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| | Saint Jean Léonardi Fondateur, Saint Denis Evêque, Bienheureux John Henry Newman Prêtre | |
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sophie208 Assidu

Nombre de messages: 2934 Age: 43 Date d'inscription: 09/10/2008
 | Sujet: Saint Jean Léonardi Fondateur, Saint Denis Evêque, Bienheureux John Henry Newman Prêtre Dim 9 Oct - 13:03 | |
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Saint Jean Léonardi Fondateur († 1609)

Né en Toscane (Italie), il fut d'abord aide-pharmacien avant de recevoir le sacerdoce en 1571. Il réunit autour de lui un petit groupe de clercs pour catéchiser la jeunesse et prémunir les adultes contre les idées protestantes. Ce furent les « Clercs de la Mère de Dieu ».
S'étant fait quelques ennemis, il quitta sa Toscane pour Rome où il se lia d'amitié avec Philippe Néri. Soucieux de la formation des prêtres, il donna les bases du séminaire de la Propagation de la Foi. Toujours tourné vers Dieu et les hommes, il mourut de sa charité, lors d'une épidémie de peste.
SAINT DENIS Évêque et SES COMPAGNONS Martyrs (Ier s.)

D'après une très respectable tradition, saint Denis, évêque de Paris, au 1er siècle, est bien cet illustre Athénien converti par l'Apôtre des nations. Il sacrifia tout dans ce monde, pour prêcher l'évangile. Formé à l'école du grand Apôtre, il devait devenir l'une des premières gloires du christianisme naissant.
Après avoir gouverné quelques temps l'église d'Athènes en qualité d'évêque, il prit avec lui le prêtre Rustique et le diacre Éleuthère, traversa la mer et vint à Rome, où il se présenta au pape saint Clément pour évangéliser les peuples qu'il lui assignerait. Le saint pape l'envoya, avec un groupe de prédicateurs apostoliques, à la conquête spirituelle des Gaules.
Confiant à quelques-uns de ses disciples plusieurs parties de cette vaste contrée, il s'avança jusqu'à Paris, qui alors s'appelait encore Lutèce. Il y entra du côté de la porte Saint-Jacques, avec ses deux premiers compagnons, et parla si éloquemment des mystères du christianisme, qu'il convertit dès l'abord une foule de païens ; plusieurs chapelles furent construites, l'évangile faisait des progrès rapides, quand le démon suscita une terrible persécution contre ce nouveau culte, qui menaçait de tout envahir.
Denis, âgé de plus de cent ans, donna l'exemple de la fermeté dans les supplices, et son courage fortifia celui de sa chrétienté au berceau ; ni la prison, ni les fouets, ni le feu, n'ébranlèrent sa constance. Attaché à une croix il y prêcha le grand mystère de la rédemption du monde ; enfin, après avoir eu le bonheur de célébrer le Saint Sacrifice de la messe dans sa prison, devant ses compagnons de supplice, consolé par l'apparition du Sauveur, il eut la tête tranchée, avec une foule de chrétiens, au lieu qui porte le nom de Montmartre, ou Mont-des-Martyrs. Après l'exécution, son corps se leva de lui-même, pour porter sa tête entre ses mains, à deux lieues de là, au lieu appelé Saint-Denis, en souvenir de ce fait mémorable.
Bienheureux John Henry Newman Prêtre, fondateur de communauté religieuse, théologien (1801-1890)

Ce jour qui nous rassemble ici à Birmingham est un jour particulièrement béni... car c'est le jour qui voit le Cardinal John Henry Newman officiellement élevé aux honneurs des autels et proclamé Bienheureux.
L'Angleterre a une longue tradition de saints martyrs, dont le témoignage courageux a soutenu et inspiré la communauté catholique durant des siècles ici. Mais il est également juste et bon de reconnaître aujourd'hui la sainteté d'un confesseur, un fils de cette nation qui, bien qu'il n'ait pas été appelé à répandre son sang pour le Seigneur, lui a cependant rendu un témoignage éloquent durant une longue vie consacrée au ministère sacerdotal, et spécialement en prêchant, en enseignant et en écrivant. Il mérite bien de prendre place dans une longue lignée de saints et d'érudits de ces Iles, saint Bède, sainte Hilda, saint Aelred, le bienheureux Dun Scott, pour n'en nommer que quelques-uns. Dans la personne du bienheureux John Henry, cette tradition d'élégante érudition, de profonde sagesse humaine et d'ardent amour du Seigneur a porté des fruits abondants, signe de la présence pleine d'amour de l'Esprit Saint dans les profondeurs du cœur du peuple de Dieu, faisant mûrir d'abondants dons de sainteté.
