sophie208 Assidu

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 | Sujet: Bienheureuse Marie de l'Incarnation Veuve et Carmélite, commentaire du jour "La maison fut remplie par l'odeur du parfum" Lun 18 Avr - 12:57 | |
| Bienheureuse Marie de l'Incarnation Veuve et Carmélite (1545-1618)

La bienheureuse Marie de l'Incarnation (Barbara Avrillot) naquit à Paris. Elle fut, dès sa jeunesse, attirée vers la vie religieuse. Ses parents s'opposèrent à sa vocation, préférant pour elle un riche mariage.
La pieuse enfant dut se résigner ; après quelques années qu'elle passa dans l'humilité, la prière et la mortification, elle fut mariée à un noble gentilhomme nommé Pierre Acarie. Une fois son sacrifice fait, la jeune épouse ne songea plus qu'à se sanctifier dans ce nouvel état.
Elle éleva ses trois garçons et ses trois filles avec un rare dévouement, surveillant leurs prières, leurs travaux, leurs jeux, et les soumettant à une règle sage toujours ponctuellement exécutée : "Maintenant je suis vraiment heureuse, leur dit-elle un jour, je vois que vous aimez Dieu et que Dieu vous aime !"
Son mari eut à subir de grandes épreuves, qu'elle partagea avec une parfaite résignation. Plus tard, elle n'en parlait qu'avec joie : "Quel temps ! Quels heureux jours ! Qu'on trouve bien Dieu dans l'épreuve !"
Mme Acarie eut la plus grande part à l'introduction des Carmélites en France. Elle entra elle-même au Carmel après la mort de son mari, à la condition de n'être que sœur converse : "Ma Mère, dit-elle en arrivant, je suis une pauvre mendiante qui vient supplier la Miséricorde divine et me jeter dans les bras de la religion."
On la vit toujours occupée aux plus bas offices, cuisine, vaisselle, raccommodage. Parmi les belles paroles qu'on cite d'elle, en voici quelques-unes : "Le seau du puits ne s'emplit pas à moins qu'il ne s'abaisse ; moi, je reste vide faute de m'abaisser." "Je suis gonflée d'orgueil comme les reptiles sont gonflés de venin." Dans ses souffrances : "Quoi ! Mourir sans souffrir ! Le désir de souffrir me fera mourir !" Peu avant sa mort : "Ce que je souffre n'est rien en comparaison de ce que je voudrais souffrir, et pourtant quelles douleurs ! Mon Dieu, ayez pitié de moi."
Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.
Commentaire du jour Pape Benoît XVI Homélie du 02/04/2007 à l'occasion du 2ème anniversaire de la disparition de Jean Paul II (trad. © Libreria Editrice Vaticana)
« La maison fut remplie par l'odeur du parfum »
Ce récit évangélique confère un intense climat pascal à notre méditation : le repas de Béthanie est un prélude à la mort de Jésus, sous le signe de l'onction que Marie a accompli en hommage au Maître et qu'il a accepté en prévision de sa sépulture. Mais c'est également l'annonce de la résurrection, à travers la présence même de Lazare ressuscité (cf Jn 11,44), témoignage éloquent du pouvoir du Christ sur la mort. Outre l'importance de la signification pascale, le récit du repas de Béthanie porte en lui un écho déchirant, empli d'affection et de dévotion, un mélange de joie et de douleur...
Pour nous, réunis en prière dans le souvenir de mon vénéré prédécesseur, le geste de l'onction de Marie de Béthanie est riche d'échos et de suggestions spirituelles. Il évoque le témoignage lumineux que Jean-Paul II a offert d'un amour pour le Christ sans réserve et sans s'épargner. Le « parfum » de son amour « a empli la maison », c'est-à-dire toute l'Église. Certes, nous en avons profité, nous qui avons été proches de lui, et nous en rendons grâces à Dieu, mais tous ceux qui l'ont connu de loin ont également pu en profiter, parce que l'amour du Pape Wojtyla pour le Christ s'est déversé, pourrait-on dire, dans toutes les régions du monde, tant il était fort et intense. L'estime, le respect et l'affection que les croyants lui ont exprimés à sa mort n'en sont-ils pas le témoignage éloquent ?... L'intense et fructueux ministère pastoral, et plus encore le calvaire de l'agonie et la mort sereine de notre bien-aimé pape, ont fait connaître aux hommes de notre temps que Jésus Christ était véritablement son « tout »...
« La maison fut remplie par l'odeur du parfum. » Le parfum de la foi, de l'espérance et de la charité du pape a rempli sa maison, a rempli la place Saint-Pierre, a rempli l'Église et s'est répandu dans le monde entier. Ce qui est arrivé après sa mort a été, pour ceux qui croient, l'effet de ce « parfum » qui est parvenu à chacun, qu'il soit près ou loin, et qui l'a attiré vers un homme que Dieu avait progressivement configuré à son Christ... Que le Totus tuus du bien-aimé pontife nous incite à le suivre sur la route du don de nous-mêmes au Christ par l'intercession de Marie.
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