sophie208 Assidu

Nombre de messages: 2935 Age: 43 Date d'inscription: 09/10/2008
 | Sujet: Premier Dimanche de l'Avent, Bienheureuse Marguerite de Savoie, commentaire du jour "L'avènement du Seigneur" Dim 27 Nov - 16:05 | |
| Premier Dimanche de l'Avent

Aujourd'hui commence le temps de l'Avent, cette période de trois ou quatre semaines qui précède Noël. Mais l'Avent est plus qu'une simple durée. C'est un temps d'attente, de renouvellement, de désir où nous nous préparons à plusieurs avènements.
Tout d’abord, nous rappelons l'Avent du Peuple élu dans la longue attente du Messie. Attente que nos frères juifs vivent encore. Nous attendons également l’avènement du Seigneur Jésus quand il viendra dans sa gloire à la fin des temps. Pour chacun de nous la fin de ce temps viendra le jour où nous quitterons ce monde pour paraître devant le Juste Juge et lui remettre toute notre vie. Mais la création tout entière est en attente : nous attendons l'avènement glorieux de notre Sauveur Jésus-Christ qui essuiera toutes larmes de nos yeux, instaurera des cieux nouveaux et une terre nouvelle en lesquels habitera la justice.
Ce Jour que nous sommes appelés à désirer ardemment viendra à l'improviste, "nous ne savons ni le jour ni l’heure". C'est pourquoi il nous faut demeurer vigilants dans cette attente. Vigilants dans la prière, certes, mais vigilants aussi dans la charité, dans l'amour les uns envers les autres… car nous passerons notre éternité à aimer ! Enfin, la dernière semaine avant Noël nous fera cheminer plus directement vers le mystère de la Nativité.
Alors, en ce premier dimanche de l'Avent, dans une joyeuse espérance et avec toute l'Eglise qui prie et veille, tournons-nous vers "Celui qui vient" (Ap 1,4) : "Marana tha" (1Co 16,22), "Viens, Seigneur Jésus" (Ap 22, 20)
BIENHEUREUSE MARGUERITE de SAVOIE (1383-1464)

L'enfance de cette princesse fut tout angélique ; elle n'eut de cet âge que la petitesse, l'innocence et la grâce. Obligée de sacrifier ses goûts pour la virginité aux intérêts du bien public, elle brilla, dans le mariage, par toutes les vertus qui font la sainte épouse, la pieuse mère, la parfaite maîtresse de maison, en même temps que la princesse accomplie. Sa maison était réglée comme un monastère, elle n'y souffrait ni le vice, ni les mauvaises habitudes, y faisait faire la prière et veillait à ce que tous observassent fidèlement les devoirs de la religion.
À la suite d'une prédication de saint Vincent Ferrier, on la vit revêtir le cilice sous ses habits d'or et de soie, et s'adonner à toutes les mortifications les plus austères. Veuve, elle fit vœu de continence et s'adonna plus que jamais à tous ses devoirs de femme et de princesse chrétienne. Dès qu'elle vit son fils préparé au gouvernement, elle quitta la cour et foula aux pieds les couronnes et les grandeurs de la terre.
Sur le conseil de saint Vincent Ferrier, qui lui apparut, elle entra dans le Tiers Ordre de Saint-Dominique et vécut, dans son palais d'Albe, en communauté avec nombre de personnes pieuses qui voulurent se mettre sous sa conduite. Elle obtint, pour elle et pour ses sœurs, la direction de l'hôpital de la ville, où elle se réservait toujours, auprès des malades, les soins les plus répugnants à la nature. Marguerite fut en butte aux persécutions et à la calomnie ; c'est ainsi que Dieu voulut achever d'enrichir sa couronne.
Commentaire du jour
Saint Aelred de Rievaulx (1110-1167), moine cistercien Sermon pour l'Avent, coll. de Durham (trad. Bouchet, Lectionnaire, p. 32 rev ; cf Pain de Cîteaux, n°23, p. 10)
L'avènement du Seigneur
Voici arrivé pour nous, frères très chers, le temps où nous devons « chanter amour et jugement pour le Seigneur » (Ps 100,1). C'est l'Avent du Seigneur, l'avènement du Maître de tout qui vient et qui va venir. Mais comment et où va-t-il venir ; comment et où vient-il ? N'a-t-il pas dit : « Je remplis le ciel et la terre ? » (Jr 23,24) Comment vient-il donc au ciel et sur terre celui qui emplit ciel et terre ? Écoute l'Évangile : « Il était dans le monde et le monde a été fait par lui et le monde ne l'a pas connu » (Jn 1,10). Il était donc présent et absent à la fois : présent, car il était dans le monde ; absent car le monde ne l'a pas connu... Comment n'aurait-il pas été loin, celui qui n'était pas reconnu, en qui l'on ne croyait pas, qui n'était pas craint, que l'on n'aimait pas ?...
Il vient donc pour qu'on le connaisse, celui qui n'était pas reconnu ; pour qu'on le croie, celui en qui l'on ne croyait pas ; pour qu'on le craigne, celui qui n'était pas craint ; pour qu'on l'aime, celui qui n'était pas aimé. Celui qui était présent par sa nature vient dans sa miséricorde... Pensez un peu à Dieu et voyez ce que cela représente pour lui de déposer une si grande puissance, comment il humilie un si grand pouvoir, comment il affaiblit une si grande force, comment il rend déraisonnable une si grande sagesse. Était-ce un devoir de justice envers l'homme ? Certainement pas !...
Vraiment, Seigneur, ce n'est pas ma justice, mais ta miséricorde, qui t'a conduit ; ce n'est pas ton indigence, mais mon besoin. Tu as dit en effet : « La miséricorde est bâtie dans les cieux » (Ps 88,3). C'est bien cela, parce que la misère abondait sur la terre. Voilà pourquoi « je chanterai pour toi, Seigneur, la miséricorde » que tu as manifestée lors de ta venue... Quand il s'est montré humble dans son humanité, puissant en ses miracles, fort contre la tyrannie des démons, doux dans l'accueil des pécheurs, tout cela provient de sa miséricorde, tout cela vient de ses entrailles de bonté. Voilà pourquoi, « je chanterai, Seigneur, la miséricorde » que tu as manifestée lors de ta première venue. Et à juste titre, car « la terre est remplie de la miséricorde du Seigneur » (Ps 118,64).
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