sophie208 Assidu

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 | Sujet: Sainte Brigitte de Suède, Bienheureux Vasiľ Hopko Evêque, commentaire du jour "Sainte Brigitte de Suède, co-patronne de l'Europe" Sam 23 Juil - 14:57 | |
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SAINTE BRIGITTE de SUÈDE Veuve, Fondatrice d'Ordre Copatronne de l'Europe (1302-1373)

Sainte Brigitte naquit en Suède, de famille royale. Sa mère avait été sauvée d'un naufrage en considération de l'enfant qu'elle portait dans son sein. Bien qu'à sa naissance un saint personnage eût reçu de la Sainte Vierge l'assurance que cette enfant ferait entendre sa voix dans tout l'univers, Brigitte fut muette, jusqu'à l'âge de trois ans ; mais, ce temps écoulé, elle parla tout à coup aussi bien qu'une grande personne.
À l'âge de dix ans, elle fut singulièrement touchée d'un sermon sur la Passion du Sauveur. La nuit suivante, elle vit le divin Crucifié tout couvert de plaies et de sang, et l'entendit dire : « Regarde, ma fille, comme J'ai été traité. - Et qui Vous a traité si cruellement ? dit-elle. - Ce sont ceux qui me méprisent et sont insensibles à mon amour pour eux. » À partir de cette époque, la seule pensée des mystères de la Passion faisait couler ses larmes.
Une nuit qu'elle était en prière, sa tante, chargée de son éducation après la mort de sa mère, la surprit et voulut la frapper ; mais la verge se rompit entre ses mains. Brigitte, tout enfant, était souvent assaillie par le démon qui prévoyait en elle une grande ennemie ; mais elle trouvait un secours assuré en courant dans sa chambre se jeter aux pieds du crucifix qui lui avait parlé.
Malgré son goût pour la virginité, Brigitte accepta le mariage par obéissance ; elle et le prince, son mari, se préparèrent par un an de prières et de bonnes œuvres aux obligations de leur état. Dieu donna à ces pieux époux huit enfants. Brigitte fut le modèle des mères par sa sollicitude envers sa famille ; elle éloignait de sa maison tout ce qui n'y aurait pas apporté l'édification et la vertu : « Après la lecture de la Bible, répétait-elle à ses enfants, n'ayez rien de plus cher que la vie des Saints. »
À la mort de son mari, elle s'adonna aux saintes œuvres avec plus de liberté que jamais, apprenant à ses enfants à laver les pieds des pauvres, à soigner les plaies des malades, à soulager toutes les misères. Mais la grande mission de sa vie, Brigitte l'accomplit pendant ses dernières années, qu'elle passa dans la pénitence et la contemplation de Jésus Crucifié. Ses révélations étonnantes ont fait d'elle la merveille de son siècle.
C'est à Rome, où elle aimait à séjourner près des tombeaux des Saints, que le Sauveur lui fit connaître l'heure de sa mort prochaine ; elle rendit le dernier soupir en prononçant avec amour les dernières paroles de Jésus expirant : « Mon Père, je remets mon âme entre vos mains. »
Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.
Bienheureux Vasiľ Hopko (1904-1976) Évêque et martyr

