sophie208 Assidu

Nombre de messages: 2934 Age: 43 Date d'inscription: 09/10/2008
 | Sujet: Saint Dominique Fondateur d'Ordre, Saint Cyriaque, commentaire du jour "Libérés par le Fils de l'homme qui se livre aux mains des hommes" Lun 8 Aoû - 14:12 | |
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SAINT DOMINIQUE Fondateur d'Ordre (1170-1221)
Saint Dominique de Guzman naquit dans la Vieille-Castille. Sa mère, avant sa naissance, eut une vision étrange ; il lui sembla voir l'enfant qu'elle allait mettre bientôt au monde sous la forme d'un petit chien tenant un flambeau dans sa gueule et prêt à répandre le feu sur la terre. Son enfance fut marquée par plusieurs autres présages merveilleux.
Jeune étudiant, il vivait déjà comme un saint. Il avait chaque jour ses heures fixées pour la prière, et souvent il était ravi en Dieu. Il jeûnait presque toujours, ne buvait jamais de vin, dormait fort peu et n'avait d'autre lit que le plancher de sa chambre. Un jour, ayant tout donné, il dit à une femme qui lui demandait de l'argent pour racheter son frère captif : « Je n'ai ni or ni argent ; mais prenez-moi et offrez-moi aux Maures en échange de votre frère. » La proposition héroïque ne fut pas acceptée, mais Dominique en eut le mérite. Dans une maladie très grave, causée par son travail et ses austérités, il fut guéri soudain par l'apparition de saint Jacques le Majeur.
Dominique, ayant dû venir en France avec son évêque, fut profondément touché du triste état auquel l'hérésie avait réduit les provinces du Midi et résolut de travailler dans ce pays au triomphe de la foi. Sentant son insuffisance pour évangéliser seul de si vastes contrées, il appela à son secours des missionnaires pleins de zèle, dont il fit plus tard les premiers religieux de son Ordre. C'est à cette époque que la Sainte Vierge lui apparut et lui enseigna définitivement, en lui ordonnant de la répandre, la dévotion du Rosaire, qui fut bientôt le plus terrible fléau de l'hérésie.
Parmi les miracles quotidiens que Dieu opérait en sa faveur, on rapporte que, dans ses voyages, la pluie tombait souvent autour de lui sans l'atteindre ; qu'un jour, son sac et ses livres, étant tombés dans une rivière, furent repêchés plusieurs jours après, sans qu'on y vît aucune trace d'eau. Dominique fit le voyage de Rome pour obtenir l'approbation de l'Ordre des Frères-Prêcheurs. C'est là qu'il rencontra saint François d'Assise, et que ces deux grands Saints de l'époque, qui étaient venus ensemble à Rome dans le même but, se reconnurent pour s'être vus en songe, s'embrassèrent comme deux frères et lièrent une amitié profonde qui dura jusqu'à la mort. Dominique opérait une multitude de miracles, ressuscitait les morts, et se disait : « le plus grand pécheur de l'univers ».
Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.
SAINT CYRIAQUE et ses COMPAGNONS Martyrs († 304)
Saint Cyriaque, de famille patricienne, après avoir exercé les fonctions importantes de préfet de la Toscane, embrassa la religion chrétienne et donna tout son bien aux pauvres. Il fut ordonné diacre sous le Pape Marcellin.
Surpris avec son collègue Largus, diacre comme lui, pendant qu'il portait des vivres aux chrétiens persécutés qu'on occupait à la construction d'un monument de l'empire, il fut condamné au même supplice, ainsi que son compagnon, et ne put désormais soutenir les chrétiens, ses frères, que par la parole et par l'exemple. L'empereur, apprenant cela, les fit jeter dans un cachot obscur.
