Forum Religion Catholique

Forum convivial pour partager notre foi, nos prières, accueillir tous les Catholiques qui souhaitent découvrir ou redécouvrir notre belle Religion
 
AccueilPortailCalendrierFAQS'enregistrerConnexion

Partager | 
 

 Saint Isidore le Laboureur, Saint Joseph Damien De Veuster Prêtre, Bienheureux Ivan Merz, commentaire du jour "Moi, je suis le pain de la vie"

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
sophie208
Assidu


Nombre de messages: 2934
Age: 43
Date d'inscription: 09/10/2008

MessageSujet: Saint Isidore le Laboureur, Saint Joseph Damien De Veuster Prêtre, Bienheureux Ivan Merz, commentaire du jour "Moi, je suis le pain de la vie"   Mar 10 Mai - 15:00

SAINT ISIDORE le LABOUREUR
Confesseur
( 1170)



Saint Isidore naquit à Madrid, en Espagne, de parents très pauvres qui ne purent le faire étudier, mais lui apprirent à aimer Dieu et à détester le péché. L'enfant devint bientôt très habile dans cette science, la meilleure de toutes. Quand il fut en âge de travailler, il se plaça comme laboureur chez un riche habitant de la ville, nommé Jean de Vargas.

Plus tard, il épousa une femme aussi pauvre et aussi vertueuse que lui, et il eut un enfant auquel il enseigna le service de Dieu. Un jour, cet enfant tomba dans un puits ; ses parents, désolés, adressèrent au Ciel de si ferventes prières, que l'eau du puits s'élevant jusqu'en haut, y apporta cet enfant plein de vie et de santé. En reconnaissance, les deux époux se séparèrent et vouèrent à Dieu une continence perpétuelle.

Quoique occupé du grossier travail de mener la charrue, saint Isidore n'en avait pas moins des heures fixes et réglées pour ses exercices de piété. Les jours ordinaires, après avoir passé une partie de la nuit en oraison, il se levait de grand matin et s'en allait visiter les principales églises de Madrid ; les jours de fête étaient entièrement consacrés à suivre les offices et à prier.

Jamais il ne négligeait en rien son travail ; malgré cela, ses compagnons l'accusèrent auprès du maître, qui voulut s'assurer par lui-même de la vérité ; il regarda Isidore travailler, et vit deux Anges aider le Saint. Dès lors, Jean de Vargas conçut la plus grande estime pour son serviteur, et les bénédictions du Ciel se répandirent sur sa maison. Saint Isidore opéra des miracles en sa faveur ; il rendit la vie à un cheval dont on avait grand besoin ; la fille de Jean de Vargas étant morte à la suite d'une maladie douloureuse, il la ressuscita. Un jour, en frappant du pied la terre, il fit jaillir, afin d'étancher la soif de son maître, une fontaine qui coule encore. À la suite de ces miracles, Jean de Vargas se déchargea sur saint Isidore du soin de sa maison.

Saint Isidore était pauvre, et cependant il trouvait le moyen de se montrer libéral envers les indigents ; il partageait avec eux son dîner, et un jour qu'il avait tout donné, il pria sa femme d'aller voir s'il ne restait pas quelque chose : celle-ci trouva le plat qui venait d'être vidé, aussi plein que si personne n'y eût touché. Une autre fois, il avait été invité à un dîner de confrérie, et ses dévotions le retinrent si longtemps, qu'il arriva quand tout était fini.

Une multitude de pauvres le suivaient comptant sur ses restes. Les confrères lui dirent, d'assez mauvaise humeur, qu'on lui avait gardé sa part, mais qu'il n'y avait rien pour les mendiants. " C'est assez, répondit-il, cela suffira pour moi et pour les pauvres de Jésus-Christ. " En effet, on trouva un repas entier là où on n'avait mis de côté que quelques morceaux.

La femme de saint Isidore, de son côté, donnait des marques d'une sainteté aussi grande que celle de son mari. Elle aussi faisait des miracles. Retirée dans un petit héritage, près de l'ermitage de Caraquiz, elle avait à traverser une rivière pour se rendre à une église de la Sainte Vierge qu'elle fréquentait assidûment. Un jour, elle trouva cette rivière débordée, et, avec une entière confiance dans la puissance de Dieu, elle détacha son tablier, l'étendit sur les eaux, et, à l'aide de cette barque d'un nouveau genre, passa tranquillement à l'autre bord.

