Brescia contempla une lumière extraordinaire au-dessus de la chapelle où reposait le corps de la Sainte qui s'est conservé intact de toute corruption.
Le pape Pie VII l'a canonisée en 1807.
Tiré de J.-M. Planchet, édition 1946, p. 217-218 -- Marteau de Langle de Cary, 1959, tome II, p. 295-296
Saint Augustin Zhao Rong Prêtre et martyr († 1815)

Le 1er octobre 2000, à Rome, Jean-Paul II a procédé à la canonisation de 120 Bienheureux martyrs de l'Eglise en Chine. Ces 120 témoins de la foi ont vécu entre le XVIIe et le XXe siècle et ont été béatifiés entre 1900 et 1946. Ils ont été martyrisés pour la plupart dans les provinces du Guizhou, du Hebei, du Shanxi, du Sichuan et du Zhejiang. En 1805, l'empereur Jiaqing déclenche une persécution qui va se poursuivre de façon larvée les années suivantes.
Au Sichuan, la première victime en est le prêtre chinois Augustin Tchao (Zhao Rong) qui a l'honneur d'être cité en tête de liste des canonisés. De famille païenne, Zhao Rong, qui portait alors le nom de Zhu Rong, s'était enrôlé comme soldat à l'âge de vingt ans. En 1785, il se trouva être de l'escorte qui accompagna à Pékin les prisonniers chrétiens dont le P. Dufresse. De retour dans son canton de Wuchuan, il est témoin d'une nouvelle répression de chrétiens. Parmi les prisonniers, il rencontre le P. Martin Moye qui le bouleverse par sa charité, sa prière et la force de sa catéchèse. Il l'accompagne à sa sortie de prison. Martin Moye le baptise le jour de la fête de St Augustin. Il a alors 30 ans.
Les cinq années qui suivent sont pour lui une sorte de séminaire sur le terrain. Il apprend un peu de latin et fait quelques lectures, mais il apprend surtout par la pratique, en particulier lors d'une année de famine et d'épidémie où il multiplie ses services et baptise nombre de bébés mourants, un ministère qu'avait dû lui recommander le P. Martin Moye.
Un prêtre chinois qui le guide le recommande à Mgr Pottier qui l'ordonne prêtre à l'âge de 35 ans. Augustin remplit son ministère avec méthode et patience. Dans toutes les communautés qu'il visite, il commence par catéchiser pendant trois jours, puis il écoute longuement les confessions de chacun. Voyant son courage et ses capacités, Mgr Pottier l'envoie défricher une mission difficile chez une minorité Lolo du Yunnan.
Lorsque la persécution fait rage sous l'empereur Jiaqing, il est découvert par un malfaiteur, alors qu'il portait les derniers sacrements à un malade. D'abord traité avec un certain respect au prétoire de Qionglai, il est conduit en chaise à Chengdu la capitale provinciale. Le magistrat le traite durement, tournant sa foi en dérision. Sans égard pour ses 73 ans, on lui applique 60 coups de bambou sur les chevilles puis 80 soufflets avec la semelle de cuir.
Il meurt en prison quelques jours plus tard, le 27 janvier 1815.
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