Cependant la fille du tyran Dioclétien fut possédée d'un démon qui la tourmentait avec violence et disait : « Cyriaque seul pourra me chasser. » On l'envoya chercher dans sa prison, avec Largus et un autre compagnon nommé Smaragus. La jeune fille fut délivrée et reçut bientôt le Baptême à l'insu de son père. Cyriaque, en reconnaissance, fut rendu à la liberté. Or le démon chassé du corps de la fille de l'empereur s'était emparé de la fille du roi de Perse, qui s'écriait dans ses tortures que Cyriaque de Rome pouvait seul la délivrer. Cyriaque, mandé par le roi persan, consentit à faire le voyage avec ses deux compagnons, espérant procurer la gloire de Jésus-Christ. La fille possédée fut guérie au nom de Jésus-Christ et devint chrétienne.
Cyriaque et ses amis demeurèrent quelques temps en Perse pour prêcher la foi et affermir les nouveaux chrétiens. De retour à Rome, ils profitèrent de leur liberté pour continuer à soulager les pauvres et les malheureux et à se rendre aux assemblées des chrétiens.
Mais bientôt, pendant l'absence de Dioclétien, l'entre empereur, nommé Maximien, fit saisir les trois vaillants chrétiens : « Adorez les dieux de l'empire », leur dit le juge. « Nous ne connaissons, répondit Cyriaque, que Jésus-Christ, Maître du Ciel et de la terre, mort sur la Croix pour notre salut. » Aussitôt le bourreau reçoit l'ordre cruel de verser de la poix bouillante sur la tête du saint diacre, qui remerciait Dieu et chantait : « Gloire à Vous, Seigneur, qui me jugez digne de souffrir pour votre nom ! - Qu'on l'étende sur le chevalet, reprit le juge, qu'on disloque ses membres et qu'on le frappe à coups de bâtons ! »
Pendant le supplice, Cyriaque, souriant et paisible, les yeux levés au Ciel, murmurait cette prière : « Seigneur Jésus, gloire à Vous ! Ayez pitié de moi, votre indigne serviteur; je vous rends grâces, mon Dieu, qui me permettez de souffrir pour votre saint nom ! » Les invincibles martyrs eurent finalement la tête tranchée.
Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.
Commentaire du jour Saint Pacien de Barcelone (?-v. 390), évêque Homélie sur le baptême, 7 (trad. bréviaire : 19e sam)
Libérés par le Fils de l'homme qui se livre aux mains des hommes
Tous les peuples ont été libérés des puissances qui les tenaient captifs par notre Seigneur Jésus Christ. C'est lui, oui c'est lui qui nous a rachetés. Comme dit l'apôtre Paul : « Il nous a pardonné tous nos péchés, il a supprimé le billet attestant notre désobéissance, il l'a annulé en le clouant à la croix. En se dépouillant lui-même, il a traîné les puissances du mal dans le cortège de son triomphe » (Col 2,13-15). Il a délivré les enchaînés et il a brisé nos liens, comme David l'avait dit : « Le Seigneur redresse les opprimés, le Seigneur délie les enchaînés, le Seigneur ouvre les yeux des aveugles ». Et encore : « Tu as brisé mes chaînes, je t'offrirai le sacrifice de louange » (Ps 145,7-8; 115,16-17).
Oui, nous sommes délivrés de nos chaînes, nous qui avons été rassemblés à l'appel du Seigneur par le sacrement du baptême...; nous avons été libérés par le sang du Christ et l'invocation de son nom... Donc, mes bien-aimés, une fois pour toutes nous sommes lavés par l'eau du baptême, une fois pour toutes nous sommes libérés, une fois pour toutes nous sommes accueillis dans le Royaume immortel. Une fois pour toutes, « heureux ceux dont les crimes sont pardonnés, dont les péchés sont couverts » (Ps 31,1; Rm 4,7). Maintenez avec courage ce que vous avez reçu, conservez-le pour votre bonheur, ne péchez plus. Désormais, gardez-vous purs et irréprochables pour le jour du Seigneur.
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