sophie208 Assidu

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 | Sujet: Saint Frumence Evêque, Sainte Emeline Religieuse, commentaire du jour "Combien de fois j'ai voulu rassembler tes enfants" Jeu 27 Oct - 17:05 | |
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SAINT FRUMENCE Évêque (IVe siècle)
Saint Frumence était encore enfant, lorsque le philosophe romain Mérope, son oncle, l'emmena, lui et son frère Édèse, dans un voyage qu'il fit en Éthiopie. Son voyage achevé, il s'embarqua pour revenir dans sa patrie. Le navire qui le portait avec ses neveux s'arrêta dans un certain port pour y faire les provisions nécessaires à l'équipage. Les barbares du pays pillèrent le navire, et passèrent au fil de l'épée tous ceux qui le montaient.
Frumence était alors assis sur le rivage, sous un arbre, avec son frère, et préparait sa leçon. Les barbares eurent pitié de leur innocence, de leur candeur et de leur beauté et les conduisirent à leur roi. Le prince éthiopien s'intéressa à leur sort et prit un soin particulier de leur éducation ; il fit Édèse son échanson, et Frumence son trésorier et son secrétaire d'État. Étant près de mourir, il leur donna la liberté ; mais la reine les pria de rester et de continuer à l'aider de leurs conseils jusqu'à ce que l'héritier du trône fût en âge de régner.
Frumence profita de son autorité pour disposer ce peuple à recevoir la connaissance de l'Évangile, et fit bâtir une église pour les réunions des nouveaux chrétiens. Quand le prince eut atteint sa majorité, Frumence résigna entre ses mains l'administration du royaume et demanda la permission de retourner dans sa patrie.
Arrivé à Alexandrie, il alla trouver saint Athanase, lui raconta son histoire, lui parla de la chrétienté naissante de l'Éthiopie, des bonnes dispositions de ses habitants, et le supplia d'envoyer un évêque et des prêtres pour travailler à la conversion du peuple entier. Athanase, plein de joie et d'admiration, lui dit : « Qui mieux que vous peut accomplir cette œuvre ? » Il l'éleva promptement au sacerdoce et à l'épiscopat et l'envoya prêcher l'Évangile.
L'évêque fut accueilli avec bonté par le prince, qui se convertit et aida lui-même à éclairer la nation entière. Frumence fit bâtir de nombreuses églises. Ses miracles ne contribuèrent pas peu au succès de sa mission. Il eut à souffrir des menées des hérétiques ariens, qui cherchèrent à nuire à son apostolat ; mais il demeura toujours invincible champion de la foi de Nicée et eut l'honneur d'être appelé par le grand Athanase : Père du salut. Le saint évêque continua d'édifier l'Église d'Éthiopie par ses discours, ses vertus et ses miracles, jusqu'à sa mort, à l'âge d'environ cent ans.

Sainte Émeline Religieuse (1115-1178)
Sa vie est méconnue, Émeline aurait été religieuse cistercienne (ermite ou sœur converse) au monastère de Boulancourt dans l'ancien diocèse de Troyes jusqu'à sa mort en 1178.
Commentaire du jour
Julienne de Norwich (1342-après 1416), recluse anglaise Révélations de l'amour divin, ch. 31
« Combien de fois j'ai voulu rassembler tes enfants »
La soif spirituelle du Christ aura une fin. Voici sa soif : son désir intense d'amour envers nous qui durera jusqu'à ce que nous en soyons témoins au jugement dernier. Car les élus qui seront la joie et le bonheur de Jésus durant toute l'éternité sont encore en partie ici-bas, et, après nous, il y en aura d'autres jusqu'à ce dernier jour. Sa soif ardente est de nous posséder tous en lui, pour son grand bonheur –- c'est ce qu'il me semble, du moins...
En tant que Dieu, il est la béatitude parfaite, bonheur infini qui ne saurait être augmenté ni diminué... Mais la foi nous enseigne que, par son humanité, il a voulu subir sa Passion, souffrir toutes sortes de douleurs et mourir par amour pour nous et pour notre bonheur éternel... En tant qu'il est notre Tête, le Christ est glorifié et il ne saurait plus souffrir ; mais puisqu'il est aussi le Corps qui unit tous ses membres (Ep 1,23), il n'est pas encore complètement glorieux et impassible. C'est pourquoi il éprouve toujours ce désir et cette soif qu'il ressentait sur la croix (Jn 19,28) et qui étaient en lui de toute éternité, il me semble. Et ainsi en est-il maintenant et en sera-t-il jusqu'à ce que la dernière âme sauvée soit entrée en cette béatitude.
Oui, aussi véritablement qu'il y a en Dieu la miséricorde et la pitié, il y a en lui cette soif et ce désir. En vertu de ce désir qui est dans le Christ, nous aussi nous le désirons : sans cela aucune âme ne parvient au Ciel. Ce désir et cette soif procèdent, il me semble, de la bonté infinie de Dieu, comme sa miséricorde...; et cette soif persistera en lui, tant que nous serons dans le besoin, nous attirant à sa béatitude.
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