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 Sainte Françoise De Sales (Léonie Aviat), Saint Guillaume Archevêque de Bourges, Bienheureuse María-Dolores Rodríguez Sopeña

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sophie208
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MessageSujet: Sainte Françoise De Sales (Léonie Aviat), Saint Guillaume Archevêque de Bourges, Bienheureuse María-Dolores Rodríguez Sopeña    Mar 10 Jan - 15:49




Sainte Françoise De Sales (Léonie Aviat)
Fondatrice des Sœurs oblates de Saint François de Sales
pour l'éducation des jeunes filles ouvrières
(1844-1914)




Léonie Aviat naît à Sézanne, en Champagne, le 16 septembre 1844. Elle fait ses études à la Visitation de Troyes, où la Supérieure du monastère, Mère Marie de Sales Chappuis, et l'aumônier, l'Abbé Louis Brisson, exercent sur elle une influence décisive. Formée à l'école de saint François de Sales, elle se prépare, sans le savoir, à sa mission future : la fondation d'une Congrégation de spiritualité salésienne, dédiée à l'évangélisation de la jeunesse ouvrière.

Tout commence en 1866. Nous sommes à l'époque où se développe la grande industrie, attirant vers la ville une main-d'œuvre à bon marché : c'est le cas de Troyes, où les usines textiles embauchent de très jeunes filles, venues de la campagne. L'Abbé Brisson, apôtre au cœur ardent et déjà au nombre des précurseurs du grand mouvement social de la fin du XIXème siècle, avait ouvert en 1858, pour les jeunes ouvrières en bonneterie, une maison d'accueil destinée à leur assurer une éducation humaine et chrétienne complète. Devant l'impossibilité de trouver pour ce foyer, dénommé « Œuvre Saint-François de Sales », une directrice et un encadrement stables, il décide, sous l'inspiration de Dieu, de fonder une Congrégation religieuse. Il trouve en Léonie Aviat une collaboratrice de choix, en qui il reconnaît par ailleurs une vocation religieuse. En effet la jeune fille, ses études achevées, avait quitté le monastère de la Visitation, avec la ferme intention d'y revenir comme sœur converse. Mais l'Abbé Brisson et la Mère Chappuis lui conseillent d'attendre. Obéissant à ce qu'elle considère comme la voix de Dieu, elle reçoit de lui peu après un signe particulier qui ne peut être une illusion : entrée par nécessité dans l'usine d'optique de Sézanne, sa ville natale, un trait de lumière traverse son esprit et oriente sa décision. La vue de l'atelier peuplé de jeunes ouvrières appliquées à leur travail, sous l'œil attentif et maternel d'une surveillante, fait naître en son cœur le désir de prendre place parmi elles pour les conseiller et les guider. Cet attrait se fera plus pressant le jour où l'Abbé Brisson l'invitera à visiter l'œuvre ouvrière qu'il a fondée à Troyes.

Le 18 avril 1866, Léonie entre à l'Œuvre Saint-François de Sales, avec une de ses anciennes compagnes de la Visitation, Lucie Canuet.

Le 30 octobre 1868, la jeune fondatrice revêt l'habit religieux et reçoit le nom de Sœur Françoise de Sales. Ce nom est un programme, ainsi qu'elle l'exprime, en forme de prière, dans ses notes intimes : « Saint François de Sales, vous m'avez choisie pour être à la tête de cette petite troupe, donnez-moi votre esprit, votre cœur... Faites-moi part de votre union à Dieu et de cet esprit intérieur qui sait tout faire avec lui et rien sans lui » (août 1871). La « petite troupe » dont elle est le guide se met sous la protection du saint Évêque de Genève et en adopte entièrement la spiritualité et la pédagogie, d'où le nom qu'elle s'est choisi : « Oblates de Saint-François de Sales ", c'est-à-dire offertes par toute leur vie à Dieu et au prochain.

Le 11 octobre 1871, Sœur Françoise de Sales fait profession et, l'année suivante, est élue Supérieure de la nouvelle Congrégation qui est ainsi établie canoniquement et peut prendre son essor. Sous son gouvernement, la communauté grandit, les œuvres ouvrières se développent. En même temps, s'ouvrent dans les paroisses des écoles élémentaires et, à Paris, le premier collège de jeunes filles, que Mère Aviat dirigera pendant huit ans. L'apostolat des Oblates s'étend ainsi aux différentes classes sociales, à toutes les formes d'éducation et, dès les années de fondation, aux missions Ad Gentes.

Après une période d'effacement qui met en lumière sa grande humilité, Mère Françoise de Sales est, en 1893, à nouveau élue Supérieure générale, charge qu'elle occupera jusqu'à sa mort. Elle s'emploie alors à développer les œuvres de la Congrégation en Europe, Afrique du Sud et Équateur, entourant chaque communauté et chacune de ses Sœurs de son inlassable sollicitude. En 1903, elle doit faire face à la persécution religieuse en France, y maintenir les maisons qui peuvent l'être et transférer la Maison-Mère à Pérouse, en Italie. En 1911, elle fait approuver les Constitutions de l'Institut par le Pape saint Pie X.

Le 10 janvier 1914, elle meurt à Pérouse, dans la sérénité et l'abandon à Dieu, fidèle jusqu'à son dernier souffle à sa résolution de profession : « M'oublier entièrement ». Elle laisse à ses filles cette consigne très salésienne ; « Travaillons à faire le bonheur des autres ».