Saint Isidore mourut avant sa femme, en 1170, et on l'enterra sous une gouttière, dans le cimetière de Saint-André, où il fut oublié quarante ans. Alors le Saint apparut à une dame vertueuse pour la presser de procurer l'élévation et la translation de son corps. Quand on l'eut retiré de terre, il fut trouvé aussi frais et aussi sain que s'il venait de mourir ; un parfum de délicieuse odeur embauma les airs, et toutes les cloches sonnèrent d'elles-mêmes. L'église de Saint-André fut choisie pour recevoir ses saintes reliques ; on y vit un grand concours de peuple ; de nombreux miracles s'opérèrent et firent croître et grandir la dévotion à saint Isidore.

P. Giry, Vie des Saints, p. 241


Saint Joseph Damien De Veuster
Prêtre, Apôtres des Lépreux
(1840-1889)




Joseph de Veuster naît dans une famille belge de langue flamande au village de Tremelo en 1840. Il est le septième de huit enfants dont quatre entreront en religion. Il suit l'un de ses frères dans la Congrégation des Sacrés Cœurs de Jésus et Marie (ou Pères de Picpus), prenant le nom de Damien. Il y développe son amour de l'adoration eucharistique qui sera son seul soutien dans les heures de solitude, et son amour de la Sainte Vierge.

Dans son ardeur missionnaire, le jeune religieux s'adresse directement au supérieur général et obtient la permission de partir, à la place de son frère tombé malade, dans la mission nouvellement fondée aux îles Hawaï. Il s'embarque avant même son ordination sacerdotale qui lui sera conférée à Honolulu.

Le gouvernement avait regroupé d'autorité tous les lépreux de l'archipel dans l'île Molokaï. Le Père Damien est choisi parmi d'autres volontaires pour assurer une présence sacerdotale dans cet enfer de désespoir et de misère morale. Il organise alors la vie religieuse, sociale et fraternelle dans cette île mise au ban de la société.

Il se solidarise avec les lépreux (il aimait dire: "nous les lépreux") et, malgré ses précautions, il est atteint à son tour par la maladie.

"Qu'il est doux de mourir comme un enfant du Sacré-Cœur", disait-il à son dernier jour. Il avait souhaité que ce fût le jour de Pâques ; ce fut le Lundi Saint, 15 avril 1889.

Il est béatifié par Jean-Paul II à Bruxelles le 4 juin 1995 et canonisé par le Pape Benoît XVI le 11 octobre 2009 à Rome. L'Église le fête non pas le jour anniversaire de sa mort mais à la date anniversaire de son entrée sur l'île de Molokai, le 10 mai.

Copyright © Libreria Editrice Vaticana


Bienheureux Ivan Merz
Laïc
(1896-1928)

Ivan Merz, apôtre des jeunes d'aujourd'hui




Ivan Merz fut un jeune laïc croate qui vécut au cours d'une période historique marquée par de profonds changements politiques qui transformèrent le visage de l'Europe.

Il naquit le 16 décembre 1896 à Banja Luka, occupée par l'empire austro-hongrois dans une famille libérale. Il suivit tout d'abord des études à l'Académie militaire de Wiener Neustadt, qu'il abandonna rapidement en raison de la corruption qui y régnait, pour entreprendre des études universitaires à Vienne. Mais, en 1916, il fut enrôlé dans l'armée et envoyé au front, où il passa la majeure partie des années 1917 et 1918.

À la fin de la Première Guerre mondiale, il se trouve à Banja Luka, où il assiste à la naissance du nouvel Etat yougoslave.

En 1919-20, il se rend à nouveau à Vienne où il étudie la philosophie, puis, en octobre 1920, il part pour Paris où il suit des cours à la Sorbonne, puis à l'Institut catholique, préparant son doctorat sur l'" Influence de la liturgie sur les écrivains français ", qu'il présente à l'Université de philosophie de Zagreb en 1920. Il passe ensuite l'examen lui permettant d'enseigner la langue et la littérature française et allemande, devenant professeur au Collège archiépiscopal de Zagreb, jusqu'à sa mort en 1928.

