sophie208 Assidu

Nombre de messages: 2934 Age: 43 Date d'inscription: 09/10/2008
 | Sujet: Notre Dame du Rosaire, commentaire du jour "Si c'est par l'Esprit de Dieu que j'expulse les démons, c'est donc que le règne de Dieu..." Ven 7 Oct - 12:02 | |
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NOTRE-DAME DU ROSAIRE

En action de grâces de la décisive victoire remportée à Lépante par la flotte chrétienne sur la flotte turque, le premier dimanche d'octobre 1571, le saint pape Pie V institua une fête annuelle sous le titre de Sainte Marie de la Victoire ; mais peu après, le pape Grégoire XIII changea le nom de cette fête en celui de Notre-Dame-du-Rosaire.
Le Rosaire avait été institué par saint Dominique au commencement du XIIIe siècle. Par le zèle des papes, et aussi par les fruits abondants qu'il produisait dans l'Église, il devenait de plus en plus populaire. Au XVe siècle, le bienheureux Alain de La Roche, Dominicain, fut suscité par Marie pour raviver cette dévotion si excellente.
Plus tard, dans les premières années du XVIIIe siècle, parut un homme extraordinaire appelé à bon droit le Dominique des temps modernes, et qui fut le grand propagateur, l'apôtre de la dévotion au saint Rosaire ; c'est saint Louis-Marie Grignion de Montfort. Depuis saint Dominique, il n'y a pas eu d'homme plus zélé que ce grand missionnaire pour l'établissement de la confrérie du Rosaire : il l'érigeait dans tous les lieux où elle ne l'était pas ; c'est le moyen qu'il jugeait le plus puissant pour établir le règne de Dieu dans les âmes. Il composa lui-même une méthode de réciter le Rosaire, facile à retenir, instructive et pieuse. L'Apôtre de l'Ouest récitait tous les jours son Rosaire en entier, suivant sa méthode, et le faisait de même réciter publiquement tous les jours dans ses missions, et il a fait un point de règle à ses disciples de suivre son exemple.
Par son Rosaire quotidien, Montfort convertissait les plus grands pécheurs et les faisait persévérer dans la grâce et la ferveur de leur conversion ; il pouvait dire : « Personne ne m'a résisté une fois que j'ai pu lui mettre la main au collet avec mon Rosaire ! » Il avait mille industries pour propager et faire aimer le Rosaire : là, c'étaient des bannières représentant les mystères du Rosaire ; ailleurs, d'immenses Rosaires qu'on récitait en marchant, dans les églises ou autour des églises, à la manière du chemin de la Croix. Il exaltait le Rosaire dans ses cantiques ; un tonnerre de voix répondait à la sienne, et tous les échos répétaient, de colline en colline, les gloires de cette dévotion bénie.
Commentaire du jour
Saint Bonaventure (1221-1274), franciscain, docteur de l'Église Vie de saint François, Legenda major, ch. 12 (trad. Vorreux, Éds franciscaines 1951, p. 675)
« Si c'est par l'Esprit de Dieu que j'expulse les démons, c'est donc que le règne de Dieu est survenu pour vous » (Mt 12,28)
Dans chacune de ses démarches, François était assisté par « l'Esprit du Seigneur », dont il avait reçu « l'onction et la mission » (Is 61,1) et par « le Christ, puissance et sagesse de Dieu » (1Co 1,24)... Sa parole était un feu ardent, pénétrant jusqu'au fond des cœurs, et remplissait d'admiration tous ses auditeurs, car elle ne faisait pas étalage d'ornements inventés par une intelligence humaine, mais ne répandait que le parfum de vérités révélées par Dieu.
On s'en aperçut bien un jour où, devant prêcher en présence du pape et de ses cardinaux..., il avait appris par cœur un sermon soigneusement composé ; mais une fois debout au milieu de l'assemblée..., il l'oublia entièrement sans en pouvoir retrouver un seul mot. Il avoua le fait humblement, se recueillit pour invoquer la grâce de l'Esprit Saint et trouva aussitôt une éloquence si persuasive, si puissante sur l'âme de ses auditeurs illustres, que cette évidence éclatait à tous les yeux : ce n'était plus lui qui parlait, mais l'Esprit du Seigneur...
Il n'avait pas pour habitude de caresser les vices des grands, mais d'y porter le fer ; ni de traiter avec ménagements la vie des pécheurs, mais de leur asséner des admonestations sévères. Il s'en prenait aux grands et aux petits avec la même vigueur et trouvait la même joie à s'adresser à de petits groupes qu'à des auditoires immenses. Hommes et femmes, jeunes et vieux, couraient voir et entendre cet homme nouveau envoyé du ciel ; il parcourait les provinces, annonçant avec ardeur la bonne nouvelle, « avec l'aide du Seigneur qui, à renfort de miracles, confirmait sa doctrine » (Mc 16,20). « Au nom du Seigneur », en effet, ce héraut de la vérité « chassait les démons et guérissait les malades » (Mc 1,34)).
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