La devise du Cardinal Newman, Cor ad cor loquitur, ou « le cœur parle au cœur » nous donne une indication sur la manière dont il comprenait la vie chrétienne : un appel à la sainteté, expérimenté comme le désir profond du cœur humain d'entrer dans une intime communion avec le Cœur de Dieu. Il nous rappelle que la fidélité à la prière nous transforme progressivement à la ressemblance de Dieu. Comme il l'écrivait dans l'un de ses nombreux et beaux sermons, « pour la pratique qui consiste à se tourner vers Dieu et le monde invisible en toute saison, en tout lieu, en toute situation d'urgence, la prière, donc, a ce qu'on peut appeler un effet naturel, en ce qu'elle élève et spiritualise l'âme. L'homme n'est plus ce qu'il était auparavant : progressivement, il s'est imprégné de tout un nouvel ensemble d'idées, il a assimilé de nouveaux principes » (Sermons paroissiaux, IV, p. 203, Le paradoxe chrétien, Cerf, 1986). L'Évangile nous enseigne que personne ne peut servir deux maîtres (Lc 16,13), et l'enseignement du bienheureux John Henry sur la prière montre comment le fidèle chrétien est définitivement pris pour le service du seul véritable Maître, le seul qui puisse prétendre recevoir une dévotion sans conditions à son service (cf. Mt 23,10). Newman nous aide à comprendre ce que cela signifie dans notre vie quotidienne : il nous dit que notre divin Maître a donné à chacun de nous une tâche spécifique à accomplir, « un service précis » demandé de manière unique et à chaque personne individuellement : « J'ai une mission», écrivait-il, je suis un chaînon, un lien entre des personnes. Il ne m'a pas créé pour rien. Je ferai le bien, j'exécuterai la tâche qu'il m'a confié ; je serai un ange de paix, je prêcherai la vérité à la place où je suis... si j'observe ses commandements et le sers à la place qui est la mienne ». (Méditations sur la doctrine chrétienne, Ad Solem, Genève 2000, pp. 28-29).
Le service particulier auquel le bienheureux John Henry a été appelé consistait à appliquer son intelligence fine et sa plume féconde sur les nombreuses et urgentes « questions du jour ». Ses intuitions sur le rapport entre foi et raison, sur la place vitale de la religion révélée dans la société civilisée, et sur la nécessité d'une approche de l'éducation qui soit ample en ses fondements et ouverte à de larges perspectives ne furent pas seulement d'une importance capitale pour l'Angleterre de l'époque victorienne, mais elles continuent à inspirer et à éclairer bien des personnes de par le monde. Je voudrais rendre un hommage particulier à sa conception de l'éducation, qui a eu une grande influence pour former l'éthos, force motrice qui soutient les écoles et les collèges catholiques d'aujourd'hui. Fermement opposé à toute approche réductrice ou utilitaire, il s'est efforcé de mettre en place un environnement éducationnel où l'exercice intellectuel, la discipline morale et l'engagement religieux pourraient progresser ensemble. Le projet de fonder une Université catholique en Irlande lui donna la possibilité de développer ses idées à ce sujet, et l'ensemble des discours qu'il a publiés sur « L'idée d'une Université » met en évidence un idéal dont tous ceux qui sont engagés dans la formation académique peuvent continuer à s'inspirer. En effet, quel meilleur objectif pourraient avoir des professeurs de religion que celui que le bienheureux John Henry a présenté dans son célèbre appel en faveur d'un laïcat intelligent et bien formé : « Je désire un laïcat qui ne soit pas arrogant, ni âpre dans son langage, ni prompt à la dispute, mais des personnes qui connaissent leur religion, qui pénètrent en ses profondeurs, qui savent précisément où ils sont, qui savent ce qu'ils ont et ce qu'ils n'ont pas, qui connaissent si bien leur foi qu'ils peuvent en rendre compte, qui connaissent assez leur histoire pour pouvoir la défendre » (The Present position of Catholics in England, IX, 390). En ce jour où l'auteur de ces lignes est élevé à l'honneur des autels, je prie pour que, par son intercession et son exemple, tous ceux qui sont engagés dans l'enseignement et la catéchèse se sentent poussés par la conception qu'il a si clairement exposée devant nous à entreprendre de nouveaux efforts.
