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 Saint Côme et Saint Damien Martyrs, Sainte Thérèse Coudec Vierge et fondatrice des sœurs du Cénacle

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sophie208
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MessageSujet: Saint Côme et Saint Damien Martyrs, Sainte Thérèse Coudec Vierge et fondatrice des sœurs du Cénacle   Lun 26 Sep - 15:34


SAINT CÔME et SAINT DAMIEN
Martyrs
(c. 286)



Saint Côme et saint Damien étaient deux frères, venus d'Arabie en Cilicie. On croit qu'ils étaient frères jumeaux. Leur profession de médecin leur fournit l'occasion d'exercer un véritable apostolat ; car à travers les corps ils savaient voir les âmes, les toucher, les convertir. La grâce divine vint relever leur science par le don des guérisons miraculeuses : de toutes parts, on accourait à eux pour obtenir la délivrance des maux les plus invétérés et les plus incurables. Le résultat ne trompait jamais leur foi et leur confiance, et il ne se passait pas de jour sans qu'ils eussent opéré quelque cure souvent désespérée.

Auprès d'eux, les aveugles recouvraient la vue, les boiteux marchaient droit, les sourds entendaient, les estropiés étaient guéris. Leur puissance s'étendait même au-delà de ce monde visible, et, à leur voix, les démons abandonnaient leurs victimes. Tout cela, ils le faisaient par pure charité, ne recevant jamais aucune rétribution.

À cette gloire devait se joindre celle du martyre. Un jour on les accusa de séduire le peuple et de faire déserter les temples des dieux. Le préfet leur infligea une si longue et si rude flagellation, que les bourreaux n'en pouvaient plus de fatigue ; les deux martyrs bénissaient le Seigneur. À la vue d'une foule immense, ils furent précipités du haut d'un rocher dans les flots ; mais un ange plana au-dessus des eaux et transporta les martyrs au rivage. Les deux martyrs furent jetés dans une fournaise ardente ; mais ils s'y promenèrent comme sur des fleurs. Après beaucoup d'autres supplices, le préfet leur fit trancher la tête.


SAINTE THERESE COUDERC
Vierge et fondatrice des sœurs du Cénacle
(1805-1885)




Marie-Victoire Couderc est née à Sablières en Ardèche le 1er février 1805. La famille Couderc, tout en étant assez aisée, vit simplement et a l'estime des habitants du village : la foi est bien enracinée.

Au printemps 1825, son père vient la chercher au pensionnat des sœurs de Saint Joseph aux Vans où elle étudie depuis l'âge de dix-sept ans pour qu'elle soit présente avec toute la famille à la mission animée par trois missionnaires diocésains, dont le père Étienne Terme. Ils viennent de Lalouvesc où ils ont la charge du pèlerinage auprès du tombeau de Saint Jean-François Régis. Le père Étienne Terme est aussi curé d'Aps (aujourd'hui Alba) où voyant la pauvreté des villages environnants privés d'écoles chrétiennes, il réunit quelques jeunes filles qui souhaitent se consacrer à l'éducation humaine et chrétienne des enfants. Cette congrégation devient la Congrégation de Saint Régis. Au moment de la mission à Sablières, Marie-Victoire a vingt ans et un grand désir de se consacrer à Dieu. Elle se confie au père Terme qui lui propose d'entrer au noviciat d'Aps. En janvier 1826, elle quitte sa famille et rejoint la communauté d'Aps où elle prend le nom de Thérèse.

Nommé à Lalouvesc en 1824, le père Terme constate que la promiscuité dans les auberges ne favorise guère le pèlerinage surtout pour les femmes. Il lui vient alors l'idée d'ouvrir une maison d'accueil uniquement pour celles-ci. Dès l'hiver 1825-1826, il organise avec deux jeunes filles, l'accueil des femmes dans un lieu provisoire. Sans argent, ne comptant que sur la Providence, il entreprend en même temps la construction d'une maison : le Cénacle actuel. En 1827, il appelle Thérèse et deux autres sœurs à Lalouvesc pour prendre en charge cette nouvelle fondation. Thérèse est nommée maîtresse des novices. Un an plus tard, la supérieure étant appelée dans une autre communauté, elle doit « remplir les fonctions de supérieure »... elle n'a pas vingt-trois ans.

Vers 1832, Thérèse devient supérieure générale de toutes les communautés fondées par le père Terme : Lalouvesc est alors la Maison-Mère. Très vite, Thérèse prend conscience que l'accueil des femmes est insuffisant : les femmes n'ont pas de formation chrétienne et la communauté ne peut pas mener une réelle vie religieuse. En 1828, elle parvient à convaincre le père Terme de n'accepter que des femmes qui voudraient prendre un temps de prière et d'approfondissement de la foi durant trois ou neuf jours pour mener ensuite une vie chrétienne solide dans leur milieu. Le père Terme fait une retraite chez les jésuites de Vals près du Puy, il est enthousiasmé par la découverte des « Exercices spirituels » de Saint Ignace de Loyola. Dès son retour, il exige que les sœurs en fassent immédiatement l'expérience et qu'elles se servent de cette méthode pour aider les personnes qui viennent en pèlerinage. Les sœurs n'osent pas employer tout de suite le mot de retraite. En 1831, le père Terme consacre les biens et les personnes de la communauté au Sacré-Cœur par les mains de Marie. Les maisons de retraite se développent malgré le manque de moyens.

