Forum Religion Catholique

Forum convivial pour partager notre foi, nos prières, accueillir tous les Catholiques qui souhaitent découvrir ou redécouvrir notre belle Religion
 
AccueilPortailCalendrierFAQS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Dimanche 10 Avril 2011 : Textes de la messe de ce jour

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Dimanche 10 Avril 2011 : Textes de la messe de ce jour   Dim 10 Avr - 13:58:44


Dimanche 10 Avril 2011

5ème Dimanche de Carême



1ère lecture : Le peuple mort va revivre
Ez 37, 12-14
Lecture du livre d'Ézékiel

Ainsi parle le Seigneur Dieu : Je vais ouvrir vos tombeaux et je vous en ferai sortir, ô mon peuple, et je vous ramènerai sur la terre d'Israël.
Vous saurez que je suis le Seigneur, quand j'ouvrirai vos tombeaux et vous en ferai sortir, ô mon peuple !
Je mettrai en vous mon esprit, et vous vivrez ; je vous installerai sur votre terre, et vous saurez que je suis le Seigneur : je l'ai dit, et je le ferai.
- Parole du Seigneur.

Psaume : Auprès du Seigneur est la grâce, la pleine délivrance
Ps 129

Des profondeurs je crie vers toi, Seigneur,
Seigneur, écoute mon appel !
Que ton oreille se fasse attentive
au cri de ma prière !

Si tu retiens les fautes, Seigneur,
Seigneur, qui subsistera ?
Mais près de toi se trouve le pardon
pour que l'homme te craigne.

J'espère le Seigneur de toute mon âme ;
je l'espère, et j'attends sa parole.
Mon âme attend le Seigneur
plus qu'un veilleur ne guette l'aurore.

Oui, près du Seigneur, est l'amour ;
près de lui, abonde le rachat.
C'est lui qui rachètera Israël
de toutes ses fautes.

2ème lecture : Celui qui a ressuscité Jésus vous donnera la vie
Rm 8, 8-11
Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains


Frères,
sous l'emprise de la chair, on ne peut pas plaire à Dieu.
Or, vous, vous n'êtes pas sous l'emprise de la chair, mais sous l'emprise de l'Esprit, puisque l'Esprit de Dieu habite en vous. Celui qui n'a pas l'Esprit du Christ ne lui appartient pas.
Mais si le Christ est en vous, votre corps a beau être voué à la mort à cause du péché, l'Esprit est votre vie, parce que vous êtes devenus des justes.
Et si l'Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d'entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité Jésus d'entre les morts donnera aussi la vie à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous.


Acclamation

Gloire à toi, Seigneur, gloire à toi. Tu es la Résurrection, tu es la Vie, Seigneur Jésus ! Celui qui croit en toi ne mourra jamais. Gloire à toi, Seigneur, gloire à toi. (cf. Jn 11, 25-26)




Evangile : Mort et résurrection de Lazare
(Lecture brève : 11, 3-7.20-27.34-35) ( Jn 11, 1-45 )
Evangile de Jésus Christ selon saint Jean

Un homme était tombé malade. C"était Lazare, de Béthanie, le village de Marie et de sa soeur Marthe.
(Marie est celle qui versa du parfum sur le Seigneur et lui essuya les pieds avec ses cheveux. Lazare, le malade, était son frère.)
Donc, les deux soeurs envoyèrent dire à Jésus : « Seigneur, celui que tu aimes est malade. »
En apprenant cela, Jésus dit : « Cette maladie ne conduit pas à la mort, elle est pour la gloire de Dieu, afin que par elle le Fils de Dieu soit glorifié. »
Jésus aimait Marthe et sa soeur, ainsi que Lazare.
Quand il apprit que celui-ci était malade, il demeura pourtant deux jours à l'endroit où il se trouvait ; alors seulement il dit aux disciples : « Revenons en Judée. »
Les disciples lui dirent : « Rabbi, tout récemment, les Juifs cherchaient à te lapider, et tu retournes là-bas ? »
Jésus répondit : « Ne fait-il pas jour pendant douze heures ? Celui qui marche pendant le jour ne trébuche pas, parce qu'il voit la lumière de ce monde ; mais celui qui marche pendant la nuit trébuche, parce que la lumière n'est pas en lui. »
Après ces paroles, il ajouta : « Lazare, notre ami, s'est endormi ; mais je m'en vais le tirer de ce sommeil. »
Les disciples lui dirent alors : « Seigneur, s'il s'est endormi, il sera sauvé. »
Car ils pensaient que Jésus voulait parler du sommeil, tandis qu'il parlait de la mort.
Alors il leur dit clairement : « Lazare est mort, et je me réjouis de n'avoir pas été là, à cause de vous, pour que vous croyiez. Mais allons auprès de lui ! »
Thomas (dont le nom signifie : Jumeau) dit aux autres disciples : « Allons-y nous aussi, pour mourir avec lui ! »

