sophie208 Assidu

Nombre de messages: 2934 Age: 43 Date d'inscription: 09/10/2008
 | Sujet: Saint Laurent de Brindisi Prêtre franciscain, Saint Victor de Marseille Soldat et Martyr, commentaire du jour "Heureux vos yeux parce qu'ils voient" Jeu 21 Juil - 14:15 | |
| Saint Laurent de Brindisi Prêtre franciscain et Docteur de l'Église (1559-1619)

Recevant le prénom de Jules César, Laurent choisit d'en changer lorsqu'il entra chez les franciscains de Vérone en 1575. Il fit ses études à Padoue et y apprit plusieurs langues. Ordonné prêtre, il alla annoncer la Bonne Nouvelle en Italie et en Allemagne pendant une vingtaine d'année.
Il fut élu, en 1602, Ministre général de son Ordre et devint le conseiller puis le légat du pape. C'est ainsi qu'il fut chargé, durant les 15 dernières années de sa vie, des plus hautes missions du Saint-Siège. Il trouva le temps de fonder plusieurs monastères en Autriche et en Bohème, ainsi que pour écrire de nombreux ouvrages.
Il mourut à Lisbonne au cours d'une de ses missions.
Canonisé par Léon XIII, il est déclaré Docteur le 19 mars 1959 par Jean XXIII.
SAINT VICTOR de MARSEILLE Soldat et Martyr ( 303)

Le martyre de saint Victor nous montre d'une manière éclatante combien les héros du Christ sont supérieurs aux héros de nos armées. Saint Victor naquit vers le milieu du IIIème siècle, d'une noble famille de Marseille. Ses parents en firent un chrétien, et quand il fut en âge de choisir une profession, il choisit le métier des armes, où il servit les empereurs avec honneur et vaillance.
Victor ayant appris que l'empereur Maximien arrivait à Marseille pour persécuter les chrétiens, au lieu de cacher sa foi, il sentit s'accroître en lui son zèle pour la défendre. Il parcourait hardiment les rangs de ses compagnons chrétiens pour les encourager à ne pas faiblir. Jour et nuit il se rendait de maison en maison, exhorter les fidèles à souffrir généreusement pour Jésus-Christ ; il allait même accompagner les martyrs jusque dans leurs supplices, pour les fortifier dans le combat suprême.
Trahi par son zèle, il fut chargé de chaînes et conduit à l'empereur lui-même. Maximien employa successivement les promesses et les menaces pour l'engager à sacrifier aux dieux ; le Saint, inébranlable, confondit le tyran en démontrant la vanité des idoles et la divinité de Jésus-Christ. L'empereur crut qu'une grande humiliation pourrait triompher de Victor ; il le fit traîner par les pieds et poursuivre par les coups et les huées de la populace païenne. Après ce premier tourment, Victor répondit aux nouvelles questions : « Je suis chrétien, je méprise vos dieux et je confesse Jésus-Christ. » À ces mots, on l'étendit sur un chevalet, et son corps fut affreusement déchiré.
Pendant ce supplice, Jésus-Christ lui apparut la Croix à la main, en lui promettant une immortelle couronne, et cette vision adoucit le sentiment de ses douleurs. La nuit suivante, dans sa prison, il fut visité par les Anges. Trois gardiens, frappés de voir le cachot resplendir d'une miraculeuse clarté, se convertirent, furent baptisés et reçurent le martyre avant Victor lui-même. Trois jours après, Maximien rappela Victor devant son tribunal et lui ordonna d'adorer une idole de Jupiter. Victor, saisi d'horreur, poussa l'autel avec son pied et le renversa ainsi que l'idole. Le tyran, pour venger son dieu, fit couper le pied au vaillant chrétien. Victor offrit ce membre à Jésus-Christ comme les prémices de son sacrifice. Ensuite il fut placé sous la meule d'un moulin pour être broyé, mais la machine se brisa ; il fallut, pour achever la victime, lui trancher la tête. En ce moment, une voix céleste fit entendre ces paroles : « Victor, tu as vaincu ! »
Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.
Commentaire du jour
Jean Tauler (v. 1300-1361), dominicain à Strasbourg Sermon 53, §4-5, 8 (trad. Cerf 1991, p. 431s)
« Heureux vos yeux parce qu'ils voient »
Notre Seigneur a dit : « Beaucoup de prophètes et de rois ont voulu voir ce que vous voyez et ne l'ont pas vu ». Par prophètes, il faut entendre les grands esprits subtils et raisonneurs qui s'en tiennent à la subtilité de leur raison naturelle et en tirent vanité. Ces yeux-là ne sont pas heureux. Par rois il faut entendre les hommes à nature de maître, à forte et puissante énergie, qui sont maîtres d'eux-mêmes, de leurs paroles, de leurs œuvres, de leur langue, et qui peuvent faire tout ce qu'ils veulent en fait de jeûnes, veilles et prières. Mais ils en font grand cas, comme si c'était quelque chose d'extraordinaire, et ils méprisent les autres. Ce ne sont pas là non plus des yeux qui voient ce qui les rend heureux.
Tous ceux-là voulaient voir et n'ont pas vu. Ils voulaient voir et ils s'en sont tenus à leur volonté propre... La volonté propre recouvre les yeux intérieurs comme une membrane ou une pellicule recouvre l'œil extérieur, l'empêchant de voir... Aussi longtemps que tu demeures en ta propre volonté, tu seras privé de la joie de voir par l'œil intérieur. Car tout vrai bonheur vient du véritable abandon, du détachement de la volonté propre. Tout cela naît dans le fond de l'humilité... Plus on est petit et humble, moins on a de volonté propre...
Quand tout est apaisé, l'âme voit sa propre essence et toutes ses facultés ; elle se reconnaît comme l'image raisonnable de Celui dont elle est sortie. Les yeux...qui plongent leur regard jusque-là peuvent à bon droit être appelés bienheureux, à cause de ce qu'ils voient. C'est la merveille des merveilles qu'on découvre alors, ce qu'il y a de plus pur, de plus sûr ; c'est ce qui peut le moins vous être enlevé... Puissions-nous suivre ce chemin et voir de telle façon que nos yeux soient bienheureux. Qu'à cela Dieu nous aide !
Evangile au Quotidien Evangelizo.org 2001-2010
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