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 Dimanche 10 Juillet 2011 : Textes de la messe de ce jour

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MessageSujet: Dimanche 10 Juillet 2011 : Textes de la messe de ce jour   Dim 10 Juil - 11:42:41



Dimanche 10 juillet 2011

Textes de la messe de ce jour

15ème dimanche du Temps Ordinaire




1ère lecture : La parole de Dieu fait germer la terre
( Is 55, 10-11 )
Lecture du livre d'Isaïe


Ainsi parle le Seigneur : La pluie et la neige qui descendent des cieux n'y retournent pas sans avoir abreuvé la terre, sans l'avoir fécondée et l'avoir fait germer, pour donner la semence au semeur et le pain à celui qui mange ;
ainsi ma parole, qui sort de ma bouche, ne me reviendra pas sans résultat, sans avoir fait ce que je veux, sans avoir accompli sa mission.


Psaume : Tu visites la terre, Seigneur, tu bénis ses semences
( Ps 64, 10abcd, 10e-11, 12-13, 12b.14 )

Tu visites la terre et tu l'abreuves,
tu la combles de richesses ;
les ruisseaux de Dieu regorgent d'eau,
tu prépares les moissons.

Ainsi, tu prépares la terre,
tu arroses les sillons ;
tu aplanis le sol, tu le détrempes sous les pluies,
tu bénis les semailles.

Tu couronnes une année de bienfaits,
sur ton passage, ruisselle l'abondance.
Au désert, les pâturages ruiselle,
les collines débordent d'allégresse.

Sur ton passage ruiselle l'abondance.
Les herbages se parent de troupeaux
et les plaines se couvrent de blé.
Tout exulte et chante !




2ème lecture : La création tout entière participe au salut
( Rm 8, 18-23 )
Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains


Frères,
j'estime donc qu'il n'y a pas de commune mesure entre les souffrances du temps présent et la gloire que Dieu va bientôt révéler en nous.
En effet, la création aspire de toutes ses forces à voir cette révélation des fils de Dieu.
Car la création a été livrée au pouvoir du néant, non parce qu'elle l'a voulu, mais à cause de celui qui l'a livrée à ce pouvoir. Pourtant, elle a gardé l'espérance d'être, elle aussi, libérée de l'esclavage, de la dégradation inévitable, pour connaître la liberté, la gloire des enfants de Dieu.
Nous le savons bien, la création tout entière crie sa souffrance, elle passe par les douleurs d'un enfantement qui dure encore.
Et elle n'est pas seule. Nous aussi, nous crions en nous-mêmes notre souffrance ; nous avons commencé par recevoir le Saint-Esprit, mais nous attendons notre adoption et la délivrance de notre corps.


Acclamation : Alléluia. Alléluia.

Le Semeur est sorti pour semer la Bonne Nouvelle.
Heureux qui la reçoit et la fait fructifier !
Alléluia. (cf. Mt 13, 4.23)




Evangile : Les paraboles du Royaume. Le semeur
(brève : 1-9) ( Mt 13, 1-23 )
Evangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

Ce jour-là, Jésus était sorti de la maison, et il était assis au bord du lac.
Une foule immense se rassembla auprès de lui, si bien qu'il monta dans une barque où il s'assit ; toute la foule se tenait sur le rivage.
Il leur dit beaucoup de choses en paraboles :
« Voici que le semeur est sorti pour semer.
Comme il semait, des grains sont tombés au bord du chemin, et les oiseaux sont venus tout manger.
D'autres sont tombés sur le sol pierreux, où ils n'avaient pas beaucoup de terre ; ils ont levé aussitôt parce que la terre était peu profonde.
Le soleil s'étant levé, ils ont brûlé et, faute de racines, ils ont séché.
D'autres grains sont tombés dans les ronces ; les ronces ont poussé et les ont étouffés.
D'autres sont tombés sur la bonne terre, et ils ont donné du fruit à raison de cent, ou soixante, ou trente pour un.
Celui qui a des oreilles, qu'il entende ! »
Les disciples s'approchèrent de Jésus et lui dirent : « Pourquoi leur parles-tu en paraboles ? »
Il leur répondit :
« A vous il est donné de connaître les mystères du Royaume des cieux, mais à eux ce n'est pas donné.
Celui qui a recevra encore, et il sera dans l'abondance ; mais celui qui n'a rien se fera enlever même ce qu'il a.
Si je leur parle en paraboles, c'est parce qu'ils regardent sans regarder, qu'ils écoutent sans écouter et sans comprendre.
Ainsi s'accomplit pour eux la prophétie d'Isaïe : Vous aurez beau écouter, vous ne comprendrez pas. Vous aurez beau regarder, vous ne verrez pas.
Le coeur de ce peuple s'est alourdi : ils sont devenus durs d'oreille, ils se sont bouché les yeux, pour que leurs yeux ne voient pas, que leurs oreilles n'entendent pas, que leur coeur ne comprenne pas, et qu'ils ne se convertissent pas.Sinon, je les aurais guéris !
Mais vous, heureux vos yeux parce qu'ils voient, et vos oreilles parce qu'elles entendent !
Amen, je vous le dis : beaucoup de prophètes et de justes ont désiré voir ce que vous voyez, et ne l'ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne l'ont pas entendu.