Quand Jésus arriva, il trouva Lazare au tombeau depuis quatre jours déjà.
Comme Béthanie était tout près de Jérusalem - à une demi-heure de marche environ - beaucoup de Juifs étaient venus manifester leur sympathie à Marthe et à Marie, dans leur deuil.
Lorsque Marthe apprit l'arrivée de Jésus, elle partit à sa rencontre, tandis que Marie restait à la maison.
Marthe dit à Jésus : « Seigneur, si tu avais été là, mon frère ne serait pas mort. Mais je sais que, maintenant encore, Dieu t'accordera tout ce que tu lui demanderas. »
Jésus lui dit : « Ton frère ressuscitera. »
Marthe reprit : « Je sais qu'il ressuscitera au dernier jour, à la résurrection. »
Jésus lui dit : « Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s'il meurt, vivra ; et tout homme qui vit et qui croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela ? »
Elle répondit : « Oui, Seigneur, tu es le Messie, je le crois ; tu es le Fils de Dieu, celui qui vient dans le monde. »
Ayant dit cela, elle s'en alla appeler sa soeur Marie, et lui dit tout bas : « Le Maître est là, il t'appelle. »
Marie, dès qu'elle l'entendit, se leva aussitôt et partit rejoindre Jésus.
Il n'était pas encore entré dans le village ; il se trouvait toujours à l'endroit où Marthe l'avait rencontré.
Les Juifs qui étaient à la maison avec Marie, et lui manifestaient leur sympathie, quand ils la virent se lever et sortir si vite, la suivirent, pensant qu'elle allait au tombeau pour y pleurer.
Elle arriva à l'endroit où se trouvait Jésus ; dès qu'elle le vit, elle se jeta à ses pieds et lui dit : « Seigneur, si tu avais été là, mon frère ne serait pas mort. »
Quand il vit qu'elle pleurait, et que les Juifs venus avec elle pleuraient aussi, Jésus fut bouleversé d'une émotion profonde.
Il demanda : « Où l'avez-vous déposé ? » Ils lui répondirent : « Viens voir, Seigneur. »
Alors Jésus pleura.
Les Juifs se dirent : « Voyez comme il l'aimait ! »
Mais certains d'entre eux disaient : « Lui qui a ouvert les yeux de l'aveugle, ne pouvait-il pas empêcher Lazare de mourir ? »
Jésus, repris par l'émotion, arriva au tombeau. C'était une grotte fermée par une pierre.
Jésus dit : « Enlevez la pierre. » Marthe, la soeur du mort, lui dit : « Mais, Seigneur, il sent déjà ; voilà quatre jours qu'il est là. »
Alors Jésus dit à Marthe : « Ne te l'ai-je pas dit ? Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu. »
On enleva donc la pierre. Alors Jésus leva les yeux au ciel et dit :
« Père, je te rends grâce parce que tu m'as exaucé. Je savais bien, moi, que tu m'exauces toujours ; mais si j'ai parlé, c'est pour cette foule qui est autour de moi, afin qu'ils croient que tu m'as envoyé. »
Après cela, il cria d'une voix forte : « Lazare, viens dehors ! »
Et le mort sortit, les pieds et les mains attachés, le visage enveloppé d'un suaire. Jésus leur dit : « Déliez-le, et laissez-le aller. »

Les nombreux Juifs, qui étaient venus entourer Marie et avaient donc vu ce que faisait Jésus, crurent en lui.


