sophie208 Assidu

Nombre de messages: 2935 Age: 43 Date d'inscription: 09/10/2008
 | Sujet: Sainte Marguerite Reine d'Ecosse, Sainte Gertrude Religieuse, commentaire du jour "Puisque tu as été fidèle en si peu de chose, reçois...." Mer 16 Nov - 17:44 | |
|
SAINTE MARGUERITE Reine d'Écosse (1046-1093)

Sainte Marguerite était nièce de saint Étienne de Hongrie. Elle vint au monde en 1046, et montra bientôt de merveilleuses dispositions pour la vertu qui lui mérita dans la suite le nom de mère des orphelins et de trésorière des pauvres de Jésus-Christ.
Forcée de chercher un asile en Écosse, elle donna l'exemple d'une sainteté courageuse dans les épreuves, si bien que le roi Malcolm III, plein d'estime pour elle et épris des charmes de sa beauté, lui offrit sa main et son trône. Marguerite y consentit, moins par inclination que dans l'espoir de servir à propager le règne de Jésus-Christ. Elle avait alors environ vingt-trois ans.
Son premier apostolat s'exerça envers son mari, dont elle adoucit les mœurs par ses attentions délicates, par sa patience et sa douceur. Convertir un roi, c'est convertir un royaume : aussi l'Écosse entière se ressentit de la conversion de son roi : la cour, le clergé, le peuple furent bientôt transformés.
Marguerite, apôtre de son mari, fut aussi l'apôtre de sa famille. Dieu lui donna huit enfants, qui firent tous honneur à la vertu de leur pieuse mère et à la valeur de leur père. Dès le berceau elle leur inspirait l'amour de Dieu, le mépris des vanités terrestres et l'horreur du péché.
L'amour des pauvres, qui avait brillé dans Marguerite enfant, ne fit que s'accroître dans le cœur de la reine. Pour les soulager, elle n'employait pas seulement ses richesses, elle se dépensait tout entière : « La main des pauvres, aimait-elle à dire, est la garantie des trésors royaux : c'est un coffre-fort que les voleurs les plus habiles ne sauraient forcer. » Aussi se fit-elle plus pauvre que les pauvres eux-mêmes qui lui tendaient la main ; car elle ne se privait pas seulement du superflu, mais du nécessaire, pour leur éviter des privations.
Quand elle sortait de son palais, elle était toujours environnée de pauvres, de veuves et d'orphelins, qui se pressaient sur ses pas. Avant de se mettre à table, elle servait toujours de ses mains neuf petites orphelines et vingt-quatre vieillards ; l'on vit même parfois entrer ensemble dans le palais jusqu'à trois cents pauvres. Malcolm se faisait un plaisir de s'associer à sa sainte épouse pour servir les pauvres à genoux, par respect pour Notre-Seigneur, dont ils sont les membres souffrants. La mort de Marguerite jeta le deuil dans tout le royaume.
SAINTE GERTRUDE Religieuse bénédictine d'Eisleben (1256-1302)

Sainte Gertrude d'Eisleben est la plus célèbre de plusieurs saintes qui portent le même nom, et c'est pour cela que d'anciens auteurs l'ont appelée Gertrude la Grande. On la mit, dès l'âge de cinq ans, chez les Bénédictines de Helfta. Elle y vint comme simple religieuse, sous la direction d'une abbesse du même nom qu'elle, dont la sœur était sainte Mechtilde d'Hackeborn, qui fut la maîtresse et l'amie de notre sainte Gertrude.
Gertrude apprit le latin dans sa jeunesse, elle avait aussi une connaissance peu commune de l'Écriture et de toutes les sciences qui ont la religion pour objet ; mais la prière et la contemplation furent toujours son principal exercice, et elle y consacrait la plus grande partie de son temps. Elle aimait particulièrement à méditer sur la Passion et sur l'Eucharistie.
Un jour qu'on chantait à l'église ces paroles : « J'ai vu le Seigneur face à face », elle vit une face divine d'une éclatante beauté, dont les yeux perçaient son cœur et remplirent son âme et son corps de délices inexprimables. Pendant la longue maladie de cinq mois dont elle devait mourir, elle ne donna pas le moindre signe d'impatience ou de tristesse ; sa joie, au contraire augmentait avec ses douleurs.
Le jour de sa mort étant venu, elle vit la Très Sainte Vierge descendre du ciel pour l'assister ; une de ses sœurs aperçut son âme allant droit au Cœur de Jésus, qui s'ouvrit pour la recevoir. Sainte Gertrude est une des grandes mystiques de l'Église. Le livre de ses révélations est demeuré célèbre.
Commentaire du jour
Bienheureuse Teresa de Calcutta (1910-1997), fondatrice des Sœurs Missionnaires de la Charité No Greater Love (trad. Il n'y a pas de plus grand amour, Lattès 1997, p. 80 rev.)
« Puisque tu as été fidèle en si peu de chose, reçois l'autorité sur dix villes »
Quoi que tu fasses, y compris aider quelqu'un à traverser la route, c'est à Jésus que tu le fais. Tu donnes un verre d'eau, et c'est à Jésus que tu l'as donné (Mt 25,35) –- petit précepte de rien du tout, et pourtant crucial, toujours plus illuminateur. Nous ne devons pas craindre l'amour du Christ, d'aimer comme il a aimé. Qu'importe si notre travail est modeste, humble ; faisons-le avec l'amour du Christ lui-même.
Aussi beau que puisse être ton travail, sois-en détaché, toujours prêt à y renoncer. Ce que tu fais n'est pas tien. Les talents que Dieu t'a donnés ne sont pas les tiens ; ils t'ont été donnés afin que tu t'en serves pour la gloire de Dieu. Sois généreux et mets en œuvre tout ce qui est en toi pour plaire au bon Maître.
Qu'avons-nous à apprendre ? À être doux et humble (Mt 11,29) ; si nous le devenons, nous apprendrons à prier ; et l'apprenant, nous appartiendrons à Jésus ; et lui appartenant, nous apprendrons à croire ; et croyant, nous apprendrons à aimer ; et aimant, nous apprendrons à servir.
Evangile au Quotidien Evangelizo.org 2001-2010
|
|