sophie208 Assidu

Nombre de messages: 2934 Age: 43 Date d'inscription: 09/10/2008
 | Sujet: Saint François de Paule Ermite, Bienheureux François Coll Prêtre dominicain, commentaire du jour "Mon Dieu, prends pitié du pécheur que je suis" Sam 2 Avr - 12:12 | |
| SAINT FRANÇOIS de PAULE Fondateur de l'Ordre des Frères Minimes (1416-1508)

C'est dans la petite ville de Paule, en Calabre, que naquit le Saint qui poussa l'humilité jusqu'à vouloir être appelé le plus petit, le Minime, parmi les enfants de Jésus-Christ. François fut plus l'enfant de la grâce que de la nature, car il vint au monde contre toute espérance, et l'on aperçut pendant la nuit de sa naissance de vifs jets de lumière sur la toiture de la maison de ses parents, symbole du flambeau qui venait de paraître dans l'Église.
L'enfance de ce petit prédestiné fut tout extraordinaire. Les veilles et les abstinences lui furent inspirées du Ciel dès l'âge le plus tendre ; aussitôt après son lever, sa première pensée était de courir à l'église, où il passait la grande partie de ses journées, ne s'ennuyant jamais avec le bon Dieu, comme il disait dans son naïf langage.
Admirons la belle réponse qu'il fit un jour à sa mère, qui le pressait, par un temps froid, de couvrir sa tête en récitant son rosaire : "Maman, lui dit-il, si je parlais à une reine, vous me commanderiez de me tenir nu-tête ; mais la Sainte Vierge n'est-Elle pas plus que toutes les reines, puisqu'elle est la Mère de Dieu et la Souveraine de l'univers ?"
Quand il eut treize ans, ses parents le placèrent pour un an dans un couvent de Saint-François ; sa vertu et sa régularité y furent confirmées par des miracles. Un jour, le frère sacristain l'envoie chercher du feu pour l'encensoir ; il y court et, n'ayant pas d'instrument, remplit sa robe de charbons ardents, qu'il dépose avec les doigts un à un dans l'encensoir, sans avoir ni sur les doigts ni sur son vêtement la moindre trace de brûlure.
À quatorze ans, François se fit ermite et s'enfonça dans un rocher profond, au bord de la mer, résolu d'y vivre et d'y mourir oublié des hommes. Mais Dieu, qui le voulait fondateur d'un ordre religieux, lui envoya une foule de disciples, si bien qu'au bout de six ans il lui fallut bâtir un grand monastère où, nous dit un historien, François fit entrer plus de miracles que de pierres et de pièces de bois.
Il guérit tant de malades, qu'il faisait le désespoir des médecins ; il ressuscita plusieurs morts ; il traversa le bras de mer qui sépare la Calabre de la Sicile sur son manteau, avec deux de ses frères. Mais le plus grand des miracles, c'est sa sainteté elle-même. La nuit, pendant que ses frères dormaient, il priait encore. Il allait toujours nu-pieds, à travers les rochers, la neige et la boue ; le cilice était son vêtement, la terre son lit. À l'imitation de Notre-Seigneur, il passa des Carêmes entiers sans prendre de nourriture.
C'est un fait d'histoire que le roi Louis XI, instruit de sa puissance miraculeuse, le fit venir pour obtenir sa guérison d'une maladie mortelle. Le Saint lui obtint plus que la santé du corps, il le prépara à mourir en chrétien. François mourut en France, un vendredi, à 3 heures de l'après-midi.
Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

