sophie208 Assidu

Nombre de messages: 2934 Age: 43 Date d'inscription: 09/10/2008
 | Sujet: Saint Patrick Evêque Apôtre de l'Irlande, commentaire du jour "Demandez, cherchez, frappez" Jeu 17 Mar - 12:07 | |
| SAINT PATRICK Evêque Apôtre de l'Irlande (385-461)

A 16 ans, Patrick, jeune gallois d'une famille chrétienne est enlevé par des pirates et vendu comme esclave en Irlande. Il y passe six ans puis s'enfuit et retrouve ses parents. Après un séjour en France où il est consacré évêque, il se sent appelé à revenir dans cette Irlande de sa servitude pour l'évangéliser. Il y débarque en 432 et multiplie prédications et conversions dans une population dont, par force, il connaît bien les coutumes et la langue. Au Rock de Cashel, lors d'un sermon demeuré célèbre, il montra une feuille de trèfle : voilà la figure de la Sainte Trinité. Les figures de triades étaient familières à la religion celtique : le trèfle deviendra le symbole de l'Irlande. On pense que la plupart des druides devinrent moines, adoptant la religion chrétienne présentée avec tant de finesse et de conviction.
Lorsque meurt Patrick, à Armagh, l'Irlande est chrétienne sans avoir compté un seul martyr et les monastères y sont très nombreux.
Commentaire du jour
Guillaume de Saint-Thierry (v. 1085-1148), moine bénédictin puis cistercien La Contemplation de Dieu, 5 (trad. Pain de Cîteaux n°23, p. 55 rev.)
« Demandez, cherchez, frappez »
Hâte-toi, Seigneur, ne tarde plus ; en effet, la grâce de ta sagesse a ses raccourcis, Seigneur : là où nul escalier d'argumentation ni de discussion de la raison ne peut donner accès –- je veux dire à la jouissance complète de ton amour –- là souvent se trouve porté tout à coup celui qui en a reçu la grâce, celui qui cherche assidûment, celui qui frappe assidûment. Mais, Seigneur, s'il m'arrive –- et c'est rare -– d'éprouver quelque chose de cette joie, je me mets à crier : « Maître, il nous est bon d'être ici ! Dressons donc trois tentes (Mt 17,4) : une pour la foi, une pour l'espérance, une autre pour l'amour ».
Ne saurais-je pas ce que je dis quand je m'écrie : « Seigneur, il nous est bon d'être ici ? » Car, soudain, je retombe à terre comme mort, je regarde tout autour et je ne vois plus rien. Je me retrouve là où j'étais auparavant, dans la douleur du cœur et dans l'affliction de l'esprit. « Jusques à quand, Seigneur, jusques à quand ? » (Ps 12,2) Combien de temps encore formerai-je des projets dans mon âme, de la douleur dans mon cœur, à longueur de journée ? Combien de temps ton Esprit ne pourra-t-il pas prolonger sa demeure dans l'homme qui est chair -– lui qui vient, qui va et qui souffle où il veut ? Pourtant quand le Seigneur ramènera Sion de sa captivité, alors viendra pour nous la consolation ; alors notre bouche se remplira de joie (Ps 125,1-2)... La vérité de ta consolation et la consolation de ta vérité répond au-dedans de moi : « Il y a l'amour du désir et il y a l'amour de la possession. L'amour du désir mérite parfois d'obtenir la vision, la vision la possession, la possession la perfection de l'amour ».
Evangile au Quotidien Evangelizo.org 2001-2010
|
|