sophie208 Assidu

Nombre de messages: 2934 Age: 43 Date d'inscription: 09/10/2008
 | Sujet: Saint Joseph, travailleur, commentaire du jour "Il leur montra ses mains et son côtés" Dim 1 Mai - 11:44 | |
| SAINT JOSEPH, travailleur
 La fête de saint Joseph, travailleur, a été fixée au 1er mai par le pape Pie XII en 1955. Le monde du travail prend une conscience grandissante de son importance et c'est le rôle de l'Église de lui enseigner toute sa dignité ; la figure de saint Joseph y contribue merveilleusement. Cette fête de saint Joseph est une triple fête patronale : fête de l'Église, fête de la famille et du foyer, fête du travail.
La présence de Jésus dans l'atelier de Nazareth enseigna à saint Joseph le prix des heures pénibles, et le dur labeur accepté comme une réparation pour le mépris de l'homme des lois de Dieu, a acquis grâce au Christ, une valeur rédemptrice. Artisan avec Dieu créateur, frère de travail de Jésus-Ouvrier, associé avec Lui au rachat du monde, saint Joseph n'attirera jamais trop les regards et la prière de notre siècle.
C'est pourquoi l'Église, s'inspirant de la Tradition qui baptisa autrefois quantité de fêtes païennes pour les doter d'un contenu chrétien tout nouveau, plaça la fête civile du travail sous le puissant patronage de saint Joseph. Ouvrier toute sa vie, qui mieux que lui rendit grâces à Dieu le Père en son labeur de chaque jour ? C'est ce modeste artisan que Dieu choisit pour veiller sur l'enfance du Verbe incarné venu sauver le monde par l'humilité de la croix.
« N'est-il pas le fils du charpentier ? » disait-on du Sauveur. Joseph, connu à Nazareth comme l'époux de Marie et le père de Jésus, homme juste, sans autres ressources que son métier, Joseph, ce fugitif de la grandeur, nous apparaît comme le modèle achevé de l'ouvrier selon le cœur de Dieu.
Diligence, application, constance, sérénité, abnégation de soi, telles furent les vertus du saint charpentier de Nazareth. Par ses paroles et par ses exemples, Joseph nous enseigne l'humilité, la pauvreté, la mortification du corps et le travail. Quand nous avons, comme dit l'Apôtre, la nourriture et le vêtement, contentons-nous-en ; tenons-nous-en au nécessaire, sans aspirer au superflu. Apprenons du saint charpentier de Nazareth à envisager le travail, non comme un esclavage, mais comme un privilège de grandeur et de noblesse, car le travail expie le péché et sanctifie l'homme.
Rappelons-nous aussi que c'est l'effort et non le succès qui garantit le mérite et la récompense. Sur la terre, le travail est la suprême fonction de l'homme et toute sa vie dépend de la manière dont il sait l'accomplir. Comme saint Joseph, imprégnons notre travail de foi, d'espérance et de charité afin d'obtenir cette transfiguration divine des besognes ordinaires. Cet esprit surnaturel nous évitera le mécontentement et la mauvaise humeur. À l'exemple du saint Patriarche, que la prière se joigne à notre travail afin que notre travail devienne une prière.
Prière de saint Pie X au glorieux saint Joseph modèle des travailleurs :
Glorieux saint Joseph, modèle de tous ceux qui sont voués au travail, obtenez-moi la grâce de travailler en esprit de pénitence pour l'expiation de mes nombreux péchés ; de travailler en conscience, mettant le culte du devoir au-dessus de mes inclinations ; de travailler avec reconnaissance et joie, regardant comme un honneur d'employer et de développer par le travail les dons reçus de Dieu ; de travailler avec ordre, paix, modération et patience, sans jamais reculer devant la lassitude et les difficultés ; de travailler surtout avec pureté d'intention et avec détachement de moi-même ayant sans cesse devant les yeux la mort et le compte que je devrai rendre du temps perdu, des talents inutilisés, du bien omis et des vaines complaisances dans le succès, si funestes à l'œuvre de Dieu. Tout pour Jésus, tout pour Marie, tout à votre imitation, patriarche saint Joseph ! Telle sera ma devise à la vie à la mort. Amen.
Tiré de R. P. Frédéric de Ghyvelde, o.f.m., édition 1902
Commentaire du jour
Célébration eucharistique en suffrage de Jean-Paul II Regina Caeli du 3 avril 2005, lendemain du décès de Jean-Paul II (trad. © Libreria Editrice Vaticana) « Il leur montra ses mains et son côté »
Le pape Jean-Paul II avait indiqué le thème de la méditation pour la prière du Regina Caeli du 2e dimanche de Pâques, dimanche de la Divine Miséricorde. En conclusion de la concélébration eucharistique présidée sur la place Saint-Pierre par le Cardinal Angelo Sodano, S.Exc. Mgr Leonardo Sandri a prononcé les paroles suivantes, avant de donner lecture du texte du Saint Père : « J'ai été chargé de vous lire le texte préparé, sur ses indications explicites, par le Saint Père Jean-Paul II. Je le fais en ressentant profondément cet honneur, mais également avec une grande nostalgie » : Très chers frères et sœurs !
Le joyeux Alléluia de Pâques retentit également en ce jour. La page de l'évangile de Jean d'aujourd'hui souligne que le Ressuscité, le soir de ce jour, est apparu aux apôtres et « leur montra ses mains et son côté », c'est-à-dire les signes de la Passion douloureuse imprimés de façon indélébile sur son corps, également après la résurrection. Ces plaies glorieuses, qu'il a fait toucher huit jours plus tard à Thomas, incrédule, révèlent la miséricorde de Dieu, qui « a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique » (Jn 3,16).
Ce mystère d'amour se trouve au centre de la liturgie d'aujourd'hui du Dimanche in Albis, dédié au culte de la Divine Miséricorde.
Le Seigneur ressuscité offre en don à l'humanité, qui semble parfois égarée et dominée par le pouvoir du mal, par l'égoïsme et par la peur, son amour qui pardonne, qui réconcilie et ouvre à nouveau l'âme à l'espérance. C'est l'amour qui convertit les cœurs et qui donne la paix. Combien le monde a besoin de compréhension et d'accueillir la Divine Miséricorde!
Seigneur, toi qui par ta mort et ta résurrection révèles l'amour du Père, nous croyons en toi et nous te répétons aujourd'hui avec confiance : Jésus, j'ai confiance en toi, aies pitié de nous et du monde entier. Evangile au Quotidien Evangelizo.org 2001-2010
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