Le 1er novembre 1834, avant d'entreprendre ses missions en Ardèche, le père Terme projette d'entrer dans la Compagnie de Jésus (Jésuites). Durant un mois, une mission le conduit de Viviers à Lanarce, puis dans son village natal (Le Plagnal) où épuisé par son ministère et miné par la fièvre, il meurt le 12 décembre 1834 à l'âge de quarante-trois ans. Dans son testament, le père Terme confie son œuvre à Thérèse : à vingt-neuf ans, elle devient responsable. Elle manifeste alors ses capacités et son esprit de décision. Elle demande à l'évêque que la communauté soit confiée au père Renault, le provincial des Jésuites de France. Jusqu'en 1837, elle gouverne la petite congrégation avec l'appui des jésuites et collabore avec eux. La communauté de Lalouvesc passe quelques années heureuses dans la paix et la vie apostolique. La question de maintenir dans une même congrégation maisons de retraite et écoles se pose. La séparation entre les Sœurs de Saint Régis qui garderont les écoles et les Sœurs de la Retraite (plus tard Notre Dame du Cénacle) se vit douloureusement.

Épuisée, elle tombe malade et doit aller se reposer à Notre Dame d'Ay. En la fête du 15 août, renouvelant le geste du père Terme, elle remet tout à Marie et se démet de sa « supériorité » entre ses mains. Apaisée, elle remonte à Lalouvesc où elle retrouve des problèmes financiers. La suspicion s'est développée à l'égard de la jeune supérieure. En octobre 1838, avec l'accord de l'Évêque de Viviers, le père Renault provoque la démission de Thérèse et nomme à sa place une veuve qui vient d'entrer dans la communauté : Madame de Lavilleurnoy. Très vite, les dettes s'accumulent, des sœurs partent. Le père Renault se rend compte de son erreur et destitue Madame de Lavilleurnoy, qui laisse la communauté en plein désordre. Thérèse s'enfonce dans le silence et l'humilité, alors que le père Renault est prêt à lui redonner sa responsabilité et à lui rendre justice. Mais elle s'efface et encourage les sœurs à élire Mère Charlotte Contenet. Celle-ci réussit à redresser la situation et la congrégation se développe. Cependant, elle confine Thérèse dans d'humbles et pénibles travaux, la tenant à l'écart de la communauté.

Le projet d'une fondation à Lyon se fait jour : Thérèse et une autre sœur sont envoyées pour nettoyer une maison proposée par Pauline Jaricot. Les locaux ne conviennent pas, les recherches s'engagent pour trouver un autre lieu. Thérèse prend l'initiative de signer l'acte d'achat pour un terrain sur la colline de Fourvière. Mère Contenet découvre alors les capacités et le dévouement de Thérèse : elle lui redonne sa confiance. En 1844, une communauté s'installe à Fourvière : Thérèse est nommée assistante. La congrégation prend le nom de Notre Dame du Cénacle. Pendant 25 ans, Thérèse est de plus en plus entourée d'estime et d'affection. En 1850 une fondation avait été faite à Paris où la supérieure fomente un projet de scission. En 1855, Thérèse est envoyée à Paris pour dénouer la crise et calmer les esprits. Fin 1856, elle devient supérieure de la communauté de Tournon. En 1860, elle est nommée assistante de la supérieure de Montpellier : durant cette période sa vie spirituelle s'épanouit.

En 1867, elle revient à Lyon qu'elle ne quittera plus. Une longue épreuve intérieure commence pour elle : la participation à l'agonie du Christ. Dans les dernières années, sa santé se dégrade et elle éprouve de grandes souffrances physiques. Si Thérèse n'a plus de fonctions d'autorité sauf en de brèves occasions, elle n'est plus à l'écart. Elle est peu à peu reconnue comme témoin du passé, la première « religieuse ». Très présente dans la communauté, elle est aussi impliquée dans la vie apostolique : elle est chargée de catéchismes, de la formation d'adultes et d'adolescents n'ayant pas eu de catéchisme et en prépare d'autres aux sacrements ; elle accompagne des retraitantes. Elle continue à assumer certains services : infirmerie, lingerie ...

La maladie puis la vieillesse la diminuent physiquement et au plan spirituel, c'est la nuit : elle ne goûte plus la présence de Dieu mais continue à prier longuement. Pendant ces années, son expérience spirituelle s'approfondit et elle rayonne. En 1877, la nouvelle supérieure générale au courant des différentes crises traversées par la congrégation, fait connaître Thérèse comme cofondatrice avec le père Terme : c'est une reconnaissance officielle. En 1878, des chrétiennes laïques s'agrègent à la congrégation.