S'il est bien compréhensible que l'héritage intellectuel de John Henry Newman ait été l'objet d'une large attention dans la vaste littérature qui illustre sa vie et son œuvre, je préfère, en ce jour, conclure par une brève réflexion sur sa vie de prêtre, de pasteur des âmes. La chaleur et l'humanité qui marquent son appréciation du ministère pastoral sont magnifiquement mises en évidence dans un autre de ses célèbres sermons : « Si des anges avaient été vos prêtres, mes frères, ils n'auraient pas pu souffrir avec vous, avoir de la sympathie pour vous, éprouver de la compassion pour vous, sentir de la tendresse envers vous et se montrer indulgents avec vous, comme nous ; ils n'auraient pas pu être vos modèles et vos guides, et n'auraient pas pu vous amener à sortir de vous-mêmes pour entrer dans une vie nouvelle, comme le peuvent ceux qui viennent du milieu de vous » (« Hommes, non pas Anges : les prêtres de l'Évangile », Discourses to Mixed Congregations, 3). Il a vécu à fond cette vision profondément humaine du ministère sacerdotal dans l'attention délicate avec laquelle il s'est dévoué au service du peuple de Birmingham au long des années qu'il a passées à l'Oratoire, fondé par lui, visitant les malades et les pauvres, réconfortant les affligés, s'occupant des prisonniers. Il n'est pas étonnant qu'à sa mort, des milliers de personnes s'alignaient dans les rues avoisinantes tandis que son corps était transporté vers sa sépulture à moins d'un kilomètre d'ici. Cent vingt ans plus tard, de grandes foules se sont rassemblées à nouveau pour se réjouir de la reconnaissance solennelle de l'Église pour l'exceptionnelle sainteté de ce père des âmes très aimé. Comment pourrions-nous mieux exprimer la joie de ce moment, sinon en nous tournant vers notre Père des cieux dans une vibrante action de grâce, et en priant avec les paroles mêmes que le bienheureux John Henry a mises sur les lèvres du chœur des anges dans le ciel :
Loué soit le Très Saint dans les hauteurs Et loué soit-Il dans les profondeurs ; Très admirable en toutes Ses paroles ; Infaillible en toutes Ses voies! (Le songe de Gerontius).
Homélie de Benoît XVI pour la béatification du Cardinal John Henry Newman à Birmingham - 19 septembre 2010
NB. Le bienheureux John Henry Newman, est fêté, dans le calendrier liturgique catholique, le 9 octobre et non le jour anniversaire de sa mort, le 11 août. Ce jour étant déjà celui de la fête de sainte Claire d'Assise, c'est le 9 octobre, date de l'accueil officiel dans l'Église catholique de John Henry Newman, qui a été retenu.
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|  | | sophie208 Assidu

Nombre de messages: 2934 Age: 43 Date d'inscription: 09/10/2008
 | Sujet: Saint Louis Bertrand Missionnaire dominicain, commentaire du jour "Heureux les invités aux noces de l'Agneau" Dim 9 Oct - 13:07 | |
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SAINT LOUIS BERTRAND Missionnaire dominicain (1526-1580)

Né en Espagne, à Valence, où son père professait le notariat, saint Louis Bertrand reçut le baptême sur les mêmes fonts baptismaux que saint Vincent Ferrier. Ce Saint ne reçut que des exemples de charité et de foi de toute sa famille. À l'âge de sept ans, il organisait de petites retraites dans quelque coin où rien ne pouvait le divertir de la pensée du bon Dieu. Son enfance toute pieuse fit présager de sa sainteté future. Adolescent, plutôt que de se joindre aux amusements des jeunes gens de son âge, Louis Bertrand préférait visiter les malades et s'appliquait à les secourir.
Le jeune Louis ne tarda pas à revêtir l'habit clérical. Entré dans l'Ordre de St-Dominique, il fut un exemple de toutes les vertus religieuses dès le noviciat, et malgré sa complexion délicate, il ne cessa jamais d'être le plus ardent à toutes les observances régulières. Ses parents alléguèrent le prétexte de sa santé fragile pour l'inciter à abandonner la vie religieuse, mais Louis leur répondit qu'il aimait mieux mourir que de quitter son monastère.