Bienheureux François Coll Prêtre dominicain (1812-1875)
François Coll et Guitart, fondateur des Dominicaines de l'Anunciata, est né à Gombren (Gérone) le 18 mai 1812, étant le dixième et dernier enfant d'un cardeur de laine.
Dans un premier moment de sa vie il se dédia à la formation des enfants en même temps qu'à sa propre formation de séminariste à Vic, où il était entré en 1823.
Par une claire inspiration de Dieu, il rentra dans l'Ordre des Prêcheurs à Gérone en 1830 où il y demeura jusqu'à la Profession Perpétuelle et où il reçut le diaconat, jusqu'à ce qu'en 1835, la claustration des religieux l'oblige à vivre en dehors du couvent. Mais jamais il ne renonça à sa Profession Dominicaine, au contraire il l'a vécue avec toujours plus d'intensité.
Avec le consentement de ses supérieurs, il reçoit le sacrement de l'Ordre avec le "titre de la pauvreté" en 1836 et il fut envoyé au ministère paroissial et ensuite à la prédication itinérante, comme cela correspondait à son charisme dominicain. Il a pratiqué durant quarante ans une intense prédication dans toute la Catalogne, à travers des missions populaires, soit en groupe, soit en solitaire où il contribua à la rénovation religieuse de la société. Sa prédication fut toujours fidèle à l'Évangile et surmontait largement les circonstances adverses avec grande Foi en la vie éternelle.
Nommé directeur de l'Ordre laïc dominicain en 1850, il eut en son pouvoir l'instrument juridique pour pouvoir remédier à un besoin de son époque et de sa région ; la formation chrétienne des jeunes dans les lieux les plus pauvres et délaissés et ainsi il posa les premières fondations de la Congrégation des Sœurs Dominicaines de l'Anunciata en 1856.
Malade depuis 1869 de divers coups durs : comme la cécité et la perte des facultés mentales. Il meurt à Vic (Barcelone) le 2 avril 1875 et là on vénère son corps à la maison Mère de la Congrégation.
Il fut béatifié solennellement par Jean -Paul II le 29 mai 1979.
DOMINICAINES DE L' ANUNCIATA
Commentaire du jour Saint André de Crète (660-740), moine et évêque Grand canon de la liturgie byzantine pour le Carême, 2ème ode (trad. Clément, DDB 1982, p. 119s rev.)
« Mon Dieu, prends pitié du pécheur que je suis »
Ciel, écoute ma voix. Écoute-moi, ô terre : Dieu me ramène à lui, je veux le célébrer.
Dans ta compassion, ô mon Dieu, jette sur moi les yeux de ton amour, reçois ma confession brûlante.
Plus que tous les hommes j'ai péché. J'ai péché contre toi seul, Seigneur. Pourtant prends-moi dans ta pitié, ô mon Sauveur, puisque c'est toi qui m'a créé...
J'ai souillé, ô mon Sauveur, ton image et ta ressemblance (Gn 1,26). Le vêtement de beauté que le Créateur lui-même m'avait tissé, je l'ai mis en lambeaux, et je suis nu. A sa place j'ai voulu mettre une défroque déchirée, œuvre du serpent qui m'a séduit (Gn 3,1-5)...
La beauté de l'arbre m'a fasciné, elle a trompé mon intelligence. Maintenant je suis nu et couvert de honte...
Le péché m'a revêtu de tuniques de peau (Gn 3,21) après m'avoir dépouillé de la robe tissée par Dieu lui-même...
Comme la prostituée, je te crie : « Contre toi seul, j'ai péché ». Reçois mes larmes, ô mon Sauveur, comme tu as accepté le parfum de la pécheresse (Lc 7,36s).
Pardonne-moi, comme le publicain je crie vers toi. Pardonne-moi, Sauveur, car, dans la descendance d'Adam, nul n'a péché comme moi.
Comme David je suis tombé (2S 11) et me suis recouvert de boue. Mais de même que David s'est lavé dans ses larmes, lave-moi, mon Sauveur.
Entends mon âme qui gémit, mon cœur qui languit, reçois mes larmes, ô mon Sauveur, et sauve-moi.
Tu aimes l'homme et tu veux que tous soient sauvés. Rappelle-moi dans ta bonté, dans ta bonté accueille-moi, je me repens.
Evangile au Quotidien Evangelizo.org 2001-2010
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