Vous donc, écoutez ce que veut dire la parabole du semeur.
Quand l'homme entend la parole du Royaume sans la comprendre, le Mauvais survient et s'empare de ce qui est semé dans son coeur : cet homme, c'est le terrain ensemencé au bord du chemin.

Celui qui a reçu la semence sur un sol pierreux, c'est l'homme qui entend la Parole et la reçoit aussitôt avec joie ; mais il n'a pas de racines en lui, il est l'homme d'un moment : quand vient la détresse ou la persécution à cause de la Parole, il tombe aussitôt.

Celui qui a reçu la semence dans les ronces, c'est l'homme qui entend la Parole ; mais les soucis du monde et les séductions de la richesse étouffent la Parole, et il ne donne pas de fruit.

Celui qui a reçu la semence dans la bonne terre, c'est l'homme qui entend la Parole et la comprend ; il porte du fruit à raison de cent, ou soixante, ou trente pour un. »




Homélie

« Jusqu’à ce jour, la création gémit dans les douleurs de l’enfantement. Et elle n’est pas seule : nous aussi nous crions en nous-mêmes notre souffrance ». Qui d’entre nous n’a pas douloureusement vécu le contraste dont parle Saint Paul entre la dure réalité quotidienne et l’espérance chrétienne ? Entre « les souffrances du temps présent », dont nous portons notre part, et « la gloire que Dieu va bientôt révéler en nous », mais dont pour le moment nous n’expérimentons pas (encore) grand-chose ? Comme Marie nous avons envie de dire : « Comment cela va-t-il se faire ? » (Lc 1, 34) C’est précisément à cette question que veut répondre la liturgie de ce jour.

La Révélation nous enseigne que la souffrance et « la dégradation inévitable » sont entrées dans le monde comme conséquences du péché ; c'est-à-dire comme le fruit empoisonné d’une parole mensongère, destructrice, qui s’oppose au travail de structuration de la Parole créatrice, et provoque un retour au chaos. A présent, seule une nouvelle intervention divine - une nouvelle Parole recréatrice - peut arracher « la création au pouvoir du néant » (2nd lect.) auquel elle a été « livrée », et la rétablir dans l’harmonie pour laquelle elle avait été conçue de toute éternité.

Nous le croyons, cette Parole a été prononcée par le Père en Jésus-Christ Notre-Seigneur : le Semeur divin a jeté dans notre terre le Bon Grain, son Fils unique ; il a « arrosé nos sillons » (Ps 64) des grandes eaux de l’Esprit, afin que nous portions du fruit au centuple. En Jésus ressuscité, dans son Humanité glorifiée ainsi que dans celle de la Vierge Marie, la création exulte déjà dans les cieux. « En lui s’est révélé, d’une manière nouvelle et plus admirable, la vérité fondamentale sur la création que le livre de la Genèse atteste quand il répète à plusieurs reprises : “Dieu vit que cela était bon” » (Jean-Paul II, Redemptor Hominis
.
Mais si la Tête est arrivée au terme de son chemin, le Corps lui « crie sa souffrance dans les douleurs d’un enfantement qui dure encore » (2nd lect.). Pourtant les prémisses de sa résurrection lui sont déjà données : la semence de vie éternelle est enfouie dans le cœur des croyants depuis le jour de leur baptême ; la Parole recréatrice agit dans nos vies et la transforme, dans la mesure de notre disponibilité à l’action de l’Esprit.
Autrement dit, ce n’est pas Dieu qui tarde à établir son Règne, c’est plutôt nous qui ne sommes pas au rendez-vous de la grâce.

Heureusement, notre Dieu est un Dieu patient et suprêmement généreux ; il sait combien « le cœur de l’homme est compliqué et malade » : c’est pourquoi il sème en surabondance, y compris au bord du chemin, dans les ronces ou sur les rochers. Les oiseaux du ciel auront beau picorer, il y aura toujours assez de grain pour qu’il en tombe dans le peu de bonne terre que nous portons en nous.

Voilà une image de Dieu décidément bien déconcertante ! Non seulement le Père nous manifeste son amour en nous réconciliant avec lui par la mort de son Fils alors que nous étions encore ses ennemis (cf. Rm 5, 10), mais il jette à pleines mains la Parole de salut dans les sillons de notre vie, sans se soucier de nos refus, de nos indifférences, de nos négligences, dans la certitude qu’il y aura toujours quelques grains qui parviendront à s’enraciner.
Cette parabole est réconfortante pour les adultes à la nuque raide que nous sommes, mais elle apporte aussi consolation et bon conseil à tous ceux qui sont en charge de catéchèse auprès des adolescents et des jeunes.

Quelle souffrance pour bon nombre de parents de voir leurs enfants délaisser la foi de leur enfance ! Mais la foi ne se transmet ni avec les chromosomes ni avec le lait de la nourrice : nous pouvons proposer à nos enfants l’amitié de Jésus, mais nous ne pouvons pas l’accepter à leur place ni la leur imposer.

Notre-Seigneur ne nous demande pas l’impossible : contentons-nous de faire comme lui, et de semer abondamment par la parole et par l’exemple, même dans l’apparente indifférence ; il en restera toujours quelque chose et le grain semé poussera en temps voulu ; car « la parole, qui sort de la bouche du Seigneur, ne lui reviendra pas sans résultat, sans avoir fait ce qu’il veut, sans avoir accompli sa mission » (1ère lect.).

Notre souci doit être de préparer la terre à recevoir le grain, puis de la nourrir afin qu’elle puisse produire l’épis. Pour cela nous sommes invités à arracher - autant que faire se peut - les mauvaises herbes et nourrir le sol de l’engrais des vertus, en particulier par l’exemple d’une vie évangélique vécue dans la paix et la joie.

Au terme de notre méditation, nous découvrons que ce n’est pas la lenteur avec laquelle le Royaume prend corps qui doit nous étonner, mais plutôt la longue patience de Dieu qui devrait susciter notre émerveillement.

De même qu’une seule Parole a suffi pour créer les univers, c’est par une seule Parole que Dieu a sauvé l’humanité toute entière, une fois pour toutes. Mais il diffère la moisson jusqu’à la fin des temps afin de ne perdre aucun épi.

Chemin faisant, la Parole se propose avec la discrétion d’une parabole : elle laisse son interlocuteur libre de l’interpréter selon son penchant. Celui qui ne veut pas se laisser interpeller n’a aucune peine à décliner mille raisons de la repousser. Mais celui qui « entend la Parole et la comprend porte du fruit à raison de cent, ou soixante, ou trente pour un ». Il ne s’agit pas de comprendre rationnellement - les paraboles sont très simples et accessibles à tous - mais plutôt d’accueillir dans la foi l’étonnante image de Dieu qui s’en dégage.

Tous les acteurs de la parabole ont entendu, mais seuls les derniers ont compris la Parole, c'est-à-dire l’ont prise chez eux, comme un bien précieux sur lequel ils vont désormais veiller. Heureux sommes-nous si nos oreilles entendent ce que nous dit le Seigneur et si nous prenons au sérieux son appel à la conversion : il nous guérira et nous fera vivre ; « libérés de l’esclavage, nous connaîtrons alors la liberté, la gloire des enfants de Dieu » (2nd lect.) ; et nous porterons du fruit, « à raison de cent, ou soixante, ou trente pour un ».

« Seigneur que le grain semé dans nos sillons au jour de notre baptême, se lève au grand soleil de ton amour, afin que nous portions l’épis que tu attends de nous ; rassemblés par l’Esprit, et unis à l’unique Pain eucharistique, nous deviendrons alors à notre tour le Pain ecclésial, livré pour la vie du monde. »

Père Joseph-Marie
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