sophie208 Assidu

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 | Sujet: Saint Bonaventure Évêque, Bienheureuse Anne-Marie Javouhey, commentaire du jour "Un repos, celui du septième jour, est réservé au peuple de Dieu" Ven 15 Juil - 14:22 | |
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SAINT BONAVENTURE Évêque et Docteur de l'Église (1221-1274)

Saint Bonaventure, né en Toscane, reçut au baptême le nom de Jean. À l'âge de quatre ans, il fut attaqué d'une maladie si dangereuse, que les médecins désespérèrent de sa vie. Sa mère alla se jeter aux pieds de saint François d'Assise, le conjurant d'intercéder auprès de Dieu pour un enfant qui lui était si cher. Le Saint, touché de compassion, se mit en prière, et le malade se trouva parfaitement guéri. Par reconnaissance, Jean entra dans l'Ordre fondé par saint François, et en devint l'ornement et la gloire. Le saint patriarche, près de finir sa course mortelle, lui prédit toutes les grâces dont la miséricorde divine le comblerait, et s'écria tout à coup, dans un ravissement prophétique : « O buona ventura! Ô la bonne aventure ! » De là vint le nom de Bonaventure qui fut donné à notre Saint.
Bonaventure fut envoyé à l'Université de Paris, où il devait lier avec saint Thomas une amitié qui sembla faire revivre celle de saint Grégoire de Nazianze et de saint Basile. Tous deux couraient plus qu'ils ne marchaient dans la carrière des sciences et de la vertu, et, d'étudiants de génie, ils parvinrent en peu de temps à la gloire des plus savants professeurs et des docteurs les plus illustres. Les études de Bonaventure n'étaient que la prolongation de sa fervente oraison. Saint Thomas d'Aquin vint un jour le visiter et lui demanda dans quels livres il puisait cette profonde doctrine qu'on admirait en lui. Bonaventure lui montra quelques volumes : mais, son ami faisant l'incrédule, il finit par montrer un crucifix qui était sur sa table, et lui dit : « Voilà l'unique source de ma doctrine ; c'est dans ces plaies sacrées que je puise mes lumières ! »
Élu général de son Ordre malgré ses larmes, il continua ses travaux ; mais, de tous, celui qui lui fut le plus cher fut la Vie de saint François d'Assise, qu'il écrivit avec une plume trempée dans l'amour divin, après avoir visité tous les lieux où avait passé son bienheureux père. Saint Thomas vint un jour lui rendre visite, et, à travers sa porte entrouverte, l'aperçut ravi, hors de lui-même et élevé de terre, pendant qu'il travaillait à la vie du saint fondateur ; il se retira avec respect, en disant : « Laissons un Saint faire la vie d'un Saint. »
Bonaventure n'avait que trente-cinq ans quand il fut élu général des Franciscains, et il avait à peu près cinquante-et-un ans quand le pape Grégoire X le nomma cardinal-évêque d'Albano. Les envoyés du Pape le trouvèrent, lui, général de l'Ordre, occupé, avec plusieurs frères, à laver la vaisselle. Ce grand Saint mourut deux ans après.
Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.
Bienheureuse Anne-Marie Javouhey Fondatrice (1779-1851)

Née à Jallanges (en Bourgogne, France), elle se mit, dès 15 ans, à soigner les malades et à instruire les enfants de son village. Pendant la Révolution, elle aidait les prêtres réfractaires en leurs donnant des caches. À 19 ans, elle veut être religieuse, mais ses essais restant infructueux, elle décida de créer une école à Châlons-sur-Saône avec ses trois sœurs. Dans le même temps, elle fonde une congrégation qu'elle nommera « Sœurs de Saint-Joseph de Cluny ».
Elle établira plusieurs fondations en France mais s'intéressera très vite aux missions et orientera sa congrégation dans ce sens, en faisant ainsi le premier ordre de femmes missionnaires. Elle enverra ses religieuses au Sénégal, en Guyanne, dans les Antilles... Là, ses sœurs créeront des écoles et enseigneront aux Noirs, encore esclaves, l'agriculture, l'économie, etc. les préparant déjà à leur liberté.
Elle meurt à Paris le 15 juillet 1851 et est béatifiée par Pie XII en 1950.
Commentaire du jour
Aphraate (?-v. 345), moine et évêque près de Mossoul, saint des Églises orthodoxes Les Exposés, n° 13, 1.3.9
« Un repos, celui du septième jour, est réservé au peuple de Dieu » (He 4,9)
Le sabbat n'a pas été établi comme une épreuve permettant un discernement entre la vie et la mort, entre justice et péché, ainsi que d'autres préceptes par lesquels « l'homme trouve la vie » (Lv 18,5) ou la mort s'il ne les observe pas. Non, le sabbat, en son temps, a été donné au peuple en vue du repos ; avec les hommes, les bêtes devaient cesser le travail (Ex 23,12)...
Si le sabbat n'avait pas été institué pour le repos de tout être qui exerce un travail corporel, les créatures qui ne travaillent pas auraient dû, dès l'origine, elles aussi, observer le sabbat afin d'être justifiées. Au contraire, nous voyons, sans répit, le soleil s'avancer, la lune parcourir son orbite, les étoiles poursuivre leur course, les vents souffler, les nuages voguer dans le ciel, les oiseaux voler, les ruisseaux sourdre des sources, les vagues s'agiter, les éclairs tomber et illuminer la création, le tonnerre éclater violemment en son temps, les arbres porter leurs fruits, et chaque créature grandir et se fortifier. Nous ne voyons en vérité aucun être se reposer le jour du sabbat, sauf les hommes et les bêtes de somme qui sont soumis à la loi du travail.
A aucun des justes de l'Ancien Testament le sabbat n'a été donné pour qu'il y trouve la vie... Mais la fidélité au sabbat a été prescrite afin que se reposent serviteurs, servantes, mercenaires, étrangers, bêtes de somme, afin que puissent se refaire ceux qui sont accablés par leur travail. Car Dieu a soin de toute sa création, des bêtes de somme comme des bêtes féroces, des oiseaux comme des animaux sauvages. Écoute maintenant quel est le sabbat qui plaît à Dieu. Isaïe l'a dit : « Voici mon repos : faites reposer celui qui est fatigué » (28,12)... Nous donc, gardons fidèlement le sabbat de Dieu ; faisons ce qui plaît à son cœur. Nous entrerons ainsi dans le sabbat du grand repos où ciel et terre se reposeront, où toute créature est recréée.
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