Thérèse meurt le 26 septembre 1885 au Cénacle de Fourvière. Quelques jours plus tard, son corps est transporté à Lalouvesc.

Le 4 novembre 1951, elle est déclarée bienheureuse par le Pape Pie XII. Le 10 mai 1970, Paul VI l'inscrit au nombre des Saints. Le village de Lalouvesc (Ardèche), lieu de pèlerinage à Saint Jean-François Régis est devenu aussi lieu de pèlerinage à Sainte Thérèse Couderc.

En 2003, la congrégation compte environ six cents sœurs présentes dans seize pays.


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sophie208
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MessageSujet: Saint Cyprien et Sainte Justine Martyrs, commentaire du jour "Celui qui n'est pas contre vous est pour vous"   Lun 26 Sep - 15:39



SAINT CYPRIEN et SAINTE JUSTINE
Martyrs
(† 314)




Les parents de Cyprien, très superstitieux, le vouèrent au démon dès son enfance ; ils le firent élever dans le paganisme ; il se livra à l'astrologie judiciaire et à la magie. Avec le secours de ses connaissances, il s'abandonna à toutes sortes de crimes et se déclara ennemi acharné de la religion chrétienne.

Il y avait à Antioche une jeune vierge nommée Justine, non moins distinguée par ses rares qualités que par sa naissance. Ses parents étaient idolâtres ; mais elle avait eu le bonheur de connaître Jésus-Christ, et sa conversion fut bientôt suivie de celle de sa famille. Un jeune homme nommé Agladius, païen, conçût pour elle une violente passion, et pria Cyprien de l'aider par les secours de son art. Ce magicien mit tout en œuvre, sans que rien pût lui réussir. Il consulta le démon, qui lui promit de lui servir d'auxiliaire ; mais de nouvelles tentatives ne furent pas plus heureuses ; la vierge priait, elle imprimait sur elle le signe du salut, et le démon s'enfuyait confondu. Cyprien, désespérant du succès, dit au démon : « Eh bien ! Te voilà vaincu ? -- Oui, dit l'esprit infernal, j'ai vu un signe, et j'ai été vaincu. -- Quel est ce signe ? reprit Cyprien. -- J'ai vu le signe du crucifié. -- Le crucifié est donc plus grand que toi ? Fuis loin de moi, imposteur ! Tu m'as trompé trop longtemps. »

Le démon chercha à étouffer Cyprien, mais il le mit en fuite par l'invocation du Dieu de Justine et par le signe de la Croix. Le jeune Agladius, plein d'admiration au récit que lui fit Cyprien, se convertit lui-même à Jésus-Christ. Emprisonnés par les persécuteurs après avoir été préservés l'un de l'huile bouillante et l'autre des flammes du bûcher, ils eurent la tête tranchée.


Commentaire du jour

Concile Vatican II
Constitution sur l'Église dans le monde de ce temps « Gaudium et spes », § 92

« Celui qui n'est pas contre vous est pour vous »


En vertu de la mission qui est la sienne d'éclairer l'univers entier par le message de l'Évangile et de réunir en un seul Esprit tous les hommes, à quelque nation, race, ou culture qu'ils appartiennent, l'Église apparaît comme le signe de cette fraternité qui rend possible un dialogue loyal et le renforce.

Cela exige en premier lieu qu'au sein même de l'Église nous fassions progresser l'estime, le respect et la concorde mutuels, dans la reconnaissance de toutes les diversités légitimes, et en vue d'établir un dialogue sans cesse plus fécond entre tous ceux qui constituent l'unique Peuple de Dieu, qu'il s'agisse des pasteurs ou des autres chrétiens. Ce qui unit en effet les fidèles est plus fort que tout ce qui les divise : unité dans le nécessaire, liberté dans le doute, en toutes choses la charité. En même temps, notre pensée embrasse nos frères et leurs communautés qui ne vivent pas encore en totale communion avec nous, mais auxquels nous sommes cependant unis par la confession du Père, du Fils et de l'Esprit Saint et par le lien de la charité... Nous tournons aussi notre pensée vers tous ceux qui reconnaissent Dieu et dont les traditions recèlent de précieux éléments religieux et humains, en souhaitant qu'un dialogue confiant puisse nous conduire tous ensemble à accepter franchement les appels de l'Esprit et à les suivre avec ardeur.

En ce qui nous concerne, le désir d'un tel dialogue, conduit par le seul amour de la vérité et aussi avec la prudence requise, n'exclut personne : ni ceux qui honorent de hautes valeurs humaines, sans en reconnaître encore l'Auteur, ni ceux qui s'opposent à l'Église et la persécutent de différentes façons. Puisque Dieu le Père est le principe et la fin de tous les hommes, nous sommes tous appelés à être frères. Et puisque nous sommes destinés à une seule et même vocation divine, nous pouvons aussi et nous devons coopérer, sans violence et sans arrière-pensée, à la construction du monde dans une paix véritable.

Evangile au Quotidien
Evangelizo.org 2001-2010


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