Bien qu'il se jugeât profondément indigne de la grâce du sacerdoce, Louis Bertrand fut ordonné prêtre à l'âge de vingt-trois ans. Lorsqu'il reçut la charge de maître des novices, il prit comme résolution et devise cette courte sentence d'un grand équilibre spirituel ; « Douceur de mère, autorité de père. »
En 1576, après avoir merveilleusement transformé son couvent et la ville de Valence par ses vertus et ses prédications, Louis Bertrand s'embarqua à Séville avec d'autres religieux qui partageaient son idéal d'évangéliser les Indiens d'Amérique. Après avoir surmonté les périls d'une effroyable tempête, le navire aborda en Nouvelle-Grenade, appelée aujourd'hui Colombie. Il y opéra un bien immense ainsi que chez les indigènes du Pérou. Les missionnaires ignoraient tout de la langue indigène, mais saint Louis Bertrand se fit comprendre d'eux par miracle, sans aucune difficulté, en parlant uniquement espagnol.
Comme le nombre des convertis augmentait chaque jour, les ennemis de la foi tentèrent de se débarrasser de l'ardent apôtre en l'empoisonnant. Les assassins se réjouissaient déjà de sa mort, lorsqu'ils virent le Saint venir à leur rencontre en souriant. Un revirement complet se produisit alors subitement en eux. Regrettant sincèrement leur infamie, ils implorèrent leur pardon et réclamèrent le baptême.
Louis Bertrand dut retourner en Espagne sur l'ordre de ses supérieurs. Durant douze ans, il prêcha dans son pays natal, luttant contre le mal, propageant avec zèle la dévotion au rosaire et s'appliquant à former des religieux à l'esprit de prière et à l'humilité, vertus qu'il leur recommandait avant toutes autres.
Accablé par les infirmités, saint Louis Bertrand s'en réjouissait et répétait comme saint Augustin ; « Brûlez, déchirez, Seigneur, mais pardonnez-moi ! » Dans sa dernière maladie, il ne perdit jamais patience ni courage. Dieu le réconforta par des visions et la révélation des douleurs de la Passion de son divin Fils. C'est dans des transports et des effusions d'amour qu'il rendit son âme à son Seigneur, le 9 octobre 1580.
Commentaire du jour
Saint Grégoire le Grand (v. 540-604), pape et docteur de l'Église Homélies sur l'Évangile, n°38
« Heureux les invités aux noces de l'Agneau » (Ap 19,9)
Avez-vous compris qui est ce roi, père d'un fils qui est lui-même roi ? C'est celui dont le psalmiste disait : « Ô Dieu, donne au roi ton jugement, au fils du roi ta justice » (71,1)... « Il célébrait les noces de son fils. » Le Père a donc célébré les noces du roi son Fils, quand il lui a uni l'Église dans le mystère de l'Incarnation. Et le sein de la Vierge Mère a été la chambre nuptiale de cet Époux. C'est pourquoi un psaume dit encore : « Du soleil il a fait sa tente, et lui-même est comme un époux qui sort de son pavillon de noces » (Ps 18,5-6)...
Il a donc envoyé ses serviteurs pour inviter ses amis à de telles noces. Il les a envoyés une première fois et une deuxième fois, c'est-à-dire d'abord les prophètes, puis les apôtres, pour annoncer l'incarnation du Seigneur... Par les prophètes il a annoncé comme future l'incarnation de son fils unique, et par les apôtres il l'a prêchée une fois accomplie...
« Mais ils n'en tinrent aucun compte et s'en allèrent, l'un à son champ, l'autre à son commerce. » Aller à son champ, c'est s'adonner sans retenue aux tâches d'ici-bas. Aller à son commerce, c'est rechercher avidement son profit dans les affaires de ce monde. L'un et l'autre négligent de penser au mystère de l'incarnation du Verbe et d'y conformer leur vie... Plus grave encore, certains, non contents de mépriser la faveur de celui qui les appelle, le persécutent... Toutefois, le Seigneur ne laissera pas de places vides au festin des noces du roi son Fils. Il envoie chercher d'autres convives, car la parole de Dieu, bien qu'elle reste encore méconnue de beaucoup, trouvera bien un jour où se reposer...
Mais vous, frères, qui par la grâce de Dieu êtes déjà entrés dans la salle du festin, c'est-à-dire dans la sainte Église, examinez-vous bien attentivement, de peur qu'à son entrée, le roi ne trouve quelque chose à reprendre dans le vêtement de votre âme.
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