sophie208 Assidu

Nombre de messages: 2934 Age: 43 Date d'inscription: 09/10/2008
 | Sujet: Saint François d'Assise Fondateur, commentaire du jour "Marthe le reçut dans sa maison...; Marie...écoutait sa parole" Mar 4 Oct - 16:25 | |
| SAINT FRANÇOIS D'ASSISE Fondateur (1182-1226)

La vie de saint François d'Assise est la condamnation des sages du monde, qui regardent comme un scandale et une folie l'humilité de la croix. Il naquit à Assise, en Ombrie. Comme ses parents, qui étaient marchands, faisaient beaucoup de commerce avec les Français, ils lui firent apprendre la langue française et il parvint à la parler si parfaitement, qu'on lui donna le nom de François, quoiqu'il eût reçu celui de Jean au baptême.
Sa naissance avait été marquée par une merveille : d'après un avis du Ciel, sa mère le mit au monde sur la paille d'une étable. Dieu voulait qu'il fût, dès le premier moment, l'imitateur de Celui qui eut pour berceau une crèche et est mort sur une croix. Les premières années de François se passèrent pourtant dans la dissipation ; il aimait la beauté des vêtements, recherchait l'éclat des fêtes, traitait comme un prince ses compagnons, avait la passion de la grandeur ; au milieu de ce mouvement frivole, il conserva toujours sa chasteté.
Il avait une grande compassion pour les pauvres. Ayant refusé un jour l'aumône à un malheureux, il s'en repentit aussitôt et jura de ne plus refuser à quiconque lui demanderait au nom de Dieu. Après des hésitations, François finit par comprendre la volonté de Dieu sur lui et se voua à la pratique de cette parole qu'il a réalisée plus que tout autre saint : « Si quelqu'un veut venir après moi, qu'il se renonce lui-même, qu'il porte sa croix et qu'il me suive ! »
Sa conversion fut accompagnée de plus d'un prodige : un crucifix lui adressa la parole ; un peu plus tard, il guérit plusieurs lépreux en baisant leurs plaies. Son père fit une guerre acharnée à cette vocation extraordinaire, qui avait fait de son fils, si plein d'espérance, un mendiant jugé fou par le monde. François se dépouilla de tous ses vêtements, ne gardant qu'un cilice, et les remit à son père en disant : « Désormais je pourrai dire avec plus de vérité : Notre Père, qui êtes aux cieux. »
Un jour, il entendit, à l'évangile de la messe, ces paroles du sauveur : « Ne portez ni or ni argent, ni aucune monnaie dans votre bourse, ni sac, ni deux vêtements, ni souliers, ni bâtons. » Dès lors, il commença cette vie tout angélique et tout apostolique dont il devait lever l'étendard sur le monde. On vit, à sa parole, des foules se convertir ; bientôt les disciples affluèrent sous sa conduite ; il fonda un ordre de religieux qui porta son nom, et un ordre de religieuses qui porte le nom de sainte Claire, la digne imitatrice de François. Ces deux frêles tiges devinrent des arbres immenses.
Commentaire du jour
Saint Thomas More (1478-1535), homme d'État anglais, martyr Treatise To Receive the Blessed Body of our Lord (trad. Histoire, Église et spiritualité, Bayard 2005, p. 172 rev.)
« Marthe le reçut dans sa maison...; Marie...écoutait sa parole »
Ayant reçu notre Seigneur dans l'eucharistie, l'ayant présent dans notre corps, n'allons pas le laisser tout seul pour nous occuper d'autre chose sans plus faire aucun cas de lui...: qu'il soit notre unique occupation. Adressons-nous à lui par une prière fervente ; entretenons-nous avec lui par de ferventes méditations. Disons avec le prophète : « J'écouterai les paroles que le Seigneur me dit à l'intime de mon cœur » (Ps 84,9). Car, si nous...lui réservons toute notre attention, il ne manquera pas de prononcer au-dedans de nous, sous forme d'inspirations, telle ou telle parole destinée à nous apporter un grand réconfort spirituel et à être profitable à notre âme.
Soyons donc à la fois Marthe et Marie. Avec Marthe, faisons en sorte que toute notre activité extérieure se rapporte à lui, consiste à lui faire bon accueil, à lui d'abord, et aussi par amour pour lui, à tous ceux qui l'accompagnent, c'est-à-dire aux pauvres dont il tient chacun non seulement pour son disciple, mais pour lui-même : « Ce que vous faites à l'un des plus petits parmi mes frères, c'est à moi-même que vous l'avez fait » (Mt 25,40)... Efforçons-nous de retenir notre hôte. Disons-lui avec ses deux disciples se rendant au village d'Emmaüs : « Reste avec nous, Seigneur » (Lc 24,29). Et alors, soyons-en sûrs, il ne s'éloignera pas de nous, à moins que nous ne l'écartions nous-mêmes par notre ingratitude.
Evangile au Quotidien Evangelizo.org 2001-2010
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