Homélie

La résurrection de Lazare - et toute la liturgie de ce jour - se présente comme un face à face dramatique entre la Vie et la Mort, entre le Seigneur de la Vie, l’Envoyé du Père, Jésus-Christ, et le prince de la mort implicitement présent par ses œuvres : la maladie et le décès de Lazare, le complot contre Jésus.
Ce récit est d’ailleurs à la charnière entre les deux grandes sections du quatrième évangile : les dix premiers chapitres nous font découvrir les « signes » qui accréditent la messianité de Jésus et le posent par le fait même en rival du prince de ce monde ; les dix derniers nous introduisent dans l’affrontement entre la Lumière et les ténèbres conduisant à la victoire finale du Seigneur ressuscité. Le retour à la vie de Lazare est le septième et le dernier signe, le plus important, celui auquel saint Jean consacre le plus de versets et pour cause : il résume toute la première partie et annonce le déroulement et l’issue de la seconde.
D’emblée Jésus révèle l’enjeu de la maladie de son ami, qui dévoile aussi l’enjeu de sa passion : cette épreuve « ne conduit pas à la mort, elle est pour la gloire de Dieu, afin que par elle, le Fils de Dieu soit glorifié ». Certes Notre-Seigneur sait bien que la mort a fait son œuvre ; quelques instants plus tard il dira explicitement à ses Apôtres : « Lazare est mort ». Mais il sait que cette victoire n’est qu’apparente, éphémère, et que l’amour vivifiant du Père - sa « gloire » - aura le dernier mot.
Que le véritable enjeu du récit concerne la Passion du Seigneur apparaît clairement dans le dialogue avec les disciples qui veulent dissuader leur Maître de retourner en Judée, alors que les juifs cherchent à le lapider. La réponse de Jésus : « Lazare est mort, allons auprès de lui », annonce le chemin sur lequel il s’engage courageusement : c’est en descendant auprès de Lazare dans sa mort, que Notre-Seigneur pourra en triompher ; c’est en se rendant solidaire de notre humanité jusque dans cette ultime conséquence du péché, que le Christ nous sauve de la mort et nous donne part à sa vie.
Désormais plus aucun homme ne meurt seul. Au moment du grand passage, chacun d’entre nous peut dire avec Thomas : « Allons-y nous aussi, pour mourir avec lui », afin de vivre de sa vie. Si du moins nous mettons toute notre espérance en cette Parole qui constitue le cœur lumineux du récit : « Moi je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ; et tout homme qui vit et qui croit en moi ne mourra jamais ». Si nous mettons notre foi en Jésus, le Père « met dès à présent en nous son Esprit, et nous vivons » de sa vie (1ère lect.) ; sur nous la mort n’a plus aucun pouvoir : elle n’est plus qu’un passage de ce monde éphémère vers notre patrie définitive : « Je vous installerai sur votre terre, et vous saurez que je suis le Seigneur : je l’ai dit, et je le ferai - Parole du Seigneur » (Ibid.).
Le retour à la vie de Lazare, pour spectaculaire qu’il soit, n’est toujours qu’un « signe » confirmant la Parole de Jésus, ou plutôt accréditant son autorité. Car Lazare, tout comme la fille de Jaïre ou le fils de la veuve de Naïm, ont tous déposé une seconde fois la vie naturelle qui leur avait été rendue pour un temps seulement. Par contre, celui qui est « ressuscité d’entre les morts, ne meurt plus » (Rm 6, 9) car il vit de la vie même de Dieu, c'est-à-dire de son Esprit. Or « si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en vous par la foi, celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts donnera aussi la vie à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous » (2ème lect.).
Nous attendons donc bien plus qu’un simple retour à la vie naturelle. Certes nous mourrons, car « notre corps est voué à la mort à cause du péché » (Ibid.) ; mais « si le Christ est en nous » et que nous sommes en lui par une foi vivante, notre âme vivra de sa vie divine, participant ainsi à son immortalité.
On pourrait s’étonner que saint Jean écrive : « Et le mort sortit ». N’est-ce pas parce qu’il est revenu à la vie que Lazare peut sortir ? De qui donc parle l’évangéliste ? En fait ce verset s’adresse à nous qui recevons aujourd’hui ce message. Saint Jean nous annonce qu’au moment de fermer les yeux sur ce monde qui passe, lorsque notre âme se séparera de ce corps corruptible, nous entendrons la voix de Notre-Seigneur bien-aimé nous appeler auprès de lui. Comment dès lors un chrétien pourrait-il envisager une « réincarnation », alors que nous entrerons pleinement dans la vie divine que le Christ nous donnera en partage dans l’Esprit ? Bien plus : nous croyons que par le baptême « nous avons été mis au tombeau avec le Christ, afin que nous menions dès à présent une vie nouvelle, nous aussi, de même que le Christ, par la toute-puissance du Père, est ressuscité d’entre les morts » (Rm 6, 4).
Telle est la Bonne Nouvelle : les ténèbres mortelles n’ont plus aucune prise sur ceux qui se sont laissés illuminer par le Verbe Lumière qui donne la vie (cf. Jn 1, 4-5). Si l’évangéliste rapporte par deux fois la plainte que Marthe puis Marie formulent dans leur souffrance : « Seigneur, si tu avais été là, mon frère ne serait pas mort », n’est-ce pas pour souligner que désormais, ce cri de détresse n’a plus lieu d’être ? Jésus ressuscité est définitivement présent au cœur de nos vies comme de notre mort, pour y faire régner sa vie divine immortelle, une fois pour toutes (cf. He 10, 10).
Mais pour que l’appel du Seigneur nous rejoigne au fond de nos tombeaux, quelle pierre nous faut-il rouler ? Quelle incrédulité, quel doute nous faut-il repousser ? A quelle conversion nous faut-il consentir, pour cesser de résister à la grâce et laisser la Parole nous recréer dans notre filiation divine ?

« “Des profondeurs je crie vers toi, Seigneur ; Seigneur écoute mon appel” (Ps 129). Je le crois : “Tu es le Messie : tu es le Fils de Dieu, celui qui vient dans le monde”. Tu es dès à présent ma résurrection et ma vie. Mais augmente ma foi, afin que libéré de la peur de la mort, je vive ici-bas en citoyen du Royaume qui ne passera pas, de sorte que lorsque viendra le moment du grand passage, Dieu soit glorifié par ma mort comme par ma vie, et que je puisse entrer dans la gloire que tu prépares pour tes amis ».

Père Joseph-Marie

Revenir en haut Aller en bas
 
Dimanche 10 Avril 2011 : Textes de la messe de ce jour
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Vendredi 8 Avril 2011 : Textes de la messe de ce jour
» Lundi 11 Avril 2011 : Textes de la messe de ce jour
» Mardi 26 Avril 2011 : Textes de la messe de ce jour
» Samedi 2 Avril 2011 : Textes de la messe de ce jour
» Samedi 9 Avril 2011 : Textes de la messe de ce jour

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Forum Religion Catholique :: Lectures du jour :: Textes de la messe de ce jour-
Sauter vers: