sophie208 Assidu

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 | Sujet: Jeudi 14 Avril 2011 : Textes de la messe de ce jour Jeu 14 Avr - 12:56 | |
| Jeudi 14 Avril 2011
Jeudi, 5ème Semaine de Carême Férie
1ère lecture : L'Alliance de Dieu avec Abraham Gn 17, 3-9 Lecture du livre de la Genèse
Abram tomba la face contre terre et Dieu lui parla ainsi : « Voici l'Alliance que je fais avec toi : tu deviendras le père d'un grand nombre de peuples. Au lieu d'être appelé Abram, comme jusqu'ici, ton nom sera désormais Abraham, car je fais de toi le père d'un grand nombre de peuples. Je te ferai porter des fruits à l'infini, de toi je ferai des peuples, et des rois sortiront de toi. J'instituerai mon Alliance entre moi et toi, et après toi avec ta descendance, de génération en génération ; ce sera une Alliance perpétuelle par laquelle je serai ton Dieu, et celui de ta descendance après toi. A toi et à ta descendance après toi je donnerai tout le pays de Canaan - ce pays où tu es venu en immigré - pour que tu en aies la possession perpétuelle, et je serai votre Dieu. Et toi, tu observeras mon Alliance, toi et ta descendance après toi, de génération en génération.»
Psaume : Le Seigneur s'est souvenu de son alliance. Ps 104
Cherchez le Seigneur et sa puissance, recherchez sans trêve sa face ; souvenez-vous des merveilles qu'il a faites, de ses prodiges, des jugements qu'il prononça.
Vous, la race d'Abraham son serviteur, les fils de Jacob, qu'il a choisis. Le Seigneur, c'est lui notre Dieu : ses jugements font loi pour l'univers.
Il s'est toujours souvenu de son alliance, parole édictée pour mille générations : promesse faite à Abraham, garantie par serment à Isaac.
Acclamation Tes paroles, Seigneur, sont l'esprit et la vie. Aujourd'hui, ne fermons pas notre cœur, mais écoutons la voix du Seigneur. Tes paroles, Seigneur, sont l'esprit et la vie. Evangile : Jésus et Abraham Jn 8, 51-59 Evangile de Jésus Christ selon saint Jean
Jésus disait aux Juifs : « Amen, amen, je vous le dis : si quelqu'un reste fidèle à ma parole, il ne verra jamais la mort. » Les Juifs lui dirent : « Nous voyons bien maintenant que tu es un possédé. Abraham est mort, les prophètes aussi, et toi, tu dis : 'Si quelqu'un reste fidèle à ma parole, jamais il ne connaîtra la mort.' Es-tu donc plus grand que notre père Abraham ? Il est mort, et les prophètes aussi. Qui donc prétends-tu être ? » Jésus répondit : « Si je me glorifie moi-même, ma gloire n'est rien ; c'est mon Père qui me glorifie, lui que vous appelez votre Dieu, alors que vous ne le connaissez pas. Mais moi, je le connais, et, si je dis que je ne le connais pas, je serai un menteur, comme vous. Mais je le connais, et je reste fidèle à sa parole. Abraham votre père a tressailli d'allégresse dans l'espoir de voir mon Jour. Il l'a vu, et il a été dans la joie. » Les Juifs lui dirent alors : « Toi qui n'as pas cinquante ans, tu as vu Abraham ! » Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : avant qu'Abraham ait existé, moi, JE SUIS. » Alors ils ramassèrent des pierres pour les lui jeter. Mais Jésus, en se cachant, sortit du Temple. Homélie
Quand Jésus se présente comme celui qui peut arracher à la mort — « si quelqu’un reste fidèle à ma parole, il ne verra jamais la mort » —, on lui lance qu’il ne peut pas être plus grand qu’Abraham qui pourtant est mort : « Es-tu donc plus grand que notre père Abraham ? Il est mort ». Abraham est utilisé comme un sujet de division. Jésus recadre pourtant le propos et situe le patriarche par rapport à la promesse que Dieu lui a faite et que lui, Jésus, est venu accomplir : « Abraham votre père a tressailli d’allégresse dans l’espoir de voir mon Jour ». Jésus se présente ainsi comme le nouvel Isaac, le fils de la promesse, celui par qui la bénédiction va rejoindre toutes les nations. Il dévoile que c’est lui qu’Abraham a vu, prophétiquement, au jour de la naissance de son fils. Enfin, Jésus affirme avec force sa divinité : « Amen, amen, je vous le dis : avant qu’Abraham ait existé, moi, JE SUIS ». C’est bien ce qu’il est et c’est bien ce que ses auditeurs comprennent puisqu’aussitôt après avoir entendu ces mots, ils cherchèrent à la faire mourir. Le drame est scellé. À ceux qui se montrent fidèle à sa parole, Jésus procure la vie éternelle qu’il tient de Dieu, mais les Juifs qui l’écoutent ne peuvent reconnaître que Dieu est le Père de Jésus, montrant par là qu’ils n’ont pas connu leur propre Dieu. « C’est mon Père qui me glorifie, dit Jésus, lui que vous appelez votre Dieu, alors que vous ne le connaissez pas ». Ils n’ont alors d’autre choix que celui de faire périr Jésus, parce qu’il apparaît blasphémateur à leurs yeux et parce qu’une vérité qui ne vient pas de Dieu périt avec celui qui l’apporte. Seigneur ouvre nos yeux, que nous voyions ta lumière ; ouvre nos oreilles, que nous accueillions ta parole et la mettions en pratique ; libère nous de l’emprise du péché et de la mort, que nous partagions avec toi la vie de ressuscité. Frère Dominique |
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