Vasil' Hopko naquit le 21 avril 1904 dans le village de Hrabské, fils de Vasil' Hopko et Anna Petrenková. Il fut baptisé dans l'Église grecque-catholique le 24 avril 1904.
En 1908, sa mère partit pour les États-Unis afin de trouver du travail et apporter ainsi un soutien à sa famille. Il suivit tout d'abord ses études primaires dans son village, puis, grâce au soutien financier, il poursuivit ses études au lycée à Presov, où il obtint le baccalauréat en 1923. Se sentant appelé au sacerdoce, il entra au séminaire de Presov ; puis après un an de service militaire il termina ses études en 1928. À la suite d'une grave maladie dont il se rétablit, il fit le vœu d'embrasser le sacerdoce. Le 3 février 1929 il fut ordonné prêtre à Presov par l'Évêque de Presov, S.Exc. Mgr Pavol Gojdic. Il assura la fonction de curé, d'abord pendant une brève période à Pakostov, puis à Prague (1929-36).
De retour à Presov en 1936, il fut nommé directeur spirituel du séminaire éparchial. Entre temps, il reprit ses études et obtint une maîtrise en théologie, en avril 1940, à l'Université de Bratislava. Au cours de la guerre (1941-45), il fut le secrétaire personnel de l'Evêque et professeur de théologie morale et pastorale à la faculté de théologie de Presov. Au cours des années 1946-49, il fut rédacteur du mensuel "Blahovistnik" et écrivit de nombreux articles et livres de spiritualité. À la demande de S.Exc. Mgr Gojdic, il fut nommé Auxiliaire de Presov avec le titre d'Évêque titulaire de Midilia le 11 mai 1947.
Au cours des années 1949 et 1950, le parti communiste intensifia sa persécution envers les évêques du diocèse de Presov dans le cadre d'un projet visant à la disparition de l'Église grecque-catholique. Le 27 mars 1950, S.Exc. Mgr P. Gojdic et Mgr Hopko furent placés en isolement. À partir de ce moment, commença une période de persécution pour le clergé et les fidèles de l'Église grecque-catholique. Parmi les victimes figure le Père Vasil' Hopko qui pendant 26 ans, allait subir de dures persécutions : résidence surveillée (1950) ; internement dans un monastère (1950) ; condamnation à une peine de détention de quinze ans pour haute trahison (1951-64) ; libération pour motifs de santé. Pendant cette période, malade et épuisé physiquement et psychologiquement, il habita chez un prêtre grec-catholique (1964) ; séjour dans une maison de repos pour prêtres âgés (1964-68) ; annulation de la condamnation sans réhabilitation (1968-70).
Le 23 juillet 1976 il mourut à Presov. Son autopsie révéla une forte présence d'arsenic dans ses os, le poison ayant été administré, selon les analyses, à faibles doses pendant une longue durée.
Il fut béatifié le 14 septembre 2003 par le pape Jean-Paul II à Bratislava.
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Commentaire du jour
Bienheureux Jean-Paul II Lettre apostolique « Spes aedificandi », 1/10/99 (trad. DC n° 2213 © copyright Libreria Editrice Vaticana)
Sainte Brigitte de Suède, co-patronne de l'Europe
Pour édifier la nouvelle Europe sur des bases solides, il ne suffit certes pas de lancer un appel aux seuls intérêts économiques qui, s'ils rassemblent parfois, d'autres fois divisent, mais il est nécessaire de s'appuyer plutôt sur les valeurs authentiques, qui ont leur fondement dans la loi morale universelle, inscrite dans le cœur de tout homme. Une Europe qui remplacerait les valeurs de tolérance et de respect universel par l'indifférentisme éthique et le scepticisme en matière de valeurs inaliénables, s'ouvrirait aux aventures les plus risquées et verrait tôt ou tard réapparaître sous de nouvelles formes les spectres les plus effroyables de son histoire.
Pour conjurer cette menace, le rôle du christianisme, qui désigne inlassablement l'horizon idéal, s'avère encore une fois vital. À la lumière des nombreux points de rencontre avec les autres religions que le Concile Vatican II a reconnues (cf. Nostra Aetate), on doit souligner avec force que l'ouverture au Transcendant est une dimension vitale de l'existence. Il est donc essentiel que tous les chrétiens présents dans les différents pays du continent s'engagent à un témoignage renouvelé. Il leur appartient de nourrir l'espérance de la plénitude du salut par l'annonce qui leur est propre, celle de l'Évangile, à savoir la « bonne nouvelle » que Dieu s'est fait proche de nous et que, en son Fils Jésus Christ, il nous a offert la rédemption et la plénitude de la vie divine. Par la force de l'Esprit Saint qui nous a été donné, nous pouvons lever les yeux vers Dieu et l'invoquer avec le doux nom d' « Abba », Père (Rm 8,15 ;Ga 4,6).
C'est justement cette annonce d'espérance que j'ai voulu confirmer en proposant à une dévotion renouvelée, dans une perspective « européenne », ces trois figures de femmes : sainte Brigitte de Suède, sainte Catherine de Sienne, sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix, qui, à des époques diverses, ont apporté une contribution très significative à la croissance non seulement de l'Église, mais de la société elle-même.
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