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 Mercredi 13 Avril 2011 : Textes de la messe de ce jour

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MessageSujet: Mercredi 13 Avril 2011 : Textes de la messe de ce jour   Mer 13 Avr - 14:27:07



Mercredi 13 Avril 2011

Mercredi, 5ème Semaine de Carême
Saint Martin Ier, pape, martyr


1ère lecture : Le vrai Dieu libère ses serviteurs de la fournaise
Dn 3,14-20.91-92.95
Lecture du livre de Daniel

Le roi Nabucodonosor parla ainsi dans sa colère : « Est-il vrai, Sidrac, Misac et Abdénago, que vous refusez de servir mes dieux et d'adorer la statue d'or que j'ai fait ériger ? Êtes-vous prêts, maintenant, à vous prosterner pour adorer la statue que j'ai dressée, quand vous entendrez le cor, la flûte, la cithare, la harpe, la lyre, la cornemuse et tous les autres instruments de musique ? Si vous n'adorez pas cette statue, vous serez immédiatement jetés dans la fournaise ; et quel est le dieu qui vous délivrera de ma main ? »
Sidrac, Misac et Abdénago dirent au roi Nabucodonosor : « Ce n'est pas à nous de te répondre. Si notre Dieu, que nous servons, peut nous délivrer, il nous délivrera de la fournaise et de ta main, ô roi. Et même s'il ne le fait pas, sois-en bien sûr, ô roi : nous ne servirons pas tes dieux, nous n'adorerons pas la statue d'or que tu as dressée. »
Alors Nabucodonosor fut rempli de fureur contre Sidrac, Misac et Abdénago, et son visage s'altéra. Il ordonna de chauffer la fournaise sept fois plus qu'à l'ordinaire.
Puis il ordonna aux plus vigoureux de ses soldats de ligoter Sidrac, Misac et Abdénago et de les jeter dans la fournaise.

Au milieu du feu, les trois jeunes gens bénissaient le Seigneur.
Le roi Nabucodonosor les entendit chanter. Stupéfait, il se leva précipitamment et dit à ses conseillers : « Nous avons bien jeté trois hommes, ligotés, au milieu du feu ? » Ils répondirent : « Assurément, ô roi. »
Il reprit : « Eh bien moi, je vois quatre hommes qui se promènent librement au milieu du feu, ils sont parfaitement indemnes, et le quatrième ressemble à un être divin. »
Et il s'écria : « Béni soit le Dieu de Sidrac, Misac et Abdénago, qui a envoyé son ange et délivré ses serviteurs ! Ils ont mis leur confiance en lui, et ils ont désobéi à l'ordre du roi, ils ont livré leur corps plutôt que de servir et d'adorer un autre dieu que leur Dieu. »


Psaume
Ps Dn 3, 52, 53, 54, 55, 56
Béni sois-tu, Seigneur, Dieu de nos pères :
R/ A toi, louange et gloire éternellement !

Béni soit le nom très saint de ta gloire :
R/ A toi, louange et gloire éternellement !

Béni sois-tu dans ton saint temple de gloire :
R/ A toi, louange et gloire éternellement !

Béni sois-tu sur le trône de ton règne :
R/ A toi, louange et gloire éternellement !

Béni sois-tu, toi qui sondes les abîmes :
R/ A toi, louange et gloire éternellement !

Toi qui sièges au-dessus des Kéroubim :
R/ A toi, louange et gloire éternellement !

Béni sois-tu au firmament, dans le ciel :
R/ A toi, louange et gloire éternellement !


Acclamation

Gloire à toi, Seigneur, Fils du Dieu vivant !
Tu nous as appelés à la liberté, pour que nous soyons vraiment libres.
Gloire à toi, Seigneur, Fils du Dieu vivant ! (cf. Ga 5, 1.13)




Evangile : La vraie liberté
Jn 8, 31-42
Evangile de Jésus Christ selon saint Jean

Jésus disait à ces Juifs qui maintenant croyaient en lui :
« Si vous demeurez fidèles à ma parole, vous êtes vraiment mes disciples ; alors vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libres. »
Ils lui répliquèrent : « Nous sommes les descendants d'Abraham, et nous n'avons jamais été les esclaves de personne. Comment peux-tu dire : 'Vous deviendrez libres' ? »
Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : tout homme qui commet le péché est esclave du péché.
L'esclave ne demeure pas pour toujours dans la maison ; le fils, lui, y demeure pour toujours.
Donc, si c'est le Fils qui vous rend libres, vous serez vraiment libres.
Je sais bien que vous êtes les descendants d'Abraham, et pourtant vous cherchez à me faire mourir, parce que ma parole n'a pas de prise sur vous.
Je dis ce que moi, j'ai vu auprès de mon Père, et vous, vous faites aussi ce que vous avez entendu chez votre père. »
Ils lui répliquèrent : « Notre père, c'est Abraham. » Jésus leur dit : « Si vous êtes les enfants d'Abraham, vous devriez agir comme Abraham.
Et en fait vous cherchez à me faire mourir, moi qui vous ai dit la vérité que j'ai entendue de Dieu. Abraham n'a pas agi ainsi.
Mais vous, vous agissez comme votre père. »
Ils lui dirent : « Nous ne sommes pas des enfants illégitimes ! Nous n'avons qu'un seul Père, qui est Dieu. »
Jésus leur dit : « Si Dieu était votre Père, vous m'aimeriez, car moi, c'est de Dieu que je suis sorti et que je viens. Je ne suis pas venu de moi-même ; c'est lui qui m'a envoyé. »


