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 Dimanche 8 Mai 2011 : Textes de la messe de ce jour

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MessageSujet: Dimanche 8 Mai 2011 : Textes de la messe de ce jour   Dim 8 Mai - 12:32:57




Dimanche 8 Mai 2011
Textes de la messe de ce jour


3ème Dimanche de Pâques




1ère lecture : Pierre annonce le Christ ressuscité
Ac 2, 14.22b-33
Lecture du livre des Actes des Apôtres


Le jour de la Pentecôte, Pierre, debout avec les onze autres Apôtres, prit la parole ; il dit d'une voix forte : « Habitants de la Judée, et vous tous qui séjournez à Jérusalem, comprenez ce qui se passe aujourd'hui, écoutez bien ce que je vais vous dire.
Il s'agit de Jésus le Nazaréen, cet homme dont Dieu avait fait connaître la mission en accomplissant par lui des miracles, des prodiges et des signes au milieu de vous, comme vous le savez bien.
Cet homme, livré selon le plan et la volonté de Dieu, vous l'avez fait mourir en le faisant clouer à la croix par la main des païens.
Or, Dieu l'a ressuscité en mettant fin aux douleurs de la mort, car il n'était pas possible qu'elle le retienne en son pouvoir.
En effet, c'est de lui que parle le psaume de David : Je regardais le Seigneur sans relâche, s'il est à mon côté, je ne tombe pas.
Oui, mon cœur est dans l'allégresse, ma langue chante de joie ; ma chair elle-même reposera dans l'espérance :
tu ne peux pas m'abandonner à la mort ni laisser ton fidèle connaître la corruption.
Tu m'as montré le chemin de la vie, tu me rempliras d'allégresse par ta présence.
Frères, au sujet de David notre père, on peut vous dire avec assurance qu'il est mort, qu'il a été enterré, et que son tombeau est encore aujourd'hui chez nous.
Mais il était prophète, il savait que Dieu lui avait juré de faire asseoir sur son trône un de ses descendants.
Il a vu d'avance la résurrection du Christ, dont il a parlé ainsi : Il n'a pas été abandonné à la mort, et sa chair n'a pas connu la corruption.
Ce Jésus, Dieu l'a ressuscité ; nous tous, nous en sommes témoins.
Élevé dans la gloire par la puissance de Dieu, il a reçu de son Père l'Esprit Saint qui était promis, et il l'a répandu sur nous : c'est cela que vous voyez et que vous entendez. »


Psaume : Tu m'as montré, Seigneur, le chemin de la vie
Ps 15, 1-2a.5, 7-8, 9-10, 2b.11

Garde-moi, mon Dieu : j'ai fait de toi mon refuge.
J'ai dit au Seigneur : « Tu es mon Dieu !
Seigneur, mon partage et ma coupe :
de toi dépend mon sort. »

Je bénis le Seigneur qui me conseille :
même la nuit mon coeur m'avertit.
Je garde le Seigneur devant moi sans relâche ;
il est à ma droite : je suis inébranlable.

Mon coeur exulte, mon âme est en fête,
ma chair elle-même repose en confiance :
tu ne peux m'abandonner à la mort
ni laisser ton ami voir la corruption.

Je n'ai pas d'autre bonheur que toi.
Tu m'apprends le chemin de la vie :
devant ta face, débordement de joie !
A ta droite, éternité de délices !




2ème lecture : Le Christ ressuscité donne à notre vie son vrai sens
1P 1, 17-21
Lecture de la première lettre de saint Pierre Apôtre


Frères,
vous invoquez comme votre Père celui qui ne fait pas de différence entre les hommes, mais qui les juge chacun d'après ses actes ; vivez donc, pendant votre séjour sur terre, dans la crainte de Dieu.
Vous le savez : ce qui vous a libérés de la vie sans but que vous meniez à la suite de vos pères, ce n'est pas l'or et l'argent, car ils seront détruits ; c'est le sang précieux du Christ, l'Agneau sans défaut et sans tache.
Dieu l'avait choisi dès avant la création du monde, et il l'a manifesté à cause de vous, en ces temps qui sont les derniers.
C'est par lui que vous croyez en Dieu, qui l'a ressuscité d'entre les morts et lui a donné la gloire ; ainsi vous mettez votre foi et votre espérance en Dieu.


Acclamation : Alléluia. Alléluia.

Seigneur Jésus, fais-nous comprendre les Écritures !
Que notre cœur devienne brûlant tandis que tu nous parles.
Alléluia. (cf. Lc 24, 32)




Evangile : Apparition aux disciples d'Emmaüs
Lc 24, 13-35
Evangile de Jésus Christ selon saint Luc

Le troisième jour après la mort de Jésus, deux disciples faisaient route vers un village appelé Emmaüs, à deux heures de marche de Jérusalem, et ils parlaient ensemble de tout ce qui s'était passé.