Sa vie a été définie comme " un fruit spirituel spontané ", car il accomplit seul sa première formation spirituelle sans passer par le noviciat ou le séminaire, sans guide spirituel stable, trouvant lui-même la voie de la sainteté. Il fut le promoteur du mouvement liturgique en Croatie et le pionnier de l'Action catholique selon les directives de Pie XI, créant également un mouvement pour les jeunes, qu'il anima jusqu'à sa mort. Dans sa personnalité se retrouvent d'un point de vue ethnique et culturel des éléments des diverses nations européennes, fondus dans un ensemble harmonieux, parfaitement soudés par la religion catholique.

Ivan Merz peut servir de modèle pour les citoyens d'une future Europe unie par ses racines chrétiennes communes.

Il a été béatifié le 22 juin 2003 par le Pape Jean-Paul II.

Site officiel du Vatican - Copyright © Libreria Editrice Vaticana


Commentaire du jour

Saint Thomas d'Aquin (1225-1274), théologien dominicain, docteur de l'Église
Séquence pour la fête du Saint Sacrement du Corps et du Sang du Christ « Lauda Sion »

« Moi, je suis le pain de la vie »

Sion, célèbre ton Sauveur,
chante ton chef et ton pasteur
par des hymnes et des chants.

Tant que tu peux, tu dois oser
car il dépasse tes louanges ;
tu ne peux trop le louer.

Le pain vivant, le pain de vie,
il est aujourd'hui proposé
comme objet de tes louanges.

Au repas sacré de la Cène
il est bien vrai qu'il fut donné
au groupe des douze frères.

Louons-le à voix pleine et forte,
que soit joyeuse et rayonnante
l'allégresse de nos cœurs !...

A ce banquet du nouveau Roi,
la Pâque de la Loi nouvelle
met fin à la Pâque ancienne.

L'ordre ancien le cède au nouveau,
la réalité chasse l'ombre
et la lumière la nuit.

Ce qui le Christ fit à la Cène,
il ordonna de le faire
en mémoire de lui.

Instruits par son précepte saint,
nous consacrons le pain, le vin,
en victime de salut...

Sa chair est une nourriture,
son sang est une boisson (Jn 6,55),
mais le Christ tout entier demeure
sous chacune des espèces.

On le reçoit sans le briser,
le rompre ni le diviser ;
il est reçu tout entier.

Qu'un seul ou mille communient,
ceux-ci reçoivent autant que celui-là,
on s'en nourrit sans le détruire...

Voici le pain des anges (Ps 78,25),
devenu la nourriture des pèlerins ;
c'est le vrai pain des enfants
qu'il ne faut pas jeter aux chiens (Mt 15,26).

D'avance il fut annoncé
par Isaac en sacrifice (Gn 22),
par l'agneau pascal immolé
par la manne donnée à nos pères.

Ô bon Pasteur, pain véritable,
ô Jésus, aie pitié de nous,
nourris-nous et protège-nous,
fais-nous voir les biens éternels
dans la terre des vivants (Ps 26,13).

Toi qui sais tout et qui peux tout
tu nous nourris en cette vie,
fais de nous, là-haut, tes convives,
cohéritiers et compagnons
des saints dans la cité céleste.

Evangile au Quotidien
Evangelizo.org 2001-2010
Revenir en haut Aller en bas
 

Saint Isidore le Laboureur, Saint Joseph Damien De Veuster Prêtre, Bienheureux Ivan Merz, commentaire du jour "Moi, je suis le pain de la vie"

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» saint Alexi
» 4 èmes séminaire de Saint-Etienne
» ------Damien Hirst------
» commentaire Baudelaire Tableau Parisien
» Saint Isidore le Laboureur, Saint Joseph Damien De Veuster Prêtre, Bienheureux Ivan Merz, commentaire du jour "Moi, je suis le pain de la vie"

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Forum Religion Catholique :: Prières aux Saints :: Prières aux Saints et Saintes-