Elle est béatifiée le 27 septembre 1992 et canonisée le 25 novembre 2001 à Rome par Jean-Paul II.

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SAINT GUILLAUME
Archevêque de Bourges
(† 1209)


Saint Guillaume, issu des anciens comtes de Nevers, vint au monde vers le milieu du XIIe siècle. Il fut élevé avec soin dans la crainte de Dieu. Le Seigneur lui avait donné toutes les dispositions de la nature et de la grâce nécessaires à l'accomplissement des grands desseins qu'Il avait sur lui.

Le monde lui souriait, avec sa gloire et ses plaisirs; il renonça à tout, il s'éloigna même des honneurs ecclésiastiques qui semblaient le poursuivre, et s'enfonça dans la solitude d'un monastère à Grandmont dans la Haute-Vienne. Voulant plus d'austérités, il demanda à être admis chez les cisterciens de Pontigny en Bourgogne. Il vécut dans la présence continuelle de Dieu; sa modestie, sa dévotion, sa régularité, ranimaient la ferveur de ses frères; il suffisait de le regarder au chœur ou à l'autel pour être embrasé du saint désir de marcher sur ses traces. Il avait surtout un grand amour pour le Saint-Sacrement, près duquel il trouvait ses délices.

Il fallut lui faire violence pour le nommer abbé de Chaalis, filiale de Pontigny. Pourtant il dut bientôt se résigner à monter plus haut et répondre à l'appel du ciel clairement manifesté. Sacré archevêque de Bourges, Guillaume montra, dès les premiers jours, toutes les vertus des plus illustres pontifes. Il fut l'évêque des pauvres, ce qui lui valut l'opposition des chanoines de Bourges qui se sentaient délaissés, et du roi Philippe-Auguste à qui il reprochait son divorce et son remariage. Il demeura moine dans son palais, moine par l'habit et plus encore par les austérités. Il sut concilier les exercices de sa piété avec les immenses occupations de sa charge ; il parcourait son diocèse, prêchait, instruisait les petits et les humbles, administrait les sacrements, visitait les hôpitaux, délivrait les captifs, et multipliait les prodiges. Quand on lui demandait un miracle, il disait: "Je ne suis qu'un pauvre pécheur " mais il cédait aux larmes des malades et les guérissait par sa bénédiction.

On a conservé de lui quelques belles paroles: "Tel pasteur, telles brebis " disait-il souvent. "J'ai à expier, disait-il encore, et mes propres péchés et ceux de mon peuple." Au moment de sa mort, il vit les anges battant des ailes au-dessus de sa tête, et il rendit l'âme en leur tendant les bras.


Bienheureuse María-Dolores Rodríguez Sopeña
(1848-1918)




Elle naquit à Velez Rubio, Almería (Andalousie, Espagne), le 30 décembre 1848.

En 1866, son père fut nommé magistrat au tribunal d'Almería. Là, préférant aux fastes de la haute société le service au prochain, elle fit ses premières expériences d'apostolat, en apportant son aide matérielle et spirituelle à deux sœurs atteintes de typhoïde et à un lépreux, à l'insu de ses parents.

En 1869, installée à Madrid avec une partie de sa famille, elle choisit un directeur spirituel et prêta son service en enseignant la doctrine dans la prison de femmes, dans l'hôpital de la Princesse et dans les écoles dominicaines.

En 1872, à l'âge de 23 ans, la famille se réunit à Porto Rico, dans les Grandes Antilles, où elle resta pendant 5 ans. Là, eut lieu le contact avec les jésuites. Le P. Goicoechea, son premier directeur spirituel, fonda l'Association des Filles de Marie et des écoles pour les personnes de couleur.

En 1873, son père fut transféré à Santiago de Cuba, où le schisme religieux sur l'île limita l'activité de Dolores aux visites aux malades à l'hôpital militaire. Après la recomposition, elle travailla dans les quartiers périphériques et fonda des Centres d'Instruction pour l'enseignement, la catéchèse, la culture et l'assistance médicale.

En 1876, à la mort de sa mère, elle retourna à Madrid, où elle organisa sa vie autour de trois axes: le soin de sa maison et de son père, son apostolat habituel et la vie spirituelle.

En 1883, à la mort de son père, elle décida d'entrer dans les Ordres, mais abandonna bientôt la vie contemplative pour se consacrer à l'apostolat. Elle fonda une "Maison sociale" et accomplit son apostolat dans les faubourgs, prémices de l'"Œuvre des Doctrines".

En 1892, elle fonda l'association de l'apostolat séculier (aujourd'hui Mouvement laïc Sopeña).

En 1896, elle commença son activité hors de Madrid et s'établit à Séville, où elle fonda L'Œuvre des Doctrines.

En 1901, elle fonda l'"Institut des Dames catéchistes" à Tolède, ainsi qu'une association civile (aujourd'hui "Œuvre sociale et culturelle Sopeña - OSCUS"). Ses Œuvres de Doctrine se transformèrent en "Centres ouvriers d'Instruction". En quelques années, elle fonda des Communautés et des Centres dans les villes les plus industrialisées, ainsi qu'une maison à Rome et au Chili.

Elle mourut le 10 janvier 1918. Elle fut béatifiée par le Pape Jean-Paul II le 23 Mars 2003.

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