Or, tandis qu'ils parlaient et discutaient, Jésus lui-même s'approcha, et il marchait avec eux.
Mais leurs yeux étaient aveuglés, et ils ne le reconnaissaient pas.
Jésus leur dit : « De quoi causiez-vous donc, tout en marchant ? » Alors, ils s'arrêtèrent, tout tristes.
L'un des deux, nommé Cléophas, répondit : « Tu es bien le seul de tous ceux qui étaient à Jérusalem à ignorer les événements de ces jours-ci. »
Il leur dit : « Quels événements ? » Ils lui répondirent : « Ce qui est arrivé à Jésus de Nazareth : cet homme était un prophète puissant par ses actes et ses paroles devant Dieu et devant tout le peuple. Les chefs des prêtres et nos dirigeants l'ont livré, ils l'ont fait condamner à mort et ils l'ont crucifié.
Et nous qui espérions qu'il serait le libérateur d'Israël ! Avec tout cela, voici déjà le troisième jour qui passe depuis que c'est arrivé.
A vrai dire, nous avons été bouleversés par quelques femmes de notre groupe. Elles sont allées au tombeau de très bonne heure, et elles n'ont pas trouvé son corps ; elles sont même venues nous dire qu'elles avaient eu une apparition : des anges, qui disaient qu'il est vivant.
Quelques-uns de nos compagnons sont allés au tombeau, et ils ont trouvé les choses comme les femmes l'avaient dit ; mais lui, ils ne l'ont pas vu. »
Il leur dit alors : « Vous n'avez donc pas compris ! Comme votre coeur est lent à croire tout ce qu'ont dit les prophètes !
Ne fallait-il pas que le Messie souffrît tout cela pour entrer dans sa gloire ? »
Et, en partant de Moïse et de tous les Prophètes, il leur expliqua, dans toute l'Écriture, ce qui le concernait.
Quand ils approchèrent du village où ils se rendaient, Jésus fit semblant d'aller plus loin.
Mais ils s'efforcèrent de le retenir : « Reste avec nous : le soir approche et déjà le jour baisse. » Il entra donc pour rester avec eux.

Quand il fut à table avec eux, il prit le pain, dit la bénédiction, le rompit et le leur donna.
Alors leurs yeux s'ouvrirent, et ils le reconnurent, mais il disparut à leurs regards.
Alors ils se dirent l'un à l'autre : « Notre coeur n'était-il pas brûlant en nous, tandis qu'il nous parlait sur la route, et qu'il nous faisait comprendre les Écritures ? »
A l'instant même, ils se levèrent et retournèrent à Jérusalem. Ils y trouvèrent réunis les onze Apôtres et leurs compagnons, qui leur dirent :
« C'est vrai ! le Seigneur est ressuscité : il est apparu à Simon-Pierre. »
A leur tour, ils racontaient ce qui s'était passé sur la route, et comment ils l'avaient reconnu quand il avait rompu le pain.




