sophie208 Assidu

Nombre de messages: 2934 Age: 43 Date d'inscription: 09/10/2008
 | Sujet: Saint Médard Evêque de Noyon, commentaire du jour "Pour qu'ils soient un, comme nous-mêmes" Mer 8 Juin - 11:13 | |
|
SAINT MÉDARD Évêque de Noyon (c. 457 - c. 560)

Saint Médard, l'un des plus célèbres pontifes de l'Église de France au VIème siècle, naquit vers l'an 457, à Salency, en Picardie, de parents profondément chrétiens. Dieu les bénit en leur donnant pour fils deux futurs saints évêques, Médard et Gildard.
La jeunesse de Médard fut remarquable par sa grande compassion pour les pauvres et les malheureux ; il s'assujettissait à des jeûnes rigoureux, afin de leur distribuer sa nourriture. Un jour, il rencontra un mendiant aveugle qui était presque nu ; il se dépouilla de son habit pour l'en revêtir ; et comme on lui demandait ce qu'il en avait fait, il dut répondre qu'il l'avait donné à un pauvre aveugle dont la misère l'avait touché.
Un autre jour, son père, revenant de la campagne avec un grand nombre de chevaux, le chargea de les conduire dans un pré et de les y garder en attendant l'arrivée de ses domestiques. Tout à coup Médard aperçut un villageois chargé de harnais qu'il portait à grand-peine : " Eh ! mon ami, lui dit l'enfant, pourquoi vous chargez-vous d'un si pesant fardeau ? - C'est, répondit le paysan, que mon cheval vient de périr par accident ; j'emporte ses harnais, mais sans espoir de pouvoir acquérir un autre cheval. " L'enfant, ému de compassion, prit un des chevaux confiés à sa garde et le força de l'emmener. Le Ciel témoigna par un prodige combien cet acte de charité lui était agréable ; car, après que Médard eu rendu compte à son père de son action, on trouva le nombre des chevaux complet.
De plus, tous les gens de la maison virent un aigle couvrir Médard de ses ailes pendant une grosse pluie qui était tout à coup survenue. La vie de l'étudiant et du prêtre répondit à de si admirables commencements ; toutes les œuvres de zèle auxquelles peut se livrer un ministre des âmes lui étaient connues et familières.
En 530, il fut élu évêque et sacré par saint Rémi. La dignité épiscopale ne lui fit rien retrancher de ses pénitences. On vit ce saint vieillard, à l'âge de soixante-douze ans, parcourir les villages, les bourgs et les hameaux, prêchant, consolant son peuple, administrant les sacrements avec un zèle infatigable. Il étendit le règne de la foi en quelques parties de son diocèse demeurées païennes ; et, par ses travaux comme par ses miracles, il eut la douce joie de sauver un grand nombre d'âmes. C'est de sa main que la reine Radegonde reçut le voile de religieuse.
Enfin Médard, âgé de quatre-vingt-sept ans, plus chargé encore de vertus et de mérites que d'années, rendit son âme au Créateur, en l'an 545.
Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.
Commentaire du jour
Saint Maxime le Confesseur (v. 580-662), moine et théologien Mystagogie, 1 (trad. coll. Icthus, t. 7, p. 255 rev. Tournay)
« Pour qu'ils soient un, comme nous-mêmes »
L'Église porte l'empreinte et l'image de Dieu puisqu'elle a la même activité que lui... Dieu a amené toutes choses à l'existence par sa puissance infinie, il les contient, les réunit et les circonscrit. Il rattache fortement tous les êtres les uns aux autres et à lui-même, dans sa Providence...
La sainte Église apparaîtra comme opérant pour nous les mêmes effets que Dieu, dont elle est l'image. Nombreux, presque innombrables sont les hommes, les femmes, les enfants, distincts les uns des autres, infiniment différents par la naissance, les traits, la nationalité et la langue, le genre de vie et l'âge, l'habileté, les mœurs, les habitudes, la connaissance, la fortune, le caractère et les relations. Mais tous naissent en cette Église et, par son œuvre, tous renaissent à une vie nouvelle, recréés par l'Esprit Saint.
A tous, l'Église a donné...une seule forme, un seul nom divin : d'être du Christ et de porter son nom. A tous, elle donne aussi une manière d'être unique, qui ne permet pas de distinguer les nombreuses différences existant entre eux..., à cause de la réunion de tout en elle. C'est par eux, ses membres, qu'absolument personne n'est séparé de la communauté, puisque tous convergent les uns vers les autres, tous sont réunis par l'action de la puissance indivisible de la grâce et de la foi. « Tous, est-il écrit, n'ont qu'un cœur et une âme » (Ac 4,32)...; être un seul Corps formé de membres si divers est réellement digne du Christ lui-même, qui est notre vraie Tête (Col 1,18). « En lui, dit l'apôtre Paul, il n'y a plus ni homme ni femme, ni Juif ni Grec..., ni esclave ni homme libre, mais lui-même est tout en tous » (Gal 3,28)... Ainsi donc la sainte Église est à l'image de Dieu, puisqu'elle réalise entre les croyants la même union que Dieu.
Evangile au Quotidien Evangelizo.org 2001-2010 |
|