sophie208 Assidu

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 | Sujet: Bienheureux Alain de la Roche, Saint Omer Évêque de Thérouanne, en Flandre, commentaire du jour "Un aveugle peut-il guider un autre aveugle ?" Ven 9 Sep - 13:22 | |
| Bienheureux ALAIN de la ROCHE Restaurateur de la Dévotion du Rosaire (1428-1475)

Le bienheureux Alain de la Roche naquit en Bretagne, le 8 septembre, vers l'année 1428. Il prit l'habit de saint Dominique au couvent de Dinan, et y fit profession. Lui-même avoue humblement dans ses écrits que les commencements de sa vie religieuse ne répondirent pas à l'idéal qu'il en conçut depuis. Il quitta son pays natal pour rechercher la pratique de l'observance primitive, et alla demander aux couvents de Hollande la science de la vie surnaturelle.
Le trait distinctif de sa vertu fut une tendre et filiale dévotion à Marie. Il aimait si cordialement sa Mère du Ciel, qu'il ne pouvait penser qu'à elle, et ne pouvait rien dire, ni entreprendre, ni terminer qu'il ne l'eût saluée par l'Ave Maria. Un de ses disciples a écrit que « sans cesse cette prière revenait sur ses lèvres dans ses prédications, dans ses entretiens privés, dans ses voyages et dans ses travaux. » Cet attrait remarquable pour le culte de Marie le préparait, à son insu, à la mission dont il allait être investi : celle de ressusciter la dévotion presque oubliée du rosaire.
On le voit enseigner dans les écoles dominicaines de philosophie et de théologie. Dans ces fonctions, il porta sans doute sa dévotion au rosaire ; mais c'est seulement deux ans avant sa mort que Marie lui apparut dans tout l'éclat de sa beauté céleste et lui confia la mission de prêcher la pratique du rosaire. Elle lui prédit des épreuves ; mais elle le soutint par cette parole : « Confie-toi en ma protection maternelle, je ne t'abandonnerai jamais. » Il en vint à réciter plusieurs rosaires chaque jour, s'infligeant un coup de discipline à chaque Ave Maria.
Il a raconté lui-même que sa sainte Mère lui apparut plusieurs fois pour stimuler son zèle, et lui faire prêcher le rosaire, pour écarter les fléaux qui menaçaient l'Église : Luther allait paraître. Il parcourut nombre de provinces en France, en Flandre, en Saxe, et obtint, malgré les efforts de l'enfer, de merveilleux succès. Rien de plus palpitant que l'histoire de ses combats et de ses travaux, où il fut soutenu par de nombreuses visions et par le don des miracles. Il mourut au jour qu'il avait désiré, celui même de sa naissance, 8 septembre 1475.
Saint Omer Évêque de Thérouanne, en Flandre († 667)

Né sans doute en Normandie il était moine à Luxeuil avec saint Bertin que nous avons fêté récemment, quand, en 637, le roi Dagobert l'envoya comme évêque à Thérouanne dont les habitants étaient redevenus païens. Saint Omer rechristianisa l'Artois et la Flandre. Avec saint Bertin, il fonda l'abbaye de Sithiu devenue abbaye Saint Bertin et berceau de la ville de Saint Omer. Il y recrutait ses missionnaires.
Devenu aveugle vers la fin de sa vie, il répondait à ceux qui l'en plaignaient : « Ne prenez point souci de mes yeux. Dieu s'en occupe et il sait mieux que moi ce qui me convient. »
Il est fêté localement le 9 septembre et il est mentionné au 1er novembre du martyrologe romain.
Commentaire du jour
La liturgie espagnole mozarabe Préface eucharistique pour le 2ème dimanche de Carême ; PL 85, 322 (trad. Orval)
« Un aveugle peut-il guider un autre aveugle ? »
Il est juste et bon de te rendre grâce, Seigneur, Père très saint, Dieu éternel et tout puissant, par Jésus Christ ton Fils, notre Seigneur... Il est venu en ce monde pour le jugement, de sorte que les aveugles ont vu et que ceux qui voyaient ont été aveuglés (Jn 9,39). Ceux qui se sont reconnus dans les ténèbres de l'erreur ont reçu la lumière éternelle qui les a délivrés de l'obscurité de leurs fautes. Et les arrogants qui prétendaient posséder en eux-mêmes la lumière de la justice ont été plongés à bon droit dans leurs propres ténèbres. Gonflés de leur orgueil et sûrs de leur justice, ils ne cherchaient pas de médecin pour les guérir. Ils auraient pu avoir accès au Père par Jésus qui s'est déclaré la porte (Jn 10,7), mais parce qu'ils se sont prévalus insolemment de leurs mérites ils demeurèrent dans leur aveuglement.
C'est pourquoi nous venons humblement vers toi, Père très saint, et sans présumer de nos mérites nous ouvrons devant ton autel notre propre blessure. Nous avouons les ténèbres de nos erreurs, nous découvrons les replis de notre conscience. Puissions-nous trouver, nous t'en prions, un remède à notre blessure, la lumière éternelle au milieu des ténèbres, la pureté de l'innocence dans notre conscience. Nous voulons de toutes nos forces contempler ton visage..., nous désirons voir le ciel...
Viens donc à nous, Jésus, nous qui prions dans ton temple, et soigne-nous en ce jour, toi qui n'as pas tenu compte du sabbat pour opérer des prodiges... Toi qui nous as faits de rien, prépare un onguent et applique-le sur les yeux de notre cœur... Écoute notre prière et enlève l'aveuglement de nos péchés afin que nous voyions la gloire de ta face dans la paix de la béatitude éternelle.
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