Homélie

On ne sait guère avec certitude où se situe le « village appelé Emmaüs, à deux heures de marche de Jérusalem ». Il aurait sans doute sombré depuis longtemps dans l’oubli s’il n’y avait pas eu deux pèlerins, bientôt rejoints par un compagnon inconnu, qui s’y étaient rendus « le troisième jour après la mort de Jésus ». Nous ne connaissons le nom que d’un de ces deux hommes : Cléophas ; l’autre pourrait être chacun de nous, aux heures sombres du doute, de la tristesse, de la lassitude, du découragement. N’avons-nous pas tous connu ces jours ténébreux où, suite à certains événements, tout devient absurde ; notre vie nous apparaît comme un échec, et rien ne semble pouvoir changer le cours des événements ? N’avons-nous pas nous aussi été assaillis par la tentation de la fuite ? Partir, en laissant derrière nous nos problèmes - comme si nous ne les portions pas d’abord en nous-mêmes - tourner le dos à la réalité devenue un fardeau trop pesant ou un sac de nœuds trop mêlés, et fuir par le chemin d’Emmaüs.
Les deux disciples s’étaient attachés à ce « Jésus de Nazareth » parce qu’ils « espéraient qu’il serait le libérateur d’Israël ». Apparemment, ils n’avaient pas « entendu » les avertissements répétés que le Maître avait pourtant adressés à ceux qui voulaient le suivre : « Celui qui ne porte pas sa croix pour marcher derrière moi, ne peut pas être mon disciple » (Lc 14, 27). Dans leur enthousiasme, ils n’ont pas pris la précaution de « s’asseoir pour calculer la dépense et voir s’ils ont de quoi aller jusqu’au bout » (Lc 14, 28). Ils ont posé les fondations, mais lorsque survient l’épreuve de la Passion, ils délaissent le chantier : comment pourraient-ils poursuivre, sans plan et sans maître d’œuvre ? La pédagogie du Seigneur va précisément consister à leur prouver qu’ils ont tout ce qu’il faut pour poursuivre et mener à bonne fin la construction du Royaume qu’il a entreprise avec eux.
Les ayant rejoints sur leur route de tristesse, Notre-Seigneur commence par les inviter à exprimer leur souffrance, leur déception, leur amertume. Le changement de perspective sur les événements de notre vie nécessite cette mise à distance dans la parole : il nous faut prendre le temps de verbaliser les ruptures de sens qui semblent mettre en échec notre projet de vie, afin de pouvoir les interpréter sous un autre angle, qui nous permettra tout au contraire de les intégrer positivement dans notre histoire. Mais nous ne pouvons accomplir seuls une telle relecture, sans quoi nous risquons de ressasser notre malheur, comme le faisaient probablement les deux disciples au moment où Jésus ressuscité les rejoint. Nous aussi nous avons besoin de ses lumières pour changer notre regard sur les événements qui nous affectent. Dès lors, le premier pas qui conduit à la conversion salutaire, consiste à reconnaître que « nous n’avons pas compris ». Comme « notre cœur est lent à croire » que la souffrance du Christ transfigure la nôtre et lui donne un sens radicalement nouveau ! Qu’il nous est difficile d’accepter qu’« il fallait que le Messie souffrît tout cela pour nous entraîner avec lui dans sa gloire » !
Pour accueillir la révélation du sens caché de nos épreuves, il nous faut nous mettre à l’écoute du Seigneur là où il nous parle, à savoir dans les Ecritures. C’est là en effet qu’il interprète sa vie et la nôtre à la lumière des promesses de Dieu son Père et notre Père (cf. Jn 20, 17). C’est là que nous découvrons que « ce qui nous a libérés de la vie sans but que nous menions à la suite de nos pères, ce n’est pas l’or et l’argent, car ils seront détruits, c’est le sang précieux du Christ, l’Agneau sans défaut et sans tache » (2ème lect.).
L’exercice a quelque chose de paradoxal, car en quoi des récits datant de deux mille ans et davantage pourraient-ils m’éclairer sur ma situation et sur les difficultés concrètes que je rencontre aujourd’hui ? Certes, nous ne trouverons pas dans l’Ecriture une réponse toute faite à nos problèmes ; mais si notre cœur demeure ouvert, nous y découvrirons une présence empreinte d’une paix communicative : « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi je vous procurerai le repos. Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos » (Mt 11, 28-29). Tous ceux qui en ont fait l’expérience peuvent témoigner : c’est dans l’humble écoute de la Parole, que Dieu se révèle en se donnant. « Notre cœur n’était-il pas tout brûlant tandis qu’il nous parlait sur la route et qu’il nous faisait comprendre les Ecritures ? » C’est en plaçant notre vie jour après jour « sous le joug » des Ecritures, pour y contempler assidûment le visage de Notre-Seigneur, que nous devenons ses disciples et que nous trouvons la paix. « Je regardais le Seigneur sans relâche, s’il est à mon côté, je ne tombe pas. Oui, mon cœur est dans l’allégresse, ma langue chante de joie ; ma chair elle-même reposera dans l’espérance : tu ne peux m’abandonner à la mort ni laisser ton fidèle connaître la corruption. Tu m’as montré le chemin de la vie, tu me rempliras d’allégresse en ta présence » (1ère lect.).
Comment dès lors ne nous efforcerions-nous pas de retenir un hôte aussi précieux : « Reste avec nous : le soir approche et déjà le jour baisse ». Commentant ce verset, Jean-Paul II déclare dans la lettre apostolique « Mane nobiscum Domine » : « Aux disciples d’Emmaüs qui demandaient à Jésus de rester “avec” eux, ce dernier répondit par un don beaucoup plus grand : il trouva le moyen de demeurer “en” eux par le sacrement de l’Eucharistie ». Ce faisant, le Seigneur répondait à l’espérance la plus profonde que l’Esprit Saint ait éveillée dans le cœur de l’homme : « N’est-ce pas là le plus grand désir de l’homme ? N’est-ce pas cela que Dieu s’est proposé en réalisant dans l’histoire son dessein de salut ? Il a mis dans le cœur de l’homme la “faim” de sa Parole (cf. Am 8, 11), une faim qui sera assouvie uniquement dans l’union totale avec Lui. La communion eucharistique nous est donnée pour “nous rassasier” de Dieu sur cette terre, dans l’attente que cette faim soit totalement comblée au ciel ».
Si Dieu a voulu dresser pour nous deux Tables - la Table de sa Parole et la Table de l’Eucharistie - ne croyons pas pouvoir cheminer jusqu’à lui sans y refaire nos forces. Selon la très belle expression du Saint-Père, l’Eucharistie, illuminée par la Parole qui en dévoile le Mystère, est à la fois « source et épiphanie de communion », ainsi que « principe et projet de mission ».
Que Marie, la « femme eucharistique », soit notre modèle dans son rapport avec ce Mystère très saint ; afin qu’en imitant son adoration respectueuse, nous devenions de vrais disciples de son Fils et d’ardents témoins de l’Evangile du Bel Amour.

Père Joseph-Marie
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