Homélie

Nous continuons notre progression dans le débat entre Jésus et les Juifs au cœur de la fête des tentes. Jésus s’adresse maintenant à ceux qui se sont fiés à lui (v. 31) Mais très vite cet auditoire ne se distinguera plus des ennemis déclarés de Jésus.
« Si vous demeurez fidèles à ma parole, vous êtes vraiment mes disciples ; alors vous connaîtrez la vérité et la vérité vous rendra libres. » Selon les prophètes, la pleine « connaissance » du Seigneur devait se révéler comme le don de l’âge à venir (Cf. Jr 31 ? 34 ; Is 54, 13). Jésus annonce au futur « vous connaîtrez » à condition de demeurer dans sa parole à lui (v. 31), parce que sa parole fait apparaître le sens déjà inclus dans la Parole divine adressée au peuple de la Promesse. Jésus se présente comme le prophète eschatologique du Dieu d’Israël : il révèle à quelle communion avec Dieu sont appelés les croyants. Si la parole de Jésus a cette faculté interprétative c’est parce qu’elle est elle-même parole de Dieu. L’invitation que Jésus adresse à demeurer dans sa parole est donc un appel à assimiler la parole de Dieu, à n’exister que par elle et à entrer à travers elle dans une connaissance de plus en plus profonde qui est communion avec l’objet connu, la « vérité », Dieu lui-même.
« Et la vérité vous rendra libre ». Ils lui répliquèrent : « Nous sommes les descendants d'Abraham, et nous n'avons jamais été les esclaves de personne. Comment peux-tu dire : 'Vous deviendrez libres' ? ». La réaction des juifs qui écoutent Jésus trahit une sensibilité à vif par rapport à la question de la liberté, eux qui sont sous le joug de l’empire romain. En vertu de l’élection, les Juifs ne reconnaissent en effet aucun autre maître que le Dieu unique. C’est le privilège de leur naissance : « Israël est-il né esclave, est-il né de la servitude ? » (Jr 2, 14). Et s’ils ont été libérés de la servitude d’Egypte, c’est pour se mettre au service du Seigneur en étant fidèles à la Loi de l’Alliance. Ils ne dépendent donc que de Dieu seul, ils ne sont les esclaves de personne.
Mais si une quelconque domination étrangère, comme celle de Rome par exemple, ne saurait compromettre cette liberté fondée sur la descendance d’Abraham, il est un autre esclavage qui la remet en cause, celui du péché. L’accoutumance au mal dont seul le Seigneur peut délivrer a d’ailleurs souvent été dénoncée par les prophètes et l’invocation du pardon du Seigneur pour les fautes commises a toujours rythmé la prière d’Israël, en particulier dans les Psaumes (Cf. Ps 50).

En niant qu’ils sont esclaves, les interlocuteurs de Jésus se considèrent exempts de tout péché. Mais qui pourrait prétendre être sans péché ? Ils ne sont donc pas dans la vérité et contrairement à ce qu’ils croient ils sont esclaves.
« Amen, amen, je vous le dis : tout homme qui commet le péché est esclave du péché. L’esclave ne demeure pas pour toujours dans la maison ; le fils, lui, y demeure pour toujours. Donc si c’est le Fils qui vous rend libres, vous serez vraiment libres ». Par le glissement de l’opposition esclave/libre à esclave/fils, Jésus révèle que le péché par excellence c’est de le refuser Lui, le Fils, le Verbe de Dieu, la Parole de vérité, qui seul est capable de nous libérer en faisant de nous des fils adoptifs en Lui le Fils unique.
Devant le refus de ses interlocuteurs, Jésus ne peut que constater : « Ma Parole n'a pas de prise sur vous », car vous ne voulez pas recevoir du Fils la vraie liberté, que lui seul peut vous donner. Or ce refus dramatique dévoile votre appartenance : « Si Dieu était votre Père, vous m'aimeriez, car moi, c'est de Dieu que je suis sorti et que je viens ». En « cherchant à me faire mourir », vous trahissez votre véritable père : le Prince de ce monde, dont les discours mensongers vous ont séduits.

Mettons plutôt à profit cette fin de carême pour demander à l'Esprit Saint de venir faire la vérité en nous en dévoilant nos complicités cachées avec le Tentateur, afin de pouvoir les exposer à Celui qui est la Parole de vérité et de miséricorde qui veut nous rendre libres.

« Dieu très bon, éclaire le cœur de tes fidèles qui se purifient dans la pénitence ; toi qui nous a donné le goût de te servir, ne reste pas sourd à notre prière (Cf. Collecte). Dans ta miséricorde, procure-nous la guérison : qu’elle arrache de nos cœurs jusqu’aux racines du mal et qu’elle nous protège et nous fortifie à jamais (Cf. Or. post com.). »

Frère Elie

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