sophie208 Assidu

Nombre de messages: 2935 Age: 43 Date d'inscription: 09/10/2008
 | Sujet: Saint Paul de la Croix Fondateur des Passionnistes, commentaire du jour "Tenez-vous prêts" Mer 19 Oct - 15:45 | |
|
SAINT PAUL de la CROIX Fondateur des Passionnistes (1694-1775)

L'on dit que la nuit où Paul vint au monde, à Ovada, en Ligurie, une splendeur merveilleuse éclaira la chambre de sa mère.
À vingt-deux ans, il se mit à exercer, parmi les jeunes gens, une sorte d'apostolat ; ils se moquèrent d'abord de ses discours, puis réformèrent leurs mœurs, et dix d'entre eux embrassèrent plus tard la vie monastique. Ses parents voulurent le marier : il ne leva même pas les yeux sur la jeune fille qu'on lui offrait. À la mort d'un oncle il refusa son héritage, renonçant à tout pour marcher dans la voie de la pénitence chrétienne.
Il comprit qu'il était destiné à établir la congrégation des passionnistes. Aussitôt il se fit raser les cheveux, s'agenouilla devant son père et sa mère pour recevoir leur bénédiction, vêtit une grossière tunique de drap lumière et alla rédiger, dans le silence de la solitude, la règle de son institut.
L'évêque d'Alexandrie lui confia quelque temps l'office de prédication et lui permit bientôt de partir pour Rome. En route, la tempête le jeta au mont Argentaro. Ce lieu désert lui sembla convenir à sa future communauté.
Benoît XIII lui conféra le sacerdoce et lui permit de s'adjoindre des compagnons de prière et d'étude. Dès lors, il jeta les fondements de son association religieuse. Elle eut, comme la plupart des grandes œuvres, un début difficile ; mais les bénédictions du ciel ne lui manquèrent pas.
En 1737 l'église et le couvent d'Argentaro furent solennellement bénits. Trois ans après, Benoît XIV fit examiner les règles des passionnistes, et les approuva par une bulle en 1746. Elles ajoutaient aux trois vœux ordinaires celui de prêcher avec amour la passion du Sauveur. Paul et ses compagnons l'accomplirent avec tant de zèle qu'ils ramenèrent dans la foi un nombre incalculable de personnes. Paul surtout parlait des tourments du Sauveur avec une telle véhémence, que son auditoire et lui se trouvaient tout en larmes, et que les cœurs les plus durs se laissaient entraîner à la pénitence.
Les témoins ont assuré que la flamme entretenue dans la poitrine de cet homme allait parfois jusqu'à brûler le vêtement qui touchait son cœur ; et lorsqu'il montait au saint autel, des transports extatiques l'élevaient parfois même de terre, et tout son extérieur participait au resplendissement de son âme.
Par l'Abbé Pradier, La Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Lille, 1889
Commentaire du jour
Bienheureux John Henry Newman (1801-1890), théologien, fondateur de l'Oratoire en Angleterre Sermon « Watching » ; PPS, t. 4, n° 22
« Tenez-vous prêts »
Notre Sauveur a donné cet avertissement lorsqu'il était sur le point de quitter ce monde, du moins de le quitter visiblement. Il prévoyait les centaines d'années qui pourraient s'écouler avant son retour. Il connaissait son propre dessein, celui de son Père : laisser graduellement le monde à lui-même, en retirer graduellement les gages de sa présence miséricordieuse. Il prévoyait l'oubli où il tomberait parmi ses disciples eux-mêmes..., l'état du monde et de l'Église tel que nous le voyons aujourd'hui, où son absence prolongée a fait croire qu'il ne reviendra jamais.
Aujourd'hui, il murmure miséricordieusement à nos oreilles de ne pas nous fier à ce que nous voyons, de ne pas partager l'incrédulité générale, de ne pas nous laisser entraîner par le monde, « mais de prendre garde, de veiller et de prier » (Lc 21,34.36), et d'attendre sa venue. Cet avertissement miséricordieux devrait nous être toujours présent à l'esprit, tant il est précis, solennel et pressant.
Notre Seigneur avait prédit sa première venue ; et pourtant, il a surpris lorsqu'il est venu. Il viendra de façon bien plus soudaine encore la seconde fois, et il surprendra les hommes, maintenant que, sans dire combien de temps s'écoulera avant son retour, il a laissé notre vigilance à la garde de la foi et de l'amour... Nous devons en effet non seulement croire, mais veiller; non seulement aimer, mais veiller, non seulement obéir, mais veiller. Veiller pour quoi ? Pour ce grand événement qu'est la venue du Christ... Un devoir particulier semble nous être donné...: la plupart d'entre nous ont une idée générale de ce que veut dire croire, craindre, aimer et obéir, mais peut-être que nous comprenons moins bien ce que veut dire « veiller ».
Evangile au Quotidien Evangelizo